Cheyenne さんのプロフィール`·.¸¸.·´´¯`··._.·Cheyenn...フォトブログリストその他 ツール ヘルプ

 

 

A la mi-novembre, la colonne de Custer se met en branle. Custer est fâché, car il partage le commandement du 7e avec le général Sully, qui faisait l'intérim durant son année de suspension par la court martiale. Mais obtient bien vite l'accord de Petit Phil Sheridan qui lui permet de diriger seul son armée. En plein blizzard, le 23 novembre 1868, Custer se lance sur les traces de son ennemi. Le 26, ses éclaireurs trouvent un camp près de la Washita River. Ils distinguent une cinquantaine de tipis éparpillés sur moins d'un kilomètre. Le terrain semble convenable pour une charge, et le vent qui souffle sur le sol enneigé rend la visibilité si précaire que Custer est assuré de la surprise de son attaque.

A l'aube, le 7e, qui s'est scindé quatre groupes, s'élance sur le village.

Les soldats du 7e, malgré une horrible nuit dans le froid (ils ne pouvaient faire de feu pour ne pas se faire repérer), lancent une charge furieuse contre le village. La résistance acharnée des guerriers auteurs des raids de la Solomon et Saline River est farouche. La bataille dure trois heures à certains endroits

Quand la fumée se dissipe sur le sol enneigé, le 7e de cavalerie compte ses pertes :  1 soldat a été tué sur le coup, 3 sont mortellement blessés et 19 soldats, partis à la suite du major Eliott, sont portés disparus. Custer lance des hommes à sa recherche, en vain. Le major a été trop loin en territoire ennemi et s'est fait tuer avec ses 18 hommes.

Custer apprend alors par l'une de ses captives que les alentours du village, jusque-là masqués par la brume, sont couverts de camps Cheyennes, Arapahos et Kiowas.  Le lieutenant Godfrey informe Custer que les dires de l'Indienne sont véridiques, et qu'un nombre important de guerriers Indiens arrivent dans leur direction. Assommé par cette nouvelle, Custer se réfugie dans les bois à côté du village et y fait déployer une ligne de feu.

Les guerriers hésitent, lancent de maigres offensives.

 

 

Pendant ce temps, Custer donne l'ordre à plusieurs de ses soldats de brûler le village (Sheridan demandait une guerre totale) et de tuer les 800 poneys indiens capturés. Ceux-ci, indomptables et principaux moyens de locomotion des indiens, étaient des victimes de premier plan lors des attaques de l'armée US. Sans chevaux, les Indiens se déplaçaient plus lentement et étaient dès lors plus facilement contrôlables.

Le groupe de reconnaissance revient, avec les caissons de munitions mais aucune nouvelle du major Eliott. Le capitaine Benteen, ami du major, demande l'envoi d'un autre groupe de recherche, mais Custer refuse,  car il doit désormais penser à sauver sa troupe. Il démontre alors son génie militaire en faisant mine de lancer une offensive vers les villages Arapahos, ce qui terrifie les guerriers qui font immédiatement retraite vers leurs camps respectifs. C'est alors que Custer, à la faveur de la nuit, fait volte-face et, par une pénible marche forcée, réussit  à sortir du guêpier.

La bataille de la Washita est alors terminée.

 

«Le combat de la Washita n’était pas un massacre. Les Cheyennes de Black Kettle n’étaient pas des innocents désarmés qui ne se considéraient pas en guerre. […] Les soldats n’avaient pas pour ordres de tuer tout le monde, Custer arrêtant personnellement des soldats qui visaient des civils. Les troupes firent 53 prisonniers.»

7月28日

Légende Iroquoise:le pays des hommes

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Dagot'ee (bonjour en apache)

 

 

 

Le pays des hommes

Iroquois, Seneca

Trois Indiens vivaient en une lointaine contrée.

En ce lieu désolé, entre la lune et le soleil, il n'y avait rien, sinon de gros nuages. Un soir, les trois amis s'installèrent autour d'un feu afin de discuter d'un grave problème. Le plus grand des trois se nommait Ka-na-ga. Il déclara :

- Nous ne pouvons plus vivre en une telle contrée. Ici, il n'y a pas d'arbres, pas de rivières, pas de gibier.

- Tu as raison, dit le plus petit des trois Indiens. Ce pays est réellement trop inhospitalier, le soleil nous grille la face pendant que la lune nous gèle le dos.

- Et puis, ajouta le moyen, à marcher sur ces doux nuages, nos pieds se ramollissent. Bientôt, nous ne pourrons plus courir et nous ne vaudrons plus rien.

- Nous devons partir d'ici ! décida Ka-na-ga. Suivez-moi, il doit bien y avoir un endroit plus agréable dans le vaste monde.

Les trois compères furent vite d'accord. Le plus petit éteignit le feu avec des gouttes de rosée et le moyen dispersa les cendres à l'aide d'un cil de la lune.
Mais au moment de partir, le petit objecta :

- Tout cela est bien beau, comment allons-nous voyager ? Nous ne possédons ni chien, ni traîneau. Nous n'avons même pas de raquettes à nous mettre aux pieds pour nous déplacer sur la neige poudreuse de ces nuages.Une tortue passa

- J'ai une idée! clama Ka-na-ga .Et il interpella l'animal :

- Dis-moi, grosse tortue, toi qui ne cesses d'aller d'un bout de l'univers à l'autre, sais-tu s'il existe une contrée moins désertique que celle-ci ?

La tortue réfléchit toute une saison et dit :

- Il y a un millier de lunes, j'ai parcouru un pays habité par des hommes. Il se trouve là-bas, vers l'ouest. Cependant, je ne vous conseille pas d'y aller car c'est un endroit très dangereux.

- Crois-tu que nous ayons peur ? répliqua Ka-na-ga. Nous allons grimper sur ton dos et tu vas nous y mener. La tortue émit un si gros rire que le ciel trembla.

- Etes-vous fous ? Cela est impossible ! C'est très loin, et je marche si lentement que vous seriez morts à moitié chemin.

Et la tortue s'éloigna de son pas tranquille.

Un renard sortit d'entre deux lambeaux de brume.

- Ohé, renard ! appela Ka-na-ga. N'es-tu pas réputé pour courir très vite ?

- Si fait, répondit l'animal avec orgueil. Nul n'est plus rapide que moi à la course.

- Tant mieux. Nous allons utiliser tes compétences, dit Ka-na-ga. Tu vas nous conduire où vivent d'autres hommes. Et n'hésite pas à filer comme l'éclair, nous nous cramponnerons à ta fourrure.

Le renard réfléchit à cette proposition le temps d'une saison. Puis il partit d'un rire si grinçant que deux nuages se fendirent et tombèrent en morceaux.

- Vous ne pourriez tenir dans cette position pendant tout le voyage. Ne savez-vous pas que je perds mes poils chaque automne ? Au moment de ma mue vous tomberiez dans le vide.

Et le renard détala en se cachant derrière sa queue.

Un aigle planait dans le ciel en chantant une berceuse. Ka-na-ga hurla dans sa direction :

- Ecoute-moi un instant, frère aigle. Viens un peu ici, nous avons à te parler.

Dans un énorme bruissement d'ailes, l'aigle se posa devant les Indiens. Une si forte tempête s'éleva que les trois amis durent nouer leurs bras autour des pattes de l'oiseau pour ne pas s'envoler.

- Ne fais pas tant de vent, gentil aigle, recommanda Ka-na-ga. Dis-nous plutôt si tu acceptes de nous transporter au pays où habitent d'autres hommes.

L'oiseau tourna cette idée dans sa tête durant tout un hiver et l'été qui suivit. Puis, il déclara :

- À mon avis, vous êtes bien mieux ici. Toutefois, si vous désirez prendre le risque de pénétrer en ce pays, je peux vous y mener. Agrippez-vous aux plumes de mon cou car mon vol est si puissant que vous pourriez glisser de mes ailes. L'aigle s'éleva dans les airs et, plus rapidement qu'une flèche, fila vers l'ouest.


Un vent glacial sifflait aux oreilles des trois Braves. Tout ce que l'oiseau survolait se changeait aussitôt en glace, car l'aigle était en réalité le père de toutes les bourrasques. Le voyage dura plus de siècles qu'il n'y a de doigts sur deux mains. Lorsque la lune et le soleil ne furent plus que de petites boules, pas plus grosses que les yeux de la taupe, une grande étendue verdoyante apparut sous la poitrine de l'oiseau. C'était un endroit magnifique. Il y avait des arbres, des rivières et du gibier en abondance. Il y avait aussi des hommes ! Mais au lieu de s'abriter du soleil sous les arbres, de se baigner dans les rivières et de chasser pour manger, ils se disputaient, se battaient et s'entretuaient.

- Je vous l'avais bien dit ! remarqua l'aigle. Rien n'est plus risqué que de côtoyer ces hommes.

Les Braves furent dépités de voir un si bel endroit aussi peu apprécié par des êtres qui n'en avaient pas conscience. L'oiseau battit des ailes afin de freiner son élan et se posa sur le sommet d'une montagne. Instantanément, il neigea et le pic se couvrit de glace. L'aigle dit en riant :

- Cette montagne aura maintenant ses neiges éternelles. Elle est d'ailleurs bien plus belle avec des cheveux blancs. Les Indiens furent de cet avis.
Ka-na-ga repéra une belette blottie au fond de son trou.

- Holà, soeur belette ! Pourquoi te caches-tu ainsi ? Aurais-tu peur de nous ?

- C'est vrai, j'ai peur, admit la belette. Les hommes sont si mauvais que je dois vivre continuellement au fond d'un terrier. Les trois Braves caressèrent le petit animal pour lui montrer leurs bonnes intentions et l'apprivoiser. Lorsque la belette fut totalement rassurée, Ka-na-ga l'interrogea :

- Toi, belette, qui passes ton temps à observer les hommes de ton trou, dis-nous pourquoi ils sont aussi méchants.

- Ce n'est pas leur faute, répondit-elle. Jusqu'ici, personne n'a jamais pris la peine de leur expliquer ce qu'est le bien et le mal. Ils ne possèdent aucune légende à laquelle se référer afin d'apprendre à vivre en communauté.

- Eh bien, je vais inventer des légendes pour ces hommes décréta Ka-na-ga.


Il saisit un rayon de soleil, en fit un cercle et le suspendit à son cou à l'aide d'un lacet de cuir. Enfin, il dit :

- Maintenant, tout ce qui aura la forme d'un cercle sera magique et sacré. Il me suffira de toucher du doigt cette puissante médecine qui pend sur ma poitrine pour que je prenne n'importe quelle apparence et que je puisse me transporter en n'importe quel endroit. J'en aurai besoin, car il me faudra parcourir bien du chemin et changer de corps très souvent.

Puis il se tourna vers le petit :

- Toi, tu te peindras en rouge, tu seras un bon génie. Et vers le moyen :

- Toi, tu te peindras en noir, tu seras un mauvais génie. Chacun de vous deux exercera ses pouvoirs, car je crois qu'il faut laisser aux hommes la liberté de choisir entre le mal et le bien. Cette faculté s'appellera la « conscience » !

Et Ka-na-ga toucha de son cercle de lumière le bec de l'oiseau :

- Toi, l'aigle, tu survoleras constamment cette terre et enseigneras aux hommes de sages règles de conduite. Tu seras l'image vivante du Grand-Esprit !

Chacun partit dans une direction différente. Et c'est ainsi que Ka-na-ga parcourut le monde en inventant les légendes dont les êtres humains avaient besoin.

 

 

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10月8日

Langue autocthone du Québec(suite)

Les préfixes pronominaux

En mohawk, le verbe renferme toujours un pronom faisant référence aux principaux actants, soit ses agents ou ses patients (ou les deux à la fois). Dans le verbe « je fume » (ci-dessus), le pronom « je » est représenté par le préfixe k-. Le système pronominal mohawk est particulièrement riche. Comme dans bien d'autres langues, il y a des formes différentes pour la première personne (« je »), la deuxième (« tu »), le masculin (« il »), le féminin (« elle ») et le neutre (« il ») de la troisième personne.

keráthens je grimpe raráthens il grimpe
seráthens tu grimpes ieráthens elle grimpe
karáthens il (neutre) grimpe


Pour désigner des personnes sans en préciser le sexe, le mohawk utilise le féminin indéfini, c'est-à-dire « elle-on ». Le ka- désigne non seulement les animaux ou les objets mais parfois aussi — dans des circonstances particulières — les femmes.

Le nombre s'exprime par l'opposition entre le singulier (qui désigne une seule personne), le duel (qui désigne deux personnes) et le pluriel (trois ou plus de trois personnes).

 
raráthens il grimpe
niráthens tous deux (hommes) grimpent
ratiráthens tous (les hommes) grimpent


Le locuteur, lorsqu'il parle d'un groupe dans lequel il s'inclut, précise si l'auditeur est lui aussi inclus.

 

teniráthens nous grimpons tous deux (toi et moi) (inclusif)
tewaráthens nous grimpons tous (vous tous et moi)
iakeniráthens nous grimpons tous deux (lui/elle et moi) (exclusif)
iakwaráthen nous grimpons tous (eux et moi)


Le système pronominal permet d'autres distinctions encore. La liste ci-dessous illustre deux façons différentes dont le même pronom — il — peut s'exprimer, soit par le préfixe ra (verbes de la colonne de gauche), soit par le préfixe ro (colonne de droite).

ratekhwákwas il mord rohterón:ni il craint
ra'nikòn:rara' il est prudent ro'nikónhrhens il oublie
rarákwas il choisit rotshenón:ni il est heureux
ratíta's il monte à bord roiéshon il rit


Dans les verbes de la colonne de gauche, le préfixe renvoie à l'agent : l'actant qui a la maîtrise d'une action volontaire. Dans la colonne de droite, le préfixe renvoie au patient involontaire. La distinction entre les deux est particulièrement nette dans les exemples qui suivent.

raié:nas il tient roié:nas il est épileptique
ratshénries il trouve roié:was il ne peut trouver


Lorsque l'action met en cause à la fois un agent et un patient (être humain), tous deux sont représentés ensemble par un préfixe pronominal transitif.

shakohrewáhtha' il la punit
konwatihrewáhtha' il les (féminin) punit


Le pronom réfléchi s'emploie lorsque l'agent et le patient se confondent en une même personne.

ratathrewáhtha' il se punit


Comme on peut l'imaginer, l'ensemble des préfixes pronominaux — système qui distingue trois personnes, trois genres, trois nombres et deux cas — compte un nombre imposant d'éléments : plus de 60 en tout.

 

 

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Autres préfixes verbaux

Le verbe en mohawk peut contenir d'autres préfixes aux fonctions des plus diverses : certains, par exemple, servent à indiquer si l'action est orientée vers le locuteur ou dans le sens opposé.

satá:wen nage !
tasatá:wen nage vers ici !
ia'satá:wen éloigne-toi d'ici ! (à la nage)


Un autre marque la répétition de l'action ou le retour à un état antérieur.

sasatá:wen retourne ! (à la nage)


Un autre suffixe renforce le sens du mot qui exprime l'action.

nikatá:wens je nageais de toutes mes forces


Un autre encore, utilisé conjointement avec une particule, marque la négation.

iah thakatáwe

 

je ne nagerai pas

 

 

 



Les suffixes verbaux

Les préfixes ne représentent qu'une partie des éléments qui confèrent au verbe sa complexité. Une large gamme de suffixes peuvent aussi être accolés aux racines verbales. Mentionnons, entre autres, le suffixe réversif, qui, lorsqu'il est placé après la racine du verbe, forme un dérivé exprimant le sens contraire.

satíta' entre !
satitáhko sors !


D'autres expriment le causatif.

iotékha' il brûle
enkatéka'te' je le ferai brûler, j'allumerai un feu


Le suffixe instrumental permet de préciser le moyen par lequel s'accomplit le procès.

ieksóhares elle lave la vaisselle
ieksóhare'táhkhwa' elle lave la vaisselle avec cela


Le suffixe bénéfactif indique que l'action est exercée au profit d'une autre personne.

enkà:iako' je cueillerai des baies
enkonhiákwahse' je cueillerai des baies pour toi


Le suffixe distributif indique que l'activité est exercée à divers endroits ou à divers moments, ou qu'elle est orientée vers divers objets, etc.

kahiawenhá:tons je cueille des baies çà et là


Ce ne sont là que quelques exemples des préfixes et suffixes verbaux qui existent en mohawk. Le verbe peut d'ailleurs acquérir un caractère complexe par un autre moyen.

 



L'incorporation d'un nom dans un verbe

Un radical nominal peut être accolé à la racine d'un verbe. Dans l'exemple qui suit, le verbe renferme le radical nominal -ahi- « fruit ».

kahiákwas je cueille des baies


Le radical nominal a normalement pour effet de restreindre le sens du verbe en précisant le genre de patient auquel il s'applique.

Il arrive — cela est d'ailleurs courant — qu'un même verbe renferme à la fois plusieurs préfixes et suffixes et qu'en outre un nom y soit incorporé.

iah th-a-etsi-te-w-ate-wistohsera-'tarih-à:t-ha-k-e'
non

NE PAS-OPTATIF-RÉPÉTITIF-NOUS-TOUS-PROPRE-beurre-chaud-CAUSATIF-HABITUEL-CONTINU-PONCTUEL

nous ne continuerons plus à faire chauffer notre beurre

 

 

 

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En mohawk, un seul mot suffit souvent pour exprimer ce qui, en français, correspondrait à une phrase complète. On peut se demander si un énoncé tel celui que nous venons de citer constitue effectivement (sans la particule iah) un seul mot. Divers facteurs permettent de conclure que l'on est en présence d'un mot unique.

Premièrement, le locuteur sait reconnaître le mot unique, le cas échéant. Deuxièmement, aucun des éléments constitutifs d'un mot — racine, préfixe ou suffixe — ne serait reconnaissable isolément. Troisièmement, aucun mot, en mohawk, ne renferme plus d'une syllabe accentuée. (Certaines particules ne sont pas accentuées.) Fait à noter, le long énoncé cité ci-dessus ne comporte qu'une seule syllabe accentuée, à:t.

 

 



La fonction du verbe

Le lecteur comprendra pourquoi les verbes sont beaucoup plus fréquents en mohawk que dans bien d'autres langues. La majorité des énoncés sont constitués principalement de verbes, parmi lesquels s'intercalent des particules et quelques noms. Cela s'explique en partie, bien sûr, par le fait que le verbe renferme déjà une bonne partie de l'information qui, dans d'autres langues, serait transmise au moyen de noms, d'adjectifs ou d'adverbes distincts. Mais cela est aussi attribuable au fait qu'en mohawk, le verbe remplit des fonctions syntaxiques très variées.

En mohawk, comme dans la majorité des langues, le verbe peut jouer le rôle de prédicat. Le mohawk a cependant pour particularité d'utiliser aussi le verbe pour nommer les personnes et les objets, lui attribuant ainsi un rôle que d'autres langues réservent au nom.

ienontarotsenhtáhkhwa' on l'utilise pour servir la soupe (louche)


Grâce à la riche structure de ses verbes, le mohawk a pu créer des mots nouveaux au fur et à mesure que le besoin s'en est fait sentir. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de donner un nom aux divers outils apportés par les Européens, le locuteur du mohawk n'a pas eu à recourir à l'emprunt.

En résumé, étant donné qu'il renferme des pronoms, le verbe, en mohawk, peut constituer à lui seul une phrase complète. Chacun des verbes cités dans la partie précédente de cet exposé pourrait former une phrase tout à fait grammaticale.

 

 



La chaîne parlée en mohawk

La façon dont les éléments d'information sont rassemblés pour former l'énoncé, en mohawk, est tout à fait différente de ce qu'elle est, par exemple, en français. Porteur d'une plus grande quantité d'information en mohawk, le verbe y est par conséquent plus fréquent qu'en français. L'effet de ce mode d'organisation du message est bien illustré dans le bref passage qui suit, extrait de la première page d'un conte dont l'auteur est Rita Phillips, de Kahnawake.

Wahón:nise' ia:ken',  
il-y-a-longtemps OUÏ.DIRE

On dit qu'il y a longtemps,

 

atsà:kta ákta tkanonhsó:tahkwe'  
rivière-près près LÀ-IL(NEUTRE)-maison-se trouver-HABITUEL-PASSÉ

dans une maison qui se trouvait près de la rivière,

 

é tho rati'terón:tahkwe' iatathróna'  
EUX TOUS-vivre-HABITUEL-PASSÉ ILS-DEUX-SE mariés.sont

vivaient un couple.

 

tanon ne ronwatiio'okòn:'a tánon akokstén:ha.  
et le ILS/EUX-enfant-PLUR. et ELLE-vieux.est

leurs enfants, et une vieille femme.

 

Ó:nen iá:ken kí:ken sewahsón:ta  
or OUÏ.DIRE ceci UN-IL(NEUTRE)-soir est

Un soir,

 

iahniiá:ken'ne'

ne

iatathróna',  
AU LOIN-PASSÉ-ILS-DEUX-

le

ILS-DEUX-SE
sortir-PONCTUEL mariés.sont

le couple est allé

 

wahiaterennaiénhna'  
PASSÉ-ILS-DEUX-SE-prière-poser-ALLER-PONCTUEL

à l'église.

 

Akokstén:ha wa'ontenónhnha'  
ELLE-vieux.est PASSÉ-ELLE-SE-veiller-PONCTUEL

La vieille femme est restée pour prendre soin des enfants  

 



Si bref soit-il, ce passage illustre plusieurs différences entre la façon dont le mohawk, comparativement aux langues européennes, présente l'information. On notera, à la première ligne de chaque paragraphe, l'emploi de la particule ia:ken « on dit ». C'est le moyen par lequel le locuteur fait, systématiquement, la distinction entre l'information qu'il a acquise par sa propre expérience et celle que d'autres lui ont transmise.

La profusion des verbes — caractéristique du mohawk — est évidente même au début du récit. Une bonne partie de l'information qui, en français, serait exprimée par des noms, est transmise, en mohawk, par des verbes. Il est rare que le locuteur du mohawk parle tout simplement d'une maison sans préciser qu'elle se dresse. Pour désigner un couple, il utilise l'expression verbale « mariés l'un à l'autre », et pour désigner la vieille femme, il emploie le verbe « être vieux ». Plutôt que de dire que le couple est allé à l'église, le locuteur dit qu'il est allé prier.

Il convient aussi de noter l'ordre des mots dans la phrase. À la ligne (6), le prédicat « est sorti » précède le sujet, « le couple ». À la ligne (8), en revanche, le sujet « la vieille femme » précède le prédicat « a veillé ». De prime abord, l'ordre des mots en mohawk peut sembler plutôt variable. Alors que, dans bon nombre de langues européennes, les mots sont placés principalement selon leur fonction syntaxique — sujet, prédicat, objet direct, etc. —, il en est autrement en mohawk où, du fait que les rapports grammaticaux sont déjà représentés par des éléments pronominaux placés à l'intérieur du verbe, l'ordre des mots peut servir à d'autres fins, à caractère stylistique. En effet, l'ordre dans lequel les mots apparaissent dans l'énoncé, en mohawk, dépend de leur importance. Les mots porteurs des informations revêtant le plus d'intérêt sont placés au début de la proposition; suivent les mots transmettant des informations à caractère plus prévisible, ou d'une importance moindre. Dans l'exemple, on constate qu'à la ligne (6) l'information la plus importante concerne le départ, tandis qu'à la ligne (8) l'auteur fait voir le contraste entre la vieille femme, qui est restée à la maison, et le couple, qui est sorti.

 

 

 

 

Conclusion

Le mohawk se différencie à bien des égards des langues européennes les mieux connues. Il réalise en effet bien des distinctions que n'admettent pas ces autres langues. Ainsi, le locuteur du mohawk précisera souvent la source de son information; il indiquera la direction d'un mouvement, le degré d'efficience ou de volition que comporte une action; il opposera la dualité à la pluralité, et ainsi de suite. Le mohawk possède une façon particulière de rassembler les éléments d'information pour constituer des mots, d'agencer les mots pour former des phrases.

À la richesse de ses moyens d'expression — richesse attribuable à sa structure polysynthétique, et qui favorise une activité langagière créatrice —, le mohawk allie un vaste éventail de techniques stylistiques. Les locuteurs du mohawk sont depuis longtemps reconnus pour leur éloquence, qualité qui ne manqua d'ailleurs pas d'impressionner les premiers Européens venus en Amérique — à preuve les observations que ceux-ci prirent soin de consigner. Cette tradition est toujours vivante chez les Mohawks, leur virtuosité linguistique se manifestant dans une multitude de contextes, depuis le discours cérémoniel jusqu'à la réplique bien envoyée, en passant par le récit et l'anecdote racontés avec art.




11:1

La langue Mohawk

Les langues autochtones du Québec 
 

Le mohawk

 

 

Le mohawk est parlé encore aujourd'hui par trois importantes communautés québécoises — celles de Kahnawake, de Kanesatake et d'Akwesasne — ainsi que par quelques communautés établies en Ontario et dans l'État de New York. Le mohawk appartient à la famille iroquoienne. Les premiers Nord-Américains que les explorateurs européens aient rencontrés étaient fort probablement du groupe iroquoien, tels ces pêcheurs qui se trouvaient dans la baie de Gaspé lorsque Jacques Cartier et ses hommes y débarquèrent : des « Laurentiens » — selon l'appellation moderne — venus de la région où se situe aujourd'hui la ville de Québec. (Le nom « Canada » est d'origine iroquoienne; le mot kaná:ta', dont il est dérivé, subsiste d'ailleurs en mohawk moderne, et il signifie « colonie » ou « ville ».) Lorsque Champlain visita la région à son tour, en 1603, les Laurentiens avaient déjà disparu, sans laisser de trace. Certains peuples iroquoiens apparentés aux Laurentiens — les Mohawks, les Oneidas, les Onondagas, les Cayugas, les Sénécas, les Tuscaroras et les Cherokees — parlent encore la langue de leurs ancêtres; le huron — tout comme le wyandot, qui en est issu — était encore parlé au début de notre siècle.

Comparé aux langues européennes familières, le mohawk possède un petit côté exotique. Comme les langues indigènes au Québec, il est du type polysynthétique. Les langues de cette catégorie se caractérisent par la riche structure interne de leurs mots, cette particularité ayant un effet déterminant sur la façon dont les idées y sont exprimées.

 

 

Les sons du mohawk

Doté d'un système phonologique ramassé, le mohawk moderne s'écrit à l'aide de douze lettres : t, k, s, n, r, w, ', h, i, e, a et o (le ' représentant le coup de glotte), auxquelles s'ajoutent trois symboles — ´, ` et : — qui servent à indiquer l'accentuation et la durée des voyelles. Contrairement à la majorité des langues parlées dans le monde, le mohawk ne comporte aucune labiale, comme p ou b, sauf dans certains mots d'emprunt ou les sobriquets.

La majorité des lettres ont à peu près la même prononciation qu'en français, quoique le son de certaines puisse varier sous l'influence des sons voisins. Le mohawk a deux voyelles nasalisées, représentées par les séquences en et on.

Le mohawk est une langue tonale. Cela signifie que la hauteur d'une des syllabes d'un mot peut entraîner un changement de sens. En mohawk, chaque mot comporte une syllabe plus intense que les autres, cette syllabe étant prononcée sur un ton haut ou montant (indiqué par le symbole ´), ou descendant (indiqué par le symbole ` ) : owí:ra' « jeune (d'un animal) » et owì:ra' « cicatrice ».

Le deux-points indique la durée de la voyelle. La voyelle longue a deux fois la durée de la voyelle ordinaire. Le sens d'un mot peut varier suivant que l'une de ses voyelles est longue ou brève : iawékon « c'est délicieux » et iawé:kon « elle a mangé ».

 

 

Les différentes communautés mohawks se distinguent entre elles par leur prononciation de certains sons. Sans être importantes au point de gêner la compréhension, ces différences permettent de reconnaître l'origine du locuteur. Par exemple, là où les locuteurs qui sont originaires de Kahnawake et de Kanesatake utilisent le r, ceux de Akwesasne emploient le l: rató:rats (tel qu'il est prononcé à Kahnawake et à Kanesatake) et lató:lats (tel qu'il est prononcé à Akwesasne) « il chasse ». Autre exemple : partout où les locuteurs des régions de Kahnawake et Kanesatake utilisent ti (prononcé dj) devant une voyelle, ceux de Akwesasne emploient ki : cf. Kahnawake/Kanesatake tiohtià:ke, Akwesasne kiohkià:ke « Montréal ».

Le lexique mohawk

C'est sans doute par sa façon de former et d'utiliser les mots que le mohawk se distingue le plus des langues européennes les mieux connues. Le mohawk compte trois parties du discours : la particule, le nom et le verbe.

La particule

La particule est dépourvue de toute structure interne. Polyvalente, elle peut remplir la fonction de numéral, de démonstratif, d'expression adverbiale, de conjonction, d'interjection, etc. Voici quelques exemples des rôles que joue la particule :

oh quoi a:re' encore
kén ici kwah juste
se' seulement tsi cela
ia:ken on dit tanon et
ne le kati' ainsi
ki: ce iah

non

 

 



Le nom

Le vrai nom, en mohawk, comprend presque toujours plusieurs éléments. Comme en français, le nom sert à nommer les personnes, les objets, etc. Il comporte normalement un préfixe marquant le genre de la personne ou de l'objet qu'il désigne.

 

ra-ksà:'a e-ksà:'a ka-nákta'
MASCULIN-enfant FÉMININ-enfant NEUTRE-lit
« garçon » « fille » « lit, campement »


Lorsque le nom désigne une ou plusieurs personnes, il renferme un préfixe marquant le nombre.

ra-ksà:'a ni-ksà:'a rati-ksa'okòn:'a
MASC.SING.-enfant MASC.DUEL-enfants MASC.PLUR.-enfants
« garçon » « (2) garçons » « (3 ou plus de 3) garçons »


Le préfixe marque le possesseur de l'objet.

kanákta' lit
akenákta' mon lit
sanákta' ton lit
raonákta' son lit (possesseur du sexe masculin)
akonákta' son lit (possesseur du sexe féminin)

  

 

Les rapports qu'exprime, en français, le pronom possessif ne sont cependant pas tous représentés d'une seule façon en mohawk. Les préfixes que l'on retrouve dans les exemples précités expriment la possession dite « aliénable », c'est-à-dire celle des objets — tels les lits — qui s'acquièrent, se donnent, s'achètent, se vendent, etc. Le rapport entre l'être humain et les parties de son corps — possession dite « inaliénable » — s'exprime au moyen d'un groupe de pronoms différents.

 

onéntsha' bras
kenentshà:ke (sur) mon bras
senentshà:ke (sur) ton bras
ranentshà:ke (sur) son bras (possesseur du sexe masculin)
ienentshà:ke

(sur) son bras (possesseur du sexe féminin)

 


 

Les liens de parenté s'expriment d'une troisième façon, à l'aide de mots qui ressemblent étroitement à des verbes: rakhsótha « il est le père à moi », mon père.

L'éventail des suffixes apposables au nom, en mohawk, est fort varié. Bon nombre de ces suffixes correspondraient à des mots autonomes en français. Ainsi, il est possible d'accoler à un nom un élément qui lui ajoute le sens d'« originel » (« archétype » ou « authentique »). (Puisque la place de l'accent d'intensité se détermine en partie en comptant le nombre de syllabes que le mot contient — en commençant à la fin du mot —, l'adjonction d'un suffixe a normalement pour effet de déplacer cet accent, et parfois de changer le ton.)

ón:kwe personne
onkwehón:we personne prototypique, Indien


Un suffixe commun, signifiant « à », « sur », « dans », etc., peut s'ajouter à un mot.

kanákta' lit kahná:wa' rapides
kanaktà:ke sur le lit kahnawà:ke aux rapides


Un autre suffixe permet d'ajouter à un mot la notion de « à la manière de... ».

kahnawa'kéha' à la manière de l'endroit situé aux rapides
style, dialecte, langue, etc., de Kahnawake


Un autre suffixe sert à former un dérivé qui désigne les habitants d'un endroit.

kahnawa'kehró:non' gens de l'endroit situé aux rapides nation, peuple mohawk de Kahnawake


Le suffixe diminutif sert à marquer la petite taille ou l'affection.

raksà:'a petit garçon
rakhsótha mon grand-père


Le suffixe augmentatif sert à désigner un type d'objet de grande taille.

takò:s chat kahonwé:ia bateau
tako'skó:wa chat sauvage kahonweiahkó:wa navire


Le suffixe décessif indique, dans le cas d'une personne, que celle-ci est décédée; dans le cas d'un objet, il indique que celui-ci n'existe plus ou n'appartient plus à la même personne.

kahnawa'kehró:non' les gens de l'endroit situé aux rapides
kahnawa'kehronon'kénha' les anciens/défunts Mohawks de Kahnawake


Le nom, en mohawk, peut donc comprendre plusieurs éléments, dont chacun pourrait correspondre à un mot distinct dans une langue européenne. Si le nom est complexe, le verbe l'est davantage.

 

Le verbe

La racine du verbe en constitue l'élément central, c'est-à-dire la partie porteuse du sème essentiel. En mohawk, la racine verbale est incapable d'autonomie, même dans la forme impérative. En fait, rares sont les locuteurs du mohawk qui sauraient reconnaître la racine d'un verbe s'ils l'entendaient prononcer sans préfixe ni suffixe. Quoique certaines racines verbales — comme -t- « être debout » ou -k- « manger » — soient très brèves, le verbe complet compte toujours au moins deux syllabes.

Le commandement, qui constitue la forme verbale la plus simple, ne contient pas nécessairement de suffixes; cependant, comme tous les verbes, il renferme un préfixe pronominal.

s-ká:we

(toi) rame!


Lorsque le commandement ordonne à une personne de faire quelque chose à une ou à plus d'une autre personne, le verbe indique à la fois l'agent et le patient.

 

s-he-kétsko

(toi) lève-la !

 

Le temps

Sauf lorsqu'il exprime un commandement, le verbe doit comporter une indication d'aspect. Le suffixe d'aspect indique la temporalité interne des événements ou des états. L'aspect habituel marque l'action habituelle, en cours ou répétitive. L'aspect ponctuel marque l'événement conçu dans sa totalité, et comportant un commencement et une fin. L'aspect statif marque l'état inhérent ou résultant.

ká:ris il mûrit (aspect habituel)
enká:ri' il mûrira (aspect ponctuel)
ió:ri il a mûri, il est mûr (aspect statif)

Sagesses Amérindiennes

Thank you Mike for this gift

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Le cœur de l’Amérindien
Renferme l’essence
Les larmes, les sourires
De l’âme de la Terre Mère
Fécondée du Soleil
D’un bruissement de l’esprit
Encerclant son peuple
Dans sa Re-naissance

 

 

Si vous lui demandez : «Qu'est-ce que le silence?», il répondra :
«C'est le Grand Mystère!»
«Le silence sacré est La voix!»

Si vous demandez : «Quels sont les fruits du silence?», il dira :
«C'est la maîtrise de soi, le courage vrai ou l'endurance, la patience, la dignité et le respect. Le silence est la pierre d'angle du caractère.»

Ohiyesa, écrivain amérindien contemporain... 

 

 


O, Grand Esprit, aide moi à ne jamais juger un autre
avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes.

 

 

Celui qui rêve ne dort pas, il regarde à l'intérieur de lui même

 

Illusoire est la distance entre les êtres. L'amour les rapproche et les fait vivre dans une même lumiere. Considere la division, l'absence, la séparation comme une mauvaise habitude, un aveuglement, une perte de lumière

 

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aieux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race

Windtalkers, les fils du vent

Hommage aux indiens Navajos 

 

Des indiens Navajos, héros anonymes de la Seconde guerre mondiale

 

L'Amérique a rendu hommage jeudi à une poignée de héros anonymes de la Deuxième Guerre mondiale, des Indiens navajos dont la langue complexe et rare a été utilisée par l'armée américaine pour coder ses messages que les Japonais n'ont jamais réussi à déchiffrer.

«Nous sommes heureux mais aussi un peu tristes. Cela a pris si longtemps» pour obtenir une reconnaissance officielle, raconte Sam Billison, 76 ans, ancien combattant à Iwo Jima. Il se souvient qu'il lui était interdit de parler Navajo dans sa jeunesse.«Parler le Navajo était punissable jusqu'à la Deuxième guerre mondiale»,rappelle cet Amérindien, vêtu d'une chemise jaune ornée d'argent et de pierres turquoises, symboles de l'héritage culturel navajo.

Le président George W. Bush lui a remis, ainsi qu'à trois autres survivants navajos sur un premier groupe de 29, une médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction du gouvernement américain, lors d'une cérémonie en grande pompe dans la rotonde du Capitole. Un cinquième survivant était représenté par son fils.Ces 29 Navajos en avaient entraîné d'autres. Au total, 420 d'entre eux ont servi au service du chiffre où ils ont joué un rôle capital dans chaque assaut de la Marine américaine dans le Pacifique entre 1942 et 1945.


En transmettant des messages par téléphone et par radio dans leur langue, qui n'a ni alphabet ni symboles écrits, et en créant d'autres codes adaptés à l'usage militaire, ils purent déjouer les déchiffreurs japonais.Après la bataille sanglante pour prendre l'îlot d'Iwo Jima, le major Howard Connor, officier de transmissions, avait déclaré: «Sans les Navajos, les Marines n'auraient jamais pris Iwo Jima.»

Six Navajos avaient travaillé sans interruption pendant les deux premiers jours de cette bataille et traduit, sans erreur, quelque 800 messages, selon le Centre d'histoire navale des États-Unis.Hormis les Navajos, à peine une trentaine de personnes dans le monde connaissaient cette langue au début de la Seconde Guerre mondiale, et aucun Japonais, selon le Centre.

Pourtant, malgré leurs services, ils sont tombés dans l'anonymat.«Cela fait longtemps. Nous avons été oubliés», souligne Teddy Draper, un Navajo originaire de Chinle, dans l'Arizona (sud-ouest).«Ils sont revenus sans défilé traditionnel et sans fanfare après avoir pourtant accompli une opération de communication unique, marquée du sceau du succès, et qui a sauvé des vies», a relevé pour sa part le sénateur du Nouveau Mexique, Jeff Bingaman, lors de la cérémonie.

Assermentés, les marines navajos n'ont pu révéler le rôle crucial qu'ils ont joué pendant la Seconde guerre mondiale. Ce n'est qu'en 1968 que le gouvernement américain a déclassifié leurs actions.

 

 

 

 

«Lorsque nous avons été libérés de nos services, on nous a dit de ne jamais en parler», explique à l'AFP Sam Billison, qui préside une association d'anciens combattants navajos.

Mais, ajoute-t-il aussitôt, «la terre est notre mère-patrie et le bon sens veut que vous défendiez votre mère».

«Notre terre est plus vieille que la constitution des États-Unis. Et je suis fier que notre culture, notre langue et le code que nous avons pu développer aient aidé à sauver notre pays», renchérit John Brown Jr, qui s'était engagé en 1942 et a été l'un des artisans de cette langue codée indéchiffrable.

«Nous ne devons jamais oublier». Puis, s'exprimant brièvement en Navajo, il lance: «le Japon est peut-être aux écoutes».

Il y a quelque 275.000 Navajos aujourd'hui aux États-Unis, dont 195.000 vivent dans une réserve, dans le sud-ouest du pays.

Agence France-Presse
WASHINGTON

 

 

LANGUE
 
La langue navajo est commune aux apaches. Ils parlent le Athabascan. Le navajo compte plus de locuteurs que n'importe quelle autre langue Amerindienne au nord de la frontière entre le Mexique et les États-Unis. On compte aujourd?hui plus de 100 000 personnes parlent cette langue et ce nombre ne cesse d'augmenter.
 
 
La langue navajo a été utilisée pendant la seconde guerre.
 
Histoire du code Navajos :
 
Philip Johnston ingénieur installé à Los Angeles connaissant l'extrême difficulté de la langue Navajo, eut l'idée que cette langue ou un autre langue indienne, pourrait être utilisée comme code pratiquement incompréhensible.
 
Si chaque bataillon était doté un Amérindiens comme opérateurs radio, la sécurité des communications serait garantie. Il parla de cette idée en 1942 au lieutenant-colonel James E. Jones, officier des transmissions à camp Elliott, jute à côté de San Diego. Philip Johnston avait préparé quelque phrase en Navajo, cela suffit à persuader l?officier médusé que lidée méritait tout considération. Après une évaluation plus poussée, le rapport officiel fut le suivant :
 
« Les Navajos composent la seule tribu à ne pas avoir été envahie d'étudiants allemands pendant les vingt dernières années.
 
Ces allemands, qui étudiaient les dialectes au titre d'étudiants en art, en anthropologie, etc., ont certainement acquis une bonne connaissance de tous les dialectes tribaux, le navajo excepté.
 
Pour cette raison, cette tribu est la seule à offrir une totale sécurité pour le type d'opération envisagé. On doit aussi noter que le dialecte navajo est incompréhensible pour toutes les autres tribus et tous les autres peuples, à l'exception probable des vingt-huit américains qui ont étudié ce dialecte.
 
Il équivaut donc à un code secret en face de l'ennemi, et il est parfaitement adapté à une communication rapide et sûre. »
 
Le codage en langue Navajo avait pourtant un défaut très important. Cette langue n?offrait pas d'équivalent au langage militaire moderne. Afin d'éviter les ambiguïtés, le marines décidèrent d'établir un lexique de mots Navajo pour remplacer les termes anglais autrement impossibles à traduire.
 
Les premiers stagiaires Navajos aidèrent à rédiger le lexique, ils incitèrent à choisir des mots propres au milieu naturel pour exprimer les termes spécifiquement militaires.
 
Ainsi des noms d'oiseaux remplaçaient les types d'avion, les poissons étaient substitués aux bateaux. Ils restaient encore le problème de la traduction de mot imprévu et de nom de personne ou de lieu. Ils décidèrent en communs de créer un alphabet pour épeler les mots difficiles.
 
Le fait que ce code est été un déchiffrable est qu'il n'avait aucun lien avec une quelconque langue européennes ou asiatique. Un verbe par exemple n'est pas conjugué seulement en accord avec son sujet, mais aussi avec son complément d'objet.
 
La terminaison du verbe dépend de la catégorie à laquelle appartient son complément d'objet : long (une pipe, un crayon), souple et flexible (à serpent, une dernière), granuleux (le sucre, le sel).
 
On incorpore aussi les adverbes dans le verbe, et on prend en compte si la personne qui parle a expérimenté elle-même ce qu'elle dit ou si elle ne l'a appris que par ouï-dire. Finalement, un simple verbe peut valoir toute une phrase, ce qui rend impossible, pour des étrangers, d'en saisir la signification.

En tout, 420 Navajos étaient employés au code. Bien que leur bravoure au combat fût reconnue, leur rôle particulier pour la sécurité des communications était un secret militaire.
 
Ce n'est qu'en 1968 que le code navajo fut libéré du secret et, l'année suivante, les radios codeurs se retrouvèrent pour la première fois.
 
Puis, en 1982, le gouvernement américain institua en leur honneur, à la date du 14 août, la journée nationale des radios codeurs navajos. Le plus grand hommage qu'on puisse leur rendre est de rappeler que c'est l'un des rares codes de l'histoire à n'avoir jamais été brisé.

 

 

On les appelais"Windtalkers", les fils du vent

 

La terre pour visage

La terre pour visage - CHEF DAN GEORGE -

 

Bien des saisons ont fui depuis ce temps où j'avais des bras puissants, des jambes agiles; mon dos était droit alors et mes yeux valaient ceux de l'aigle. En regardant mon visage, les gens ne voyaient rien d'autre que le visage d'un Indien sans nom. Peu d'hommes m'appelaient frère. Mon visage ne leur inspirait pas l'envie de me connaitre, car c'était le visage d'un Indien. Pourtant à cette époque, mon visage était connu. Connu de l'écureuil, qui sursautait au craquement d'une brindille, sous mon pas, lorsque je marchais dans les bois. Du porc-épic, posté au faîte de l'arbre, qui me voyait passer tout en bas. Du grand corbeau qui annonçait en coassant ma venue aux autres animaux. Du renard, qui venait chaparder dans ma cache à nourriture et du castor, qui me regardait installer mes piéges. Connu de l'ours dont la tanière était cachée au milieu de la forêt où se dressait ma cabane. Du héron qui ma enseigné la patience lorsque j'était en quête de nourriture. De la fauvette dont le chant remplissait mon coeur de joie. Du vent qui m'apportait les messages d'autres plantes et d'autres animaux. De la pluie qui alimentait le ruisseau où je venais me désaltérer, jour aprés jour. Des lacs,dont les eaux se confondaient avec le ciel, symbole de liberté pour toutes les créatures.....

 

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Méditation

 

Les Indiens d'Amérique en général, et les Creeks en particulier, ne considèrent pas la mort comme la fin de la vie mais bien comme le berceau d'où surgissait une nouvelle naissance.

Le noir manifeste toutes les couleurs à la fois et les corbeaux incarnent la présence de l'esprit de mort en toutes créatures. Avoir la vision du noir - de la plume de la mort -, c'est voir en songe le passage d'un ennemi de cette vie-ci dans une autre vie. Au corbeau est associée la couleur de la nuit car celle-ci suspend la vie en attendant que perce l'aurore. Corbeaux et corneilles sont intégrés à la cosmologie amérindienne car ce sont tous deux des purificateurs de "l'image négative" de la mort : ils mangent les charognes. Les Creeks avaient recours à un vomitif de couleur noire connu pour ses vertus purificatrices à l'instar de celle de la plume de corbeau.

Le bleu est la couleur du ciel et des eaux qui nourrissent et fécondent la terre - eaux des lacs, des rivières et des pluies. Il témoigne de la présence du pôle féminin, de l'essence de la féminité qui donne la vie, du yin. A l'eau bleue on associe le rituel de l'éveil, de l'homme re-né : le bain dans l'eau bleue est le bain du baptême. Si les Creeks savaient qu'une plume noire sur la tête d'un ennemi l'endormait et le tuait symboliquement, ils n'ignoraient pas qu'une plume bleue ferait revivre l'esprit de celui que la couleur noire avait ensorcelé. Le geai bleu, cousin du corbeau au royaume des ombres, possède quant à lui une autre facette : plein de vie, il porte sur les nerfs de qui ne vit pas pleinement....

 

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COMMENT LE CORBEAU EST DEVENU NOIR -

Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre.

Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.

 

Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait.

 

A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis et se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde

 

« Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! ».

 

En les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim

 

Les indiens se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef.

 

Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci :

 

« il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim ».

 

Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant :

 

« mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc ».

 

Ainsi déguisé en bison, le jeune indien se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter.

 

Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention....

 


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L'indien et le poup

 
Kwei Kwei (bienvenue)
 

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La complicité qui unit le loup et l'Indien leur a valu de subir des traitements semblables de la part des occidentaux. Leurs liens fraternels en ont fait avant tout des frères de douleur.  

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Plus longtemps que nous, les Indiens ont gardé un mode de vie semblable à celui du loup, c’est-à-dire en clans nomades vivant de chasse, de pêche et de cueillette. A vrai dire, c'est pour l'éternité que les Indiens ont juré fidélité à un système proche de la nature. En plus d'être durable pour eux-mêmes, celui-ci respecte aussi bien la Terre et ses ressources que chacun des êtres vivants et assure à la nature toute entière une survie saine et complète. L'Indien remplit humblement le rôle qui est le sien, celui de grand prédateur, au même titre que le loup, son frère. C'est pourquoi le loup est toujours resté un ami et un « maître des chasses » aussi respecté que la nature qu’il chérit. Mais cette belle complicité et son équilibre de vie ont été brisés ensemble au cours de la colonisation. Aujourd'hui encore, c'est dans cette douleur que le loup et l'Indien sont le plus souvent réunis

 

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Le loup, père du savoir indien

Chez de nombreux Indiens, notamment parmi les populations de la côte pacifique nord-ouest du Canada, le rituel du loup est l’initiation qu’empruntent les enfants pour devenir hommes. Le « klukwana », la danse du loup, est un rituel qui ouvre la saison sacrée de l’hiver où les hommes entrent en communication avec les esprits. C’est durant cette période que les enfants et les novices recevaient le savoir des ancêtres sous forme d’"histoires sacrées" - le mot « mythe » a une connotation péjorative dans nos cultures de la rationalité. Ils apprendront tout ce que le loup a transmis aux fondateurs de leur tribu à travers la force et le courage, ou les pas et les chants que les danseurs, masqués à l’image de l’animal, exécutent en son honneur.

 

Mais, plus généralement, toutes les tribus indiennes ont un grand respect du loup avec qui elles partagent un mode de vie respectueux des équilibres naturels et un rôle primordial dans cet équilibre. Le loup inspire l'homme par son mode de vie et ses techniques de chasse. La solidarité d'un clan n'est pas différente de la fraternité d'une tribu. Le rôle de grand prédateur nécessite un grand savoir. Les Indiens ont su écouter, observer et prendre exemple.

 

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L'Indien, cest l'homme : l'égal du loup

Chez les Indiens Pawnee, l’identification est particulièrement forte. Dans leur langage, les mots « loup » et « homme », sont identiques, c’est-à-dire « pawnee ». Mais partout, l’Indien se lie à l’animal qu’il respecte et prend en exemple. Il est le modèle du chasseur dont ils revêtaient la peau pour réussir l’approche du gibier, le modèle du guerrier, dont la force et l’ardeur au combat sont sans égales. Mais le loup est aussi une référence d’un point de vue social, dans les rapports au sein du clan ou vis-à-vis de l’éducation des petits. De ces rapports transparaît humanité que seules les représentations idéalisées de l’homme sont en mesure de nous faire entrevoir.

 

Bien plus qu'une "vénération", c'est un profond respect qui habite l'Indien à l'égard du loup. L'inverse est probablement vrai également. Plusieurs tribus ont, en effet, uni "le loup et l'Indien", d'égal à égal. Mais toutes partagent cette vision car l'un et l'autre envisagent chaque créature de l'univers comme partie d'un tout.

 

 

De même, l'homme occidental (son ancêtre) a, lui aussi, vénéré le loup en son temps, avant qu'il ne renonce à son mode de vie. Ses rapports avec le loup ont changé du tout au tout lorsqu'il cessa de chasser pour élever du bétail. Les liens qui l'unissaient auparavant au loup étaient très semblables à ceux qui ont toujours uni le loup et l'Indien. C'était bien avant que certains ne parlent d'une "priorité à l'Homme

 

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Le loup et l'indien: frères de douleur

Un élément majeur rapproche encore l’Indien et le loup : la colonisation. Leurs destinées ont forcément été liées par les colons dans leur conquête de territoire. Les Indiens doivent être expulsés car ils n’ont pas su exploiter la terre, comme la Bible le commande. Le loup, on le sait, a déjà été déclaré nuisible dans cette perspective. Ici, bien plus qu'une espèce, c'est un mode de vie commun au loup et à l'Indien que l'on entendait détruire. Au nom de quoi ? D'un dieu, dit-on, mais aussi d'une prétendue incompatibilité entre deux modes de vie

 

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De plus, malheureusement pour lui, le loup est assimilé à l’ennemi, l'Indien, avec qui il entretient de bons rapports. En contrepartie, en tant que symbole du mal, il n’a pas joué, non plus, en faveur de l’Indien. C’est donc un double génocide qui peut commencer au nom de l’Eglise, par un peuple élu et, de surcroît, sur la Terre Promise. Dans le prolongement de cette mission divine, bientôt, il aura le Monde entre les mains.

   

Le combat sera encore long avant que loup et Indien retrouvent une place sur leurs terres d'origine.

 

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Bienvenue à Kanehsatà:

Shé:kon( bienvenu)


Wa’tkwanón:weron tsi ensewatéweienhste nonkwawén:na Kanien’kéha ne Kanehsatà:ke. Iakhihretsá:rons ne onkwaksata’okón:’a ahontéweienhste ahontá:ti nonkwawén:na ne iethihsothokon’kénhen tionkhiiá:wi.

Kakwenienhstahtsherá:kon teiakhinonhwerá:tons tsi niía:kon iakoió’te aienónhstate nonkwawén:na tsi ní:ioht ne iethihsothó:kon, iakotirihonnién:ni, ionkhiien’okón:’a, tánon sénha ne ratiksa’okón:’a ne ronteweiénhstha aóhskon Kanien’kéha.

Ne ó:ni teiakhinonhwerá:tons ne First Nations Cultural Foundation tsi wa’tiakwaié:na ne tsi tewa’á:raton aiakwáta nonkwawén:na ne FirstVoices.com nón:we. Ne ne onkwahskanéktshera naiakoié:nawa’se’ nontionkwe’ta’ó:kon ahontá:ti ne raotiwén:na.

Ne Tiohtià:ke entionhtén:ti, 60 kilometers é:neken nonkwá:ti ne othorè:ke non kanakerahserá:ien ne Kanehsatà:ke. Wahón:nise sikatátie tsi ratiienthohskó:wa ne Kanien’kehá:ka tánon ne ótía’ke ne Iroquois nahonnonhontsó:ten. Ken’ shahón:newe ne Ohontsakaionhró:non, Iroquois raotiienthóhsera ne wa’akohshnié:non nahonnonhnhétie.

Ka’k non 1600 niiá:kon nakwé:kon, tánon ka’k non ne 1000 niiá:kon Kanehsatà:ke ie’terón:ton. 250 niiá:kon iakoio’ténion ne kanakerahserá:kon, ne ronwatiio’ténhse ne ratitsénhaiens tánon ne ótia’ke iakoterihwatentiá:ton ronwatíhnhas, ótia’ke ákte’ nónwe iakio’ténion.

Sha’tka’nikonhrharáhta’ne ne 1990 siiohserá:te wa’kahsennowáhnha ne Kanehsatà:ke, thó:ne tontonterihwakétsko tsi nonkwá ne ‘ontionhóntsa.

Tsi nón:wa non ne onen’tó:kon í:ken, kwah nek ne o’nehsarónhkwa kén:ne ne wahón:nise. Ne 1800 siwathá:wi, iakhihsothokon’kénhen onèn:ta wahatirontaienthóhseron, ne ne taka:tahste naontká:non tsi ionehsáhere ne o’nehsarónhkwa.

Tha’tekaténion tsi ní:io tsi ratihiá:tonskwe ne Kanehsatà:ke. Tsi iá:we ó:nen iakwahiá:ton nonkwawén:na, tánon tsi tekatokénston tsi iehiá:tons, ken’ní:io tsi iehiá:tons ne “Kanehsatà:ke” ne tkaié:ri ne “h” í:kare.

Tha’tekaténion ó:ni tsi ní:io tsi tehatiwennathé:thahkwe tsi nahó:ten kén:tons ne Kanehsatà:ke (ohén;ton ne sahatirontaiéntho nonèn:ta), nó:nen se’s ioráhkote, tánon tóka’ Kanà:tso Kanientaratátie sathonwahrehhátie, kwah ne ne iáken ka’nhéksaton se’s tsi niió:re ne onón:takon; tokaní’ í:non niió:re ne Kanà:tso tsi Kanientaratátie entehsatkahtho, kwah iáken ne ne io’nehsáhere tsi io’nehsaronhkwahrónnion. Ne ká:ti, “Kanehsatà:ke tsi ia’tewahsí:taien”. Ne ki’ aorí:wa tsi Kanehsatà:ke konwá:ia’ts ne onkwanakeráhsera.

Kanien’kehá:ka na’akwaia’tó:ten, ne ken:ton ne “Ohnien’karehró:non. Ohna’kén:ke Mohawk wa’onkhiná:tonhkwe’. Ne ni’ iakwarákwas ne tkahsennaié:ri tsi aionkhiná:tonhkwe, ne ne onkwahsén:na “Kanien’kehá:ka.

 

 

 

Shé:kon,
Bienvenue à Kanehsatà:

 

Kanehsatà:ke est une communauté Kanien’kéha (mohawk) située soixante kilomètres au Nord-Ouest de Montréal.

Historiquement, le peuple Kanien`kehà:ka et autres nations iroquoises ont été reconnus pour leur expertise de l’agriculture. À l’époque des premiers contacts européens, ce sont les récoltes iroquoises qui ont aidé les nouveaux arrivants à survivre dans ce climat et ce territoire ardus.

Aujourd’hui, la communauté a une population d’environ 1600 membres dont environ 1000 personnes vivent sur le territoire. Approximativement, 250 personnes sont employées localement par le Conseil de bande et par des entreprises privées et d’autres travaillent à l’extérieur du territoire.

La communauté est entrée dans l’Histoire en 1990, par la crise d’Oka, quand une impasse entre les Mohawks et des entrepreneurs non-autochtones initia un débat national sur les droits autochtones et négociations territoriales.

  Historiquement, le peuple Kanien`kehà:ka et autres nations iroquoises ont été reconnus pour leur expertise de l’agriculture. À l’époque des premiers contacts européens, ce sont les récoltes iroquoises qui ont aidé les nouveaux arrivants à survivre dans ce climat et ce territoire ardus.

Aujourd’hui, la communauté a une population d’environ 1600 membres dont environ 1000 personnes vivent sur le territoire. Approximativement, 250 personnes sont employées localement par le Conseil de bande et par des entreprises privées et d’autres travaillent à l’extérieur du territoire

 

 


La communauté est entrée dans l’Histoire en 1990, par la crise d’Oka, quand une impasse entre les Mohawks et des entrepreneurs non-autochtones initia un débat national sur les droits autochtones et négociations territoriales.

Historiquement, notre célèbre pinède était seulement des dunes de sable. Dans les années 1800, nos ancêtres ont planté des pins afin d’arrêter l’érosion des dunes.

À travers l’histoire, l’épellation du mot Kanehsatà:ke a varié. Depuis que notre langue est devenue une langue écrite et qu’un système d’écriture standardisé a été développé, la manière correcte d’épeler «Kanehsatà:ke» est avec un «h».

 

La signification a également eu différentes interprétations mais une majorité est d’accord avec le concept ou la description (avant que les pins soient plantés) que par un beau jour de soleil sur la rivière Ottawa, le sable dansa avec brillance en provenance du soleil; ou lorsque vu de la rivière Ottawa, les dunes de sables avaient l’air de neige gelée ou de neige en croûte. De là, «au pied du sable croustillant». C’est pourquoi le nom de notre communauté Kanesatà:ke veut dire au pied de la colline de sable

 

 

Le nom de notre nation est Kanien’kehà:ka, ce qui veut dire «les gens de la nation du silex.». Plus tard, on nous a appelé les Mohawks. Nous préférons toutefois être appelés par notre nom propre, Kanien’kehà:ka.

 

Famille linguistique
Kanien'kéha (Mohawk)

 

Pays
Canada

Région
Kanehsatake, Quebec

Nbre de mots

510

nbr d'expressions

246

 

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Mohawks de la vallée du Saint-Laurent

Mohawks de la vallée du Saint-Laurent
 
 
À partir de la fin des années 1660, quelques centaines d'Iroquois, principalement de la nation mohawk, s'installent dans la région de Montréal. La plupart d'entre eux sont convertis au catholicisme ou sont en voie de l'être. Cette migration est encouragée par les autorités françaises, qui espèrent ainsi limiter les risques d'attaques iroquoises contre la colonie laurentienne. Trois communautés mohawks naîtront de cette migration: Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne. Avant la conquête de la Nouvelle-France (1760), les Mohawks de la vallée du Saint-Laurent sont considérés comme de précieux alliés militaires des Français, ce qui ne les empêche toutefois pas d'entretenir des rapports réguliers avec la ligue des Cinq-Nations iroquoises et avec les Anglais de la colonie de New York.

Kahnawake, qui accueille le grand feu des Sept-Nations du Canada, est alors un centre important de la diplomatie amérindienne. Il conserve ce rôle pendant quelques décennies après la conquête de la Nouvelle-France, alors que les Mohawks s'allient aux Britanniques. En 1840, la population iroquoise de la vallée du Saint-Laurent s'éleve à environ 2400 personnes, le village de Kahnawake étant le plus populeux, avec près de 1500 personnes.

C'est au milieu du XVIIIe siècle que l'allure des villages iroquois de la vallée du Saint-Laurent commença à changer, les maisons longues traditionnelles cédant la place à des habitations semblables à celles des Canadiens. La culture du maïs demeure toutefois une activité de subsistance importante et, encore au milieu du XIXe siècle, elle est surtout l'affaire des femmes. Chaque année, les hommes consacrent plusieurs semaines à la chasse, qu'ils pratiquent surtout au sud du Saint-Laurent. Au XIXe siècle, ces activités deviennent toutefois de plus en plus difficiles, en raison de la progression rapide de la colonisation au sud du Saint-Laurent. À la même époque, plusieurs Mohawks s'engagent sur différents chantiers de construction, où leurs talents pour les travaux en hauteur leur valent très vite une grande renommée. Les Mohawks vivent aujourd'hui dans un environnement urbain et semi-urbain. Avec plus de 130 000 personnes, ils forment la nation amérindienne la plus populeuse du Québec.

 

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La piste des larmes

1838 - La piste des larmes

Sur la piste des larmes , en 1838, une colonne de Cherokees accablés fait route vers l’Ouest, gardée par des soldats des Etats-Unis, en tuniques bleues. La déportation se fit pendant 1750 km, la marche fut tenue jusqu’à épuisement : sur 15000 indiens, 4000 moururent sur le bord du chemin. La marche vers l’Ouest fut marquée de nombreuses souffrances ; cependant les survivants réussirent à refaire leur vie sur le nouveau territoire en Caroline du Nord.

Chassés de leurs territoires montagnards par le gouvernement fédéral , les Cherokees et les principales tribus du Sud- Est furent contraints d’émigrer vers une région faiblement peuplée du territoire indien, l’Oklahoma actuel. Pendant des années, les Cherokees combattirent devant les tribunaux fédéraux la politique de déplacement des Indiens, mais en vain.

Depuis longtemps déjà ceux qu’on appelai les "cinq nations civilisées" avaient quitté le sentier de la guerre et vivaient pacifiquements. Ces cinq nations étaient :
- Les Tsalagi (Cherokee)
- Les Chickasaw
- Les Choctow
- Les Séminole
- Les Muscogee (Creek)

Ces cinq nations formaient entre elles une Confédération d’Etats sans liens étroits. Et avaient toutes déjà céder une grandes parties de leurs terres ancestrales aux blancs.

Les membres de ces cinq nations étaient pour la plupart des agriculteurs et des artisans, il vivaient dans une certaine aisance et faisaient pleinement confiance au gouvernement des Etats Unis qui avait conclu avec eux des traites destinés à leur assurer la paix et la protection pour l’avenir. Intelligents et adroits, ils s’étaient bien adapter aux blancs, portant les mêmes vêtements qu’eux, utilisant les mêmes outils et construisant le même type de maisons. L’un d’entre eux, du nom de Sequoya, fils d’une indienne Cherokee et d’un blanc, inventa même un alphabet cherokee, qui permit à de nombreux membres de sa nations d’apprendre à lire et à écrire, on traduisit grâce à cet alphabet de nombreux livres en cherokee, ainsi en 1832, les Tsalagi auraient possédé plus de livres que n’en comptait la bibliothèque nationale de Philadelphie. Et, ce n’est que parce que seul la couleur de leurs peaux les différenciaient encore des blancs qu’on leur avait donné le nom de "cinq nations civilisées".

Autre chose les différenciés cependant des blancs, ces cinq nations étaient fondamentalement opposées à l’esclavage, et chaque fois qu’un esclave noir en fuite réussissait à rejoindre un de leur village, ils lui offraient un refuge sur. Ni l’appât des fortes primes, ni les menaces ne les décidés à livrer leurs protégés.

Ces dans ces conditions que le général Andrew Jackson fût élu en 1829 à la présidence des Etats Unis. Dans son message d’introduction au Congrès, le président Jackson recommenda de prendre les terres des "cinq nations civilisées" dans les états du Sud-Kentucky, de Géorgie, d’Alabama et de Floride et de leur donner en échange des terres à l’ouest du Mississippi. Le congrès, en accord avec cette recommandation du président, vota le 28 mai 1830 "l’Indian Removal Act" qui décida de la déportation de ces cinq nations. Cette loi correspondait à un arrêt de mort pour tout ces peuples. Pour pouvoir rendre cette loi légale vis à vis des traités que le gouvernement avait conclu avec les indiens, on accusa les différentes nations de vols répétés et prémédités des biens des planteurs blancs. Ces vols concernaient les nombreux esclaves noirs qui avaient trouvé refuges auprès des Indiens et que ceux ci refusaient de livrer aux blancs.

De 1835 a 1837, les blancs menèrent une véritable guerre d’extermination, tout d’abord contre les Creeks en Alabama et contre les Séminoles en Floride. Puis le gouvernement décida purement et simplement de déporter les membres des cinq nations civilisées vers ce qu’on allai appelé les terres indiennes.

Les Tsalagi (Cherokee) furent les premières victimes de cette déportation. Le gouvernement envoya le général Winfried Scott à la tête de sept mille soldats dans le Sud-Est. Les Cherokee, pris par surprise, ne furent pas en mesure de résister longtemps. Après une brèves lutte, on regroupa les survivants dans un camp de concentration en attendant de les déporter vers l’Ouest.

En 1838, sous escorte de l’armée, le reste des Tsalagi prend le chemin des déserts de l’Oklahoma, plus de quatre mille hommes, femmes et enfants succomberont durant le voyage, ce fut la "PISTE DES LARMES". Le sort des quatres autres nations de tardât pas à rejoindre celui des Cherokee, seul une toute petite partie des Séminole réussi à échapper à la déportation en s’enfonçant dans les régions marécageuses et inaccessibles des Everglades, jusqu’à ce jour, ils n’ont signé aucun traité de paix avec les blancs.

 

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6月15日

Soutien à Léonard Peltier

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Léonard Peltier 

En 1975, Leonard Peltier, activiste d'origine Lakota-Chippewa, fut accusé de meurtre de deux agent du FBI. A l'issue d'un procès qui fit l'objet de manipulations de témoins, de falsifications de pièces à conviction, de dissimulation d'éléments du dossier d'instruction, Peltier fut condamné à la prison à vie, deux fois. A ce jour, tous ses recours juridiques ayant été épuisés et sa grâce rejetée par l'ex-président Clinton, ses avocats n'ont pourtant toujours pas accès aux archives du FBI relatives à l'enquête

Nelson Mandela, le dalaï lama, Rigoberta Menchu Tum, l'archevêque Desmond Tutu, Jose Ramos Horta, Mearaid Maguire, Betty Williams, tous prix Nobel de la Paix, soutiennent activement Léonard Peltier, comme le font de nombreuses autres personnalités à travers le monde dont Coretta Scott King, veuve du révérend Martin Luther King Jr. les écrivains Sherman Alexie, Vine Deloria, Peter Matthiessen et les acteurs et réalisateurs Peter Coyote, Danny Glover, Whoopy Goldberg, Robert Redford, Steven Seagal, Oliver Stone, Barbara Streisand font également partie de ceux qui militent pour la libération de Leonard Peltier.

Reconnu comme "prisonnier politique" par Amnesty International et par la Fédération internationale des droits de l'homme, Leonard Peltier entamait en février 2007 sa trente deuxième année d'incarcération.

Personnalités, institutions, associations soutenant le mouvement de Libération pour Léonard Peltier

Nelson Mandela
Amnesty International
The Dalai Lama
Rigoberta Menchu
Danielle Mitterand
Rep. John Conyers
Rep. Connie Morella
Rep. Gary Studds
Lou Diamond Phillips
The European Parliament
The Oglala Nation
Bishop Desmond Tutu
Sen. Daniel Inouye
Sen. Paul Wellstone
The Belgian Parliament
Assembly of First Nations
Rep. Joseph Kennedy
Rep. William Clay
Peter Matthiessen
Wynona Ryder
Mother Teresa
Robert Redford
Kris Khristofferson
Robbie Robertson
Rodney Grant
Steve Allen
Willie Nelson Oliver Stone
Steven Van Zandt
Buffy Ste. Marie
Floyd Westerman
Rodney Grant
David Soul
Peter Coyote
Val Kilmer
Michael Apted
Whoopi Goldberg
Wayquay
Ed Asner
Ambassador Bill Richardson
Sen. Ben Nighthorse Campbell
Nat'l Congress of American Indians
World Council of Churches
Kennedy Center for Human Rights
Nat'l Assoc. of Christians and Jews
Rage Against the Machine
Human Rights Commission of Spain
National Association of Criminal Defense Lawyers
Ramsey Clark, Former Attorney General
Warren Allmand of the Canadian Parliament
Association Indian Spirit
Comité Francophone pour la Libération de Léonard Peltier
C.O.S.I.M.A.P.P.

 

Arrestation de Léonard Peltier

 

 

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Au début des années 70, le gouvernement américain entreprend de destabiliser et neutraliser l'Américan Indian Movement (AIM)

 

Amnesty International considère Peltier comme un prisonnier politique dont les recours pour obtenir une réparation légale ont tous été épuisés. Le gouvernement des États-Unis a rejeté à plusieurs reprises les demandes d'un réexamen officiel. Amnesty International reconnait qu'un nouveau procès n'est plus une option possible et est convaincu que Peltier devrait être libéré immédiatement et sans condition. ”

Déclaration faite par Amnesty International
le 16 avril 1999, à Minneapolis (Minnesota - USA)

 

   Le 6 février 2003 a marqué l'entrée dans la 28ème année d'incarcération arbitraire de Leonard Peltier. L’ex-président Bill Clinton n'a pas eu le courage de lui rendre sa liberté en évitant de lui accorder une grâce le dernier jour de son mandat présidentiel. Il n'a même pas daigné faire la moindre déclaration à ce sujet. Suite à cet échec, le Comité de défense de Leonard Peltier (LPDC) et ses avocats ont travaillé assidûment afin de définir un nouveau plan de bataille, et obtenir justice et liberté pour Peltier. Leonard a décidé de renoncer à lancer une nouvelle campagne pour l’obtention d’une grâce présidentielle. Il ne veut pas avoir à quémander sa liberté au nouveau président, Georges W. Bush, (l’un des plus grands exécuteurs dans les couloirs de la mort lorsqu’il était Gouverneur du Texas). La nouvelle stratégie se dirige sur les trois nouvelles actions judiciaires suivantes :

  • Les avocats de Peltier ont déposé une nouvelle plainte dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA), pour obtenir la déclassification de plus de 100 000 pages sur cette affaire, qui sont toujours classées par le FBI et la CIA pour de soi-disantes raisons de « sécurité nationale ». Le but de cette action est d’obtenir de nouvelles preuves. Ce qui permettrait de ramener le cas Peltier devant différentes cours de justice. Grâce à la persistance des avocats du LPDC, de membres du Congrès américains et des supporters de Leonard, le FBI a enfin concédé en juillet 2002 de remettre plus de 30 000 pages à la défense. L'équipe légale de Peltier est en train d' "éplucher" ces documents afin de pouvoir faire appel devant une Cour fédérale.
  • Le 4 juin 1999, les avocats Ramsey Clark, Carl Nadler et Lawrence Schilling ont déposé une assignation en Habeas Corpus devant une Cour fédérale à Topeka (Kansas) afin d'attaquer la Commission des libérations sur parole dans son refus d'examiner le cas de Leonard et de le renvoyer systématiquement à l'année 2008 alors même que cette commission est supposée être démentellée en 2004!
  • La dernière action en justice à été déposée, en avril 2002, dans le cadre du droit civil américain. Leonard Peltier et ses avocats ont décidé d’attaquer le FBI pour son rôle dans cette affaire depuis 1975. Cette plainte a pour but de faire condamner cette agence gouvernementale et d’empêcher le FBI et les procureurs du procès initial de continuer leurs malversations et leur travail de désinformation, à chaque fois qu’il est possible d’obtenir justice.


LPSG-France
Groupe de Soutien à Leonard Peltier - LPSG-France
c/o Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques - CSIA
21ter Rue Voltaire, F-75011 - France
Téléphone : +33 (0)1 43 73 05 80 - Fax : +33 (0)1 43 72 15 77 (attn CSIA/LPSG-France)
Email : lpsg-france@bigfoot.com

LPDC-International office
PO Box 583, KS 66044, USA
Téléphone : (785) 842-5774 - Fax : (785) 842-5796
Email : info@leonardpeltier.org
www.leonardpeltier.org


   

5月25日

Droits des femmes amérindiennes

 
 

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L E S   D R O I T S   D E S   A M É R I N D I E N N E S  (1968)
 
 
La Commission Bird (Archives de Radio-Canada.ca) a été l'occasion pour les Amérindiennes de rendre publiques les discriminations profondes dont elles sont victimes sous la Loi sur les Indiens qui régit les Premières Nations depuis 1869. Cette loi contient en effet un article qui pénalise les Amérindiennes qui épousent des non-Indiens : celles-ci perdent leur statut d'Indien, de même que leurs enfants, alors que l'inverse n'est pas vrai, car la conjointe blanche est intégrée à la réserve et les enfants bénéficient des droits et privilèges de leur père indien. Les femmes autochtones sont exclues de leur communauté et dépossédées de leurs biens. Cette loi leur est apparue comme un instrument de la politique d'assimilation du gouvernement fédéral. Les responsables des Premières Nations s'opposent à toute modification de la Loi sur les Indiens, qui pourrait être interprétée comme une brèche autorisant la réduction des "avantages" consentis aux populations autochtones. Les femmes sont donc discriminées par la loi et par les hommes de leurs nations respectives. En dépit de nombreuses modifications mineures, le statut des femmes autochtones est demeuré inchangé depuis un siècle. Les femmes mohawk de la réserve de Caughnawaka (aujourd'hui Kahnawake) présentent le tout premier mémoire qui aborde publiquement cette question. L'initiatrice de cette lutte, Mary Two-Axe Early, avait toutefois présenté ses doléances dès 1956, devant un Comité des Affaires indiennes.


Chère Madame Bird,

Le monde occidental est responsable de nombreux changements sociaux survenus dans les nations sous-développées. Les plus frappants étant probablement ceux qui ont trait à la situation des femmes au sein des nations où prévalaient auparavant d'anciennes coutumes discriminatoires à l'égard de la population féminine.

Au cours des dernières décennies, les femmes blanches de notre hémisphère ont obtenu des droits égaux à ceux des hommes dans divers domaines : héritage, droit de vote égal, égalité d'accès à l'emploi, avantages égaux en éducation et autres droits inaliénables. En tant que femmes indiennes d'Amérique du Nord résidant dans le même hémisphère, nous demandons que ces droits soient partagés avec nous.

Les injustices et atrocités liées au traitement des femmes indiennes mariées à des non-Indiens incluses dans la Loi sur les Indiens sont si nombreuses qu'il nous apparaît difficile de toutes les énumérer et de bien les expliquer. Seules celles qui revêtent une importance majeure seront donc abordées dans notre mémoire.

  1. Une femme non indienne qui épouse un membre de la bande obtient tous les droits et privilèges que son mari possède, tels que spécifiés dans la Loi sur les Indiens ou selon la tradition patriarcale récente. Elles peuvent voter sur les principaux enjeux régissant, affectant ou réglementant les actions, déplacements ou l'évolution de la bande, et peuvent également participer directement à l'élection d'un membre du Conseil de bande. Plus de 200 membres de la bande sont mariés à des femmes non indiennes, d'ascendance danoise, irlandaise, juive, française, noire, allemande, italienne, polonaise et anglaise. Selon nous, leur vote représente une menace inquiétante pour toute législation, projet de loi, amendement ou tout élément pouvant affecter notre statut au sein de la bande. Dans notre réserve, la population adulte en âge de voter est inférieure à 2.000 personnes. Cela, à notre avis, est discriminatoire puisque notre expérience au sein de la réserve devrait nous éclairer sur les questions les plus importantes pour le meilleur intérêt du peuple indien. Nous croyons donc que le droit de vote devrait nous être octroyé, tout comme les femmes non indiennes ont le droit de vote.

  2. Les enfants issus du mariage entre un homme membre de la bande et une non-Indienne disposent des pleins droits et privilèges de leur père. Ces enfants sont élevés par une non-Indienne, dans la langue, les coutumes, les mœurs, croyances et valeurs de non-Indiens. Ils ne sont pas adéquatement éduqués selon les coutumes, les traditions et la langue du peuple indien. Nous, les femmes, élevons nos enfants en les éduquant le mieux possible à la manière des Anciens. Nous croyons donc que nos enfants sont davantage indiens à cause de ces enseignements, de ces relations et de cet environnement. Par ailleurs, plusieurs enfants de femmes non indiennes, voulant s'identifier à leur mère, rejettent la culture indienne. Leurs pères sont souvent à des milles du foyer, travaillant dans des chantiers de construction, incapables de les influencer par aucune idée, aucun acte, parole ou pensée qui leur montrerait quoi que soit d'indien. Considérant les faits mentionnés, nous estimons que, puisque nos enfants ont été convenablement éduqués par la Mère, puisque les Mères, dans tous les groupes ethniques, éduquent leur progéniture, nos enfants devraient se voir reconnaître les mêmes droits. De plus, nous croyons que toutes les personnes dont il est prouvé qu'elles sont au moins un quart indiennes devraient avoir accès à ces droits inaliénables.

  3. Les Indiens du Canada ont droit à certains avantages pour leur éducation au niveau primaire, secondaire et universitaire. La femme indienne qui épouse un non-Indien perd ces privilèges importants, ce qui l'empêche souvent de poursuivre les études supérieures commencées lorsqu'elle était célibataire et considérée comme un membre de la bande. Les enfants des Indiennes mariées à des non-Indiens qui vivent sur notre réserve doivent voyager des milles par autobus matin et soir pour se rendre dans des écoles où les élèves se montrent hostiles à la présence de demi-Indiens qui envahissent leur domaine. Les femmes non indiennes mariées à des membres de la bande et leurs enfants ont droit à tous les avantages à tous les niveaux d'éducation. En outre, leurs enfants ne sont pas envoyés par autobus dans des écoles éloignées. Nous voulons que ces avantages en éducation soient étendus à nos enfants, comme à tous les enfants ayant un quart de sang indien. Aux États-Unis, le Secrétariat d'État a conclu des ententes avec des collèges et universités publics et privés, afin de donner accès à ces avantages à toutes les personnes ayant un quart de sang indien, peu importe leur lignée.

  4. Le droit de succession a été révisé dans la plupart des pays d'Occident afin de garantir des droits égaux aux femmes qui héritent de la propriété. Selon la Loi sur les Indiens, les femmes qui épousent quelqu'un qui n'est pas membre de la bande doivent alors vendre ou se défaire de leur propriété dans les 90 jours. Cette loi est préjudiciable puisqu'elle viole le droit naturel d'une femme d'user de sa propriété. Nous pensons que toute femme indienne devrait avoir le droit de garder ou de disposer des propriétés dont elle a hérité comme bon lui semble, tant et aussi longtemps que cette propriété demeure parmi la population ayant au moins un quart d'ascendance indienne. En outre, nous réclamons, pour nous et pour nos enfants, le droit d'hériter de la propriété au même titre que les Blancs. Cette section préjudiciable de la Loi sur les Indiens a été invoquée récemment pour harceler, menacer et intimider des femmes qui possédaient une propriété héritée de leurs ancêtres depuis des années, pour une période allant de 12 à 36 ans. Nous croyons que leur droit de nous expulser, nous les femmes, doit être annulé au nom des restrictions reconnues par un monde naturel. Nous exigeons les mêmes droits d'héritage que les hommes ainsi qu'une reconnaissance des droits des personnes ayant en leur possession certaines propriétés depuis une longue période de temps.
Sincèrement vôtre,

Mary Two-Axe Early

[Source : Fonds des mémoires soumis à la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada (Archives de Radio-Canada.ca), Archives publiques du Canada, notre traduction.]

REPÈRES :
1951 :
Adoption de la nouvelle Loi sur les Indiens
1960 :
Obtention du droit de vote au fédéral pour les Autochtones
1968 :
Création de Droits égaux pour Femmes indiennes avec Mary Two-Axe Early à sa tête
1969 :
Obtention du droit de vote au Québec par les Autochtones
1985 :
Dépôt du projet de loi fédéral C-31 sur le statut des Autochtones
1987 :
Michèle Rouleau, présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec
1992 :
Élection d'une première femme à la tête d'une nation autochtone au Canada

 

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5月17日

Cheyenne le retour

 

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Bonjour à toutes et à tous!!

 

Aprés quatre mois d'absence me voilà de retour!! Je remercie toute mes fidéles amies (amis) d'étre passer sur mon space depuis! Je vais essayer de reprendre, mais pfffffffff g tt perdu, mes images, mes codes!! alors c comme si je recommençais à zéro, g du boulot lol!! Je vous embrasse ttes et tous et bonne journée à vous big kissssssssss

 

Cheyenne

10月26日

Paroles Amérindiennes



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Le silence
Prière amérindienne
 

Le silence est l'équilibre absolu de ton corps
L'homme qui préserve l'unité de son être
reste à jamais calme et inébranlable
devant les tempêtes de l'existence,
pas une feuille
du corps, de l'esprit et de l'âme.
 qui bouge sur l'arbre,
pas une ride à la surface étincelante du lac,
voilà aux yeux du sage --fut-il illettré--
l'attitude idéale et la meilleure conduite de vie

Si vous lui demandez :
''Qu'est-ce que le silence ?''
Il répondra :
''C'est le grand mystère !
Le silence sacré est sa voix !''

Si vous lui demandez :
''Quels sont les fruits du silence ?''
Il dira :
''C'est la maîtrise de soi,
le courage vrai et l'endurance,
la patience, la dignité et le respect.
Le silence est la pierre d'angle du caractère''.

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PRIÈRE AMÉRINDIENNE AUX SIX DIRECTIONS


Grand-Esprit d’Amour,
viens à moi avec la puissance du Nord
(couleur blanche)
.
Rends-moi courageux lorsque les vents froids me fouettent.
Donnes-moi la force et le courage

devant tout ce qui est dure, tout ce qui me fait mal,
tout ce qui me fait tordre de douleur.
Fais-moi passer à travers la vie
en absorbant tout ce que le Nord m’apportera d’épreuves.

 

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Grand-Esprit de Lumière,
viens à moi de l’Est

(couleur jaune)
avec la puissance du soleil levant.
Que mes paroles soient toujours lumière.
Éclaires les chemins que je vais parcourir aujourd’hui.
Rappelles-moi le don de chaque jour nouveau.
Et ne me laisses jamais à ce point accablé de chagrin
que je ne sache plus comment me relever et recommencer.

 

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Grand-Esprit de la Création,
envoie-moi  les vents doux et chauds du Sud

(couleur rouge)
Caresses-moi et soi mon réconfort
lorsque je suis mort de fatigue et transi de froid.
Ouvres-moi comme les bourgeons,
comme la brise ouvre les feuilles des arbres.
Et comme, tu donnes à la terre tes vents chauds et mouvants,
gardes-moi près de Toi, source de toute chaleur.

 

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Grand-Esprit,  Donneur de Vie,
je fais face à l’ouest

(couleur noire)
la direction du coucher du soleil.
Rappelles-moi chaque jour que le moment de la nuit viendra
où mon soleil se couchera et s’éteindra.
Ne me laisses jamais oublier que je dois me blottir contre Toi.
Donnes-moi, alors quelques couleurs vives,
un ciel d’or éclatant pour mon déclin,
de sorte que lorsque viendra le moment de te rencontrer,
je puisse resplendir de gloire.

 

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Grand-Esprit de toute Vie,
je te prie, bien collé à cette terre

(couleur verte).
Aides-moi à me rappeler, lorsque je m’étends sur le sol,
que je dois rendre grâce à cette terre
et de ne jamais lui faire de mal en la piétinant.
Donnes-moi des yeux tout plein d’amour
pour tout ce que la Terre, notre Mère, nous fournit,
et apprends-moi à aimer tous tes dons.

 

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Grand-Esprit des cieux sans fin

(couleur bleue)
élèves-moi vers Toi, que mon coeur puisse te vénérer
et aller vers Toi dans la gloire.
Fais que je n’oublie pas que tu es mon Créateur,
plus grand que moi, mais si avide de me voir vivre bien.
Que tout ce qui est dans l’univers
élève mon esprit et ma vie vers Toi
afin que je puisse cheminer vers Toi
dans la vérité et avec mon cœur. 

 

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Blanc :  Pour mes indifférences  Noir :  Pour mes violences  
Jaune :  Pour mes jalousies   Vert :  Pour mes découragements  
Rouge :  Pour mes colères  Bleu :  Pour mes mensonges

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"LE COMBAT INTERIEUR"

 

Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit fils.

"Un combat a lieu à l'intérieur de moi, dit-il au garçon. Un combat terrible entre deux loups.
L'un est mauvais : il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, vanité, supériorité et ego.

L'autre est bon : il est joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Le même combat a lieu en toi-même et à l'intérieur de tout le monde."

Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand père :

"Quel sera le loup qui vaincra ?"

Le vieux Cherokee répondit simplement :

"Celui que tu nourris."

 

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Le chant de jubilation de Tsoai-Talee

 
Je suis une plume dans le ciel lumineux
Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine
Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau
Je suis l'ombre qui suit l'enfant
Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies
Je suis l'aigle qui joue avec le vent
Je suis un bouquet de perles étincelantes
Je suis la plus lointaine étoile
Je suis le grondement de la pluie
Je suis le scintillement sur la neige croûtée
Je suis la large traînée de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un cerf qui s'éloigne au crépuscule
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis un vol d'oies dans le ciel d'hiver
Je suis la faim d'un jeune loup
Je suis totalement le rêve de ces choses.
.
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant
Je suis en bons termes avec la terre
Je suis en bons termes avec les dieux
Je suis en bons termes avec tout ce qui est beau
Je suis en bons termes avec la fille de Tsen-Tainte
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant ..
 
 
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RENAISSANCE

La neige est une pensée
qui tombe, un souffle continuel
d'ascensions, de boucles, de spirales
de plongeons dans la terre
comme de blanches lucioles
désirant se poser, prises
dans la bourrasque
entre les maisons
plongées comme des mites
dans leur propre lumière
comme un qui s'étonne
que la neige soit une longue mémoire
d'aile qui traverse l'hiver.

 

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CHANT DE L'EAU

L'eau traverse longuement
notre terrain. Quand
nous trouvons une feuille
ou l'aile d'une libellule
dans l'eau, nous la repêchons .
La remettre signifie qu'autre chose
doit mourir et y être rejeté .
Si l'eau est claire,
nous vérifions qu'aucune impureté
ni rien ne la souille.
 
Steve Crow (Cherokee Irlandais)
 
 
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Paroles indiennes

Je chante comme un arbre à guitares
Dans le vent jaune des chaleurs.
Là-bas pousse l’herbe verte, ici elle se meurt,
Je chante le sang noir des Sept Cités de Cibola
Où le lichen du vin déroule ses violettes.
Je chante Alvar Nunez Cabeza de Vaca
Épine d’or au talon du Monarque.
 
Je chante au loin vers tes champs de lumières

Où fleurissent les yeux de Jacataqua,o Princesse, anémone au cœur de ses guerriers,Jacataqua de notre sang et du vôtre épousés,

Hommes d’airain, je chante vos enfants de la terre.
 
Je chante rouge la mort de Sitting Bull
Dressé dans la conscience au plus altier des gratte-ciel.
Je chante noir la mort illuminée de Sitting Bull
Qui veille libre au poing de la Statue,
Sitting Bull des prairies
Où sont fermées les vieilles cicatrices de la gloire.
 
Je ne suis pas d’ici, mais je chante.
 
J’enchante les oiseaux, les femmes de vos nuits,
La lune chaude à l’heure de septembre
Sur la terre foulée par les hardes sombres
De Sitting Bull.
 
Je ne suis pas d’ici, mais je chante.
 
Vous dites qu’ont vécu les fins soleils,
Vous dites qu’est fané le plumage d’aurore;
Leur chair est en poussière et vous foulez leur chair.
Mais la victoire est dans le roc,
Le triomphe dans les rivières,
Vous ne pouvez les effacer.
O Vérité dans la mémoire des collines,
O Vie dans le silence des falaises,
Remords comme une flèche au cœur.
 

 

 

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9月18日

Guerres Indiennes


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 Guerres Indiennes

 

Les guerres indiennes sont l'ensemble des 65 guerres opposant les colons européens puis les Américains aux peuples Indiens d'Amérique du Nord, de 1778 à 1890. Bien qu'aucune guerre ne fut officiellement déclarée par le Congrès des États-Unis, l'armée fut constamment en guerre contre ces peuples à partir dede 1778. Elles se sont prolongées au XIXe siècle par des violences, de nouveaux massacres de la part des deux camps.

 

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Guerre des Pequots (1637)  

 

Les Pequots s'opposent à la colonisation de la région de la rivière Connecticut. À partir de 1633, les relations sont conflictuelles entre Pequots et colons anglais.

 

Guerre du roi Philippe (1675-1676)

 

Le père du chef indien appelé le roi Philipp, grand sachem de la tribu Wampanoags, fit la paix avec les Pères pélerins en 1621. Le roi Philipp, (Metacomet ou Metacam), roi en 1662, fut obligé de déposer les armes, alors que les tensions territoriales entre colons et Indiens s'amplifiaient continuellement. L'assassinat d'un Indien converti au protestantisme conduit à l'exécution de trois Wampanoags, et à la guerre.

    • Juin 1675 : les Wampanoags brûlent Swansea. Les Nipmucks et les Narragansets les rejoignent.
    • Les Mokawks refusent de rejoindre le roi Philipp. Ces derniers mercenaires des colonies des Pays-bas sont passés ultérieurement aux britanniques.
    • 1676 : les Narangasetts sont vaincus, et leur chef Canonchet tué en avril.
    • en août, le roi Philipp est trahi et tué. Cette guerre aura fait 600 morts du côté des colons anglais et 4 000 du côté des Amérindiens.




 Révolte de Nathaniel Bacon

 

  • 1703 : Le scalp (mot d'origine scandinave, et apporté par les Anglais, et non d'origine indienne) d'un autochtone est rémunéré par 40 £.
  • 1750 : Le scalp d'un Indien adulte (homme de plus de douze ans) est rémunéré 100 £, celui d'une femme ou d'un enfant de moins de douze ans, 50 £.
  • 1763 : proclamation du roi de Grande-Bretagne interdisant aux colons de s'établir au-delà des Appalaches. Cette proclamation fût une des causes de la Guerre d'Indépendance.
9月17日

Peintures de guérison Des Navajos

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" Hozho " peintures de guérison des Indiens Navajos

 

VOIE DE LA MONTAGNE

Voie sœur de la voie de la beauté, que cette voie de la montagne avec son héroïne Bispali, sœur aînée de Glispah, femme-serpent.

Bispali, femme-ours, engendrant fille et garçon Ours, est associée aux lourds pouvoirs de cet animal, puissant guérisseur, lui-même lié aux montagnes, aux herbes médicinales et au feu.
Son pouvoir est si grand que les navajos redoutent cet animal : ils ne le chassent rarement et ne mangent jamais sa chair.
Lors des cérémonies, en particulier Voie du projectile, il arrive qu'un homme déguisé en ours, fasse irruption dans le Hogan et se rue sur le patient dans le but de provoquer en lui un choc psychologique censé l'aider dans sa reconquête de l'état d'Hozho.
Les principaux personnages de cette voie sont les Etres de la montagne représentés par de très longs corps, la femme ours bien sur, ses parents, capables de passer en un clin d'œil de l'état humain à l'état ours.
Figurent aussi les animaux de toutes sortes de la montagne tels que : porcs-épics, papillons et évidemment les serpents.
Cette cérémonie se conduit sur 9 nuits et se clôt sur un final très spectaculaire appelé danse du corral ou feu, sorte de vaudeville sacré où diverses équipes, représentant divers voies, viennent interpréter leur numéro.
Les cérémonies sont souvent liés à des chants. La personne malade doit laisser le chant s'enfoncer dans son corps et le laisser pénétrer en profondeur jusqu'au niveau cellulaire de son être, soit inspirer le chant.
La voie de la Beauté, la voie de la montagne vues précédemment sont différentes sortes de chants qui répondent à différentes sortes de maladie.
Ex :
Voie de la vie s'adresse aux suites d'un accident.
Voie de l'ennemi traitera d'un mal qu'on attribue à des esprits non navajo.
Voie du projectile traitera une morsure de serpent.
Il existe aussi des chants pour les instabilités mentales.


 



LA VOIE DE LA NUIT

Cette voie se déploie sur 9 nuits et seulement pendant l'hiver, elle est destinée à rétablir l'ordre et la beauté chez les personnes dont le désordre s'exprime par un mal de tête ; d'yeux, d'oreilles.
Cette procédure consiste à :
- pendant les 4 premiers jours, exorciser le mal.
- rétablir l'ordre et la beauté nécessaires à la personne qui souffre.

Ainsi assiste-t-on initialement à des bains de sudations et une série d'offrandes k'eet'aan préparées pour inviter les Etres Sacrées, ces ancêtres invisibles, occupant aujourd'hui les sites sacrés de la terre navajo, et s'assurer de leur présence.
Car ils sont nécessaires si l'on veut que la procédure fonctionne correctement et que pour la personne chantée soit rendue entièrement à l'ordre navajo.

Les premiers jours, c'est une succession de sudations, répétitions de prières, chants. Et plus tard surviennent les peintures de sable, les quatre derniers jours de la cérémonie.
Chacune est une rhétorique de guérison en soi, complexe, des chefs d'œuvre de ré-ordonnancement.
Les chants, prières, peintures sont de véritables chef-d'œuvre de beauté évoluant dans un univers Navajo organisé selon un ordre bien précis et imprégné d'une beauté lancinante.
Cette Voie Mâle par excellence est très pratiquée encore de nos jours. Elle vient pour lutter contre toute forme de paralysie aussi bien physique que mentale.

Les héros de cette cérémonie se nomment Les Rêveurs ou Visionnaires.
Hosteen Klah '1867-1937 fut l'un des plus brillants praticiens de cette voie complexe dont l'apprentissage culmine avec la constitution d'une trousse de médecine fournie, notamment en masques très difficiles à obtenir, les Maîtres de cette voie les cèdent difficilement à leurs apprentis.
Aujourd'hui, de nombreux homme médecine continuent de la pratiquer dans l'ombre et le froid des nuits d'hiver.



 

LA VOIE DE LA PERLE

Pouvoir de l'esprit et des cieux sur les piètres bien terrestres : telle est la leçon prodiguée par le Héros de la Voie de la Perle, dit le clochard qui vit habillé d'oripeaux et se nourrit de détritus.
Mais sa richesse intérieure lui permet de s'allier avec les puissances suprêmes : à la fois celle de l'aigle, représentation de l'esprit indestructible, et celle de l'éclair et des serpents qui, prenant le relais, permettent au Clochard de franchir la porte du ciel.
Mais comme tout héros, le Clochard aura commis préalablement des impairs, reçu l'aide de la Grande Mouche, bienveillante intermédiaire entre les humains et les Etres sacrés, donné l'abeille au monde terrestre et récupéré les trésors du plus riche de tous les peuples, le Peuple Araignée : il les retient dans les mailles serrées de sa toile et notamment des perles qui donnent leur nom à cette Voie de neuf nuits.

Ayant reçu la cérémonie des Etres sacrés, il n'a pas manqué non plus de revenir dans le monde des humains pour la leur transmettre à son tour. Rentré dans sa maison céleste, le corps paré de perles de sa victoire, le Clochard assure une distribution équitable des richesses.
Au soleil, par exemple, il offre un très long collier de turquoises et son précieux bonnet de plumes rouge, qui depuis, donne sa couleur au crépuscule.
Quant à ces peintures navajo, ceux qui sont capables de réaliser un tel équilibre doivent avoir en eux-mêmes un sens aigu de l'harmonie, tout le contraire dans ce que l'on peut voir dans l'art moderne.




LA VOIE DE L'EAU, DE LA GRANDE ETOILE : UN MEME TRACE

Les voies, notamment les majeures, finissent toutes par rejoindre un même tracé. Le héros commet des impairs à cause de sa nature, laquelle n'est pas aussi tranchée qu'il paraît, la preuve en est que des Etres intermédiaires lui viennent en aide pour lui révéler sa propre ambiguïté ni tout a fait méchant ni tout à fait bon, capable du pire comme du meilleur, jusqu'à ce qu'il croise leur chemin.
Conscient de ses possibilités, il peut gagner ses galons d'Etre Sacré en rejoignant le monde de ceux qui ont déjà ce statut pour l'avoir acquis ou toujours eu. Là-haut ou tout en bas, il reçoit la cérémonie qui le sanctifie puis revient dans le monde des humains pour la leur léguer.
Rejoignant définitivement le panthéon sacré des Navajos, il veille désormais à l'accomplissement de ce que sa nature avait de prophétique. Mais tous c es héros semblent nous encourager à tendre, même si c'est par des chemins différents vers l'immatérialité du pollen, la matière à l'interface du monde visible et invisible, de faire de sa vie une conquête spirituelle.
La voie de l'eau semble aujourd'hui éteinte, et ses deux derniers praticiens remontaient à l'époque du grand Homme-médecine du XXè siècle, Hosteen Klah (1867-1937).
Cérémonie majeure, elle ne se déploie plus, alors, que sur cinq nuits contre neuf à l'origine. On la dit liée au retrait des eaux après le déluge.
Dans cette Voie de l'Eau comme dans la Voie de la Grande Etoile dont on pense qu'elles appartiennent au même groupe, que la Voie du Projectile,, on voit surgir, aux côtés du héros, le Coyote : il est son animalité, son ombre lubrique. Mais rien de manichéen, car si le coyote recherche à abuser de la naïveté du héros, le Blaireau, en l 'encourageant à grimper toujours plus haut afin de s'élever vers les Etres Sacrés.
Le Coyotte n'est jamais loin, il guette à la fois tentateur, imaginatif, trouble, et celui qui propulse vers les choses de l'esprit. Ambigu à jamais : n'est-ce pas lui qui a donné le feu aux hommes mais a aussi provoqué le déluge ?
 

 

 

 

 

 

 

8月18日

Le chamanisme Amérindiens

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Je remercie Shadow pour ce cadeau  

Kwei (bienvenue en langue Ilnu)

 

Le Chamanisme Amérindien

ou la Voie du Totem



« La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre »

 

Le Chamanisme est un système de pratiques magiques (symboliques, spirituelles) répandu surtout dans les sociétés traditionnelles, dont elles constituent la "religion" exclusive. Le Chamanisme réunit les choses, au lieu de les séparer. L'enseignement est donné par les esprits. Le chamanisme est la spiritualité la plus ancienne connue.

Le chamanisme est toujours vivant, y compris dans les sociétés occidentales modernes.

Le chaman fait le lien avec le monde des Esprits, de l'au-delà, étant le messager des Anciens. Il est le médecin du village, le prêtre, le psychologue, le conseiller, le mystique... C'est un personnage doué d'une force de caractère à toute épreuve et en même temps doté d'une sensibilité extrême. D'un point de vue ésotérique, c'est la synthèse entre le médium, le magnétiseur et l'érudit.

 

 

Dans la tradition amérindienne, le Peuple d'Origine était unifié par l'influence de la Terre Mère. Cela amenait chacun à :

  • Honorer et rendre grâce au Grand Esprit, à la Source Suprême de toute Vie.
  • Établir un Système de Clan qui assurait l'unité familiale, la stabilité, l'intégrité dans le corps, le coeur, la pensée et l'esprit.
  • Appartenir à la famille de la Terre Mère ce qui établissait l'identité du Soi à travers la Loi Terre
  • Partager les dons de la Terre Mère avec toutes les créatures vivantes
  • Faire et respecter l'engagement de favoriser l'estime de soi et les relations de choix
  • Établir un code et un credo d'état de conscience de soi pour favoriser la croissance personnelle à travers l'Amour et la Vérité pour assurer la paix.

Cette enseignement se transmettait d'une génération à l'autre à travers les traditions orales : cérémonies, chant, danse, art, langue et coutumes de tous les jours, en les vivant chaque jour.

C'est autour des feux, le Feu du Conseil, que le peuple apprit que leur connexion Terre favorisait le développement de la Sagesse, la mise en marche dans l'action de prophétie et de philosophie. Les enseignants exprimaient différents rôles à travers différents visages pour le bénéfice de leur croissance.

 

 

Les traditions étaient supportées par :

  • les Aînés qui enseignaient le quotidien de la vie,
  • les Gardiens de la Paix qui dirigeait les Cérémonies,
  • les Clans Mères qui perpétuaient les Codes Moraux de Vérité
  • les Chefs qui représentaient le peuple au Conseil,
  • les Sachems qui étaient les enseignants spirituels,
  • les Conteurs qui perpétuaient les légendes d'Amour, de Vérité et de Paix comme outils d'enseignements,
  • les Sages qui étaient des historiens et des gardiens de la Mémoire,
  • Les Hommes/Femmes Médecine qui étaient les herboristes. Ils aidaient les gens à maintenir le corps en harmonie, les pensées saines et l'esprit pur.

 

 

Cette façon de vivre a assuré une structure sociale d'interrelation qui a survécu jusqu'à nos jours.

La Spiritualité occupait une très grande place dans la vie de toutes les tribus amérindiennes. Ils croient qu’une Puissant, appelé Grand Esprit, habite toute les choses de la Vie (plantes, animaux, herbes..).

Ils vivaient selon 3 pratiques importantes dans leur vie de tous les jours : les mythes, les croyances et les légendes.

Pour les amérindiens, la vénération de la nature occupait une place primordiale dans la vie spirituelle. Elle écoute, comprend et respecte les innombrables Esprits de la nature. Ils ont toujours une spiritualité bien vivante qui repose sur la Communication Profonde de l’être humain avec les différents aspects de la Vie animale, la Nature et la Terre Mère.

 

 

Le Tipi

Le tipi est un mot Sioux utilisé pour désigner une maison portative. Cette maison ressemble à une tente en forme de cône. Son cadre est fait de longs morceaux de bois qui se rejoignent en haut et qui sont attachés ensemble. En guise de toile, les Amérindiens utilisaient des peaux d'animaux cousues ensemble et décorées. Les peaux d'animaux tiennent au sol avec de grosses roches ou avec des piquets de bois.

Dans la majorité des tipis, il y a une place pour un feu à l'intérieur, au centre. Un trou au toit permet à la fumée de s'échapper. Un Tipi peut mesurer jusqu'à 4.5 mètres de hauteur par 9 mètres de diamètre et peut être assemblé en quelques minutes seulement par des experts. Ces tentes servaient surtout au chasseurs de bisons dans les grandes plaines de l'ouest.

 

 

 

Le Totem

Le totem est est une grande statue, généralement en bois, représentant un animal considéré comme l'ancêtre de la tribu. Le totem est le protecteur de la tribu. Chaque amérindien d'une tribu peut avoir son totem personnel

 

 

Le capteur de rêves

Plusieurs histoires amérindiennes sont associées à la toile de l'araignée de nuit. Cette toile est visible à l'aube et elle disparaît quand le soleil est levé. Le capteur de rêves doit être suspendu au-dessus du lit de l'enfant. Il attrape tous les rêves, les bons et les mauvais. Les mauvais rêves se prennent dans la toile et sont détruits par les premiers rayons du soleil. Les beaux rêves trouvent leur chemin au centre de la toile et de là, ils entrent dans la vie du rêveur pour le guider. Le capteur de rêves peut être gardé toute la vie et peut être décoré avec des choses appartenant au rêveur. Le capteur de rêves est aussi un porte-bonheur.

 

 

Légende du Capteur de rêves

Par une belle journée de printemps, un chasseur indien nommé Eau rapide partit chercher de la viande pour sa tribu qui avait faim. En se promenant dans la forêt, il découvrit une clairière qu'il n'avait jamais vue auparavant. Il rencontra un vieux monsieur aux apparences d'un chaman et lui dit: «Que veulent dire les signes dans le sable?»

Le vieillard lui dit: «Ce sont des signes aux pouvoirs magiques, ils me serviront à conquérir la planète! Je t'avertis, si tu touches à un seul de ces dessins, tu seras poursuivi par une terrible malédiction.» Eau Rapide, terrifié, effaça les signaux et s'enfuit en courant le plus loin possible. Rendu à une très grande distance, il se remit à chasser.

Le soir même, le guerrier fit un épouvantable mauvais rêve; ce cauchemar se répétait tous les soirs. Puisqu'il n'arrivait plus à dormir, il ne pouvait plus aller à la chasse. Alors, il dut trouver solution à son problème. Le chaman de sa tribu avait eu beau préparer des potions à base de plantes, faites des envoûtements et des invocations, mais rien ne fonctionnait. Puis un jour,alors qu' il essayait de chasser avec les forces qui lui restaient, il rencontra Mère Araignée. Eau Rapide, surpris, demanda à la déesse: «Connaissez-vous un moyen pour me guérir de tous ces cauchemars?»

Mère Araignée lui répondit: «Oui, c'est pour cela que je suis ici! Va me chercher une branche de frêne et tords-la pour en faire un cercle. Ensuite,donne-moi le cercle.» Dame Araignée se mit à tisser une toile puis à la décorer de plumes et de perles. Quand elle eut fini, elle lui dit: «Accroche ce capteur de rêves sur le bord de ta fenêtre, il filtrera les beaux rêves des cauchemars, les mauvais rêves s'évaporeront à la chaleur du soleil. Les rêves resteront emprisonnés dans les perles. Chaque nuit, un rêve sera relâché pour que tu puisses le rêver.»

Le chasseur remercia la déesse puis retourna chez lui. Sur le chemin du retour, il chassa trois perdrix et un chevreuil, de quoi nourrir toute la tribu. Sa femme l'accueilla les bras ouverts et lui dit: «Va te coucher mon chéri, tu dois être mort de fatigue.» Ce qu'il fit très rapidement. Depuis ce temps, cette tradition se transmet de génération en génération.

 

8月10日

Votre Totem

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Va ôhtamal (Bienvenue en Cheyenne)

 

 

Votre Totem

 

CAPRICORNE  22/12 au 19/1

L'oie, le péridot, la ronce, le blanc, Nord Nord Ouest

 
CANCER 21/6 au 21/7


Le pivert, le quartz rose, l'églantier, le rose, Sud Sud Est

 

 

VERSEAU   20/1 au 18/2


La loutre, la turquoise, la fougère, l'argenté, Nord

 

LION  22/7 au 21/8


Le saumon, la cornaline, le framboisier, le rouge, Sud

 

 

POISSON   19/2 au 20/3


Le loup, le jade, le plantain, le bleu-vert, Nord Nord Est

 

VIERGE  22/8 au 21/9


L'ours, la topaze, la violette, le brun, Sud Sud Ouest

 

 

BELIER  21/3 au 19/4


Le faucon, l'opale, le pissenlit, le jaune-vert, Nord Est

 

BALANCE  22/9 au 22/10


Le corbeau, l'azurite, le lierre, le bleu, Sud Ouest

 

 

TAUREAU  20/4 au 20/5


Le castor, le jaspe, le trèfle, le jaune, l'Est

 

SCORPION  23/10 au 22/11


Le serpent, l'améthyste, le chardon, le violet, Ouest

 

 

GEMEAUX 21/5 au 20/6


Le cerf, l'agathe, la molène, l'orange, Sud Est

 

SAGITAIRE  23/11 au 21/12


Le hibou, l'obsidienne, le gui, l'or, Nord Ouest

 

 

8月8日

La bataille de Waschita River (Oklahoma)

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Anâmikâgewin (Bienvenue en langue Algonquine)

La bataille de la

W A S H I T A

27 NOVEMBRE 1868

la victoire de Custer sur les Cheyennes de l'Oklahoma

 

La bataille

Le 27 novembre 1868, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer et 800 hommes du 7e régiment de cavalerie attaquent 150 guerriers du chef Cheyenne Black Kettle dans le village de ce dernier, sur la Washita River (Oklahoma).

Après la bataille qui dure trois heures, Custer rassemble 53 prisonniers, leur donne 200 poneys trouvés dans le village (600 autres, indomptables, sont tués), brûle les tipis et l'arsenal de Black Kettle (82 armes à feu, 4000 flèches, 30 lances, 210 haches), puis revient à sa base de ravitaillement.

Custer

 

 

ETE 1868 : LES MASSACRES DU KANSAS

 

Le traite de Medicine Lodge Creek a été signé en 1867. Il devait garantir la paix entre les Blancs et les Indiens et donner aux Indiens des armes pour aller chasser à la frontière du territoire indien (aujourd'hui l'Oklahoma). Au début de l'été 1868, l'agent des affaires indiennes Wynkoop se bat pour que les indiens obtiennent les armes promises. Finalement, il obtient gain de cause fin août 1868 et promet, dans son rapport, que cette transaction apportera une paix durable dans les Plaines.

Les civils du Kansas, du Colorado et du Texas paieront cher l'aveuglement de l'agent...

200 Cheyennes de la tribu de Black Kettle, 20 Sioux et 4 Araphoes rentrent d’un raid contre leurs ennemis, les Pawnees. Mourant de faim, ils investissent la maison d’un fermier nommé Shaw et le somment de partir alors qu’ils pillent sa maison à la recherche de la nourriture. Evidemment, l’homme tente de résister. Après avoir battu celui-ci à mort, les guerriers cheyenne s’en prennent à sa femme et sa fille. Elles et une autre femme présente dans la maison sont violées et battues  par cinq guerriers. Puis les guerriers indiens remontent méthodiquement le cour des deux rivières, attaquant toutes les fermes et les maisons qu’ils rencontrent. Ils dévastent les maisons, tuent les hommes qu’il rencontrent puis incendient les lieux. Les femmes et les filles qu’ils rencontrent sont capturées et violées. La plus célèbre des tristes affaires de ces trois jours est l’attaque de la ferme des Ripley, le 12 août. Après avoir mortellement blessé le père, les guerriers cheyennes capturent sa femme et ses deux petites filles. Alors qu’ils quittent le terrain, Mme Ripley saute de la croupe de son geôlier et s’enfuit. Les Indiens déchargent leur armes sur elle, la blessant à l’épaule et à la poitrine. La femme tombe à terre, ensanglantée. Les guerriers la violent alors tour à tour. 

"Nous reviendrons avec des renforts de la bande à Black Kettle et nous prendrons ces scalps par la force.."

Le chef cheyenne Little Robe après l'attaque d'une réserve d'Indiens Kaws, mai 1868

Le chef Black Kettle :

un "pacifique" sanguinaire

Chef déclaré "pacifique" mais régulièrement impliqué dans des massacres et des enlèvements de civils (femmes et enfants soumis à des violences et des viols), il a été violemment attaqué le 29 novembre 1864 par le colonel Chivington en représailles aux massacres de 200 civils blancs. L'attaque tourna à la boucherie (le massacre de Sand Creek).

Survivant à Sand Creek, Black Kettle a encouragé ses guerriers dans des raids sanglants, des kidnappings et des viols durant tout l'été 1868. Il reste cependant connu comme un chef de paix uniquement grâce à un révisionnisme "politiquement correct" de certains auteurs...  Son camp abritait les meurtriers du Kansas ainsi que plusieurs otages (femmes et enfants).

 

Black Kettle

"Les bandes responsables des massacres sont celles de Medicine Arrow, Little Raven, Black Kettle et Little Rock."

Edmund (Edmond) Guerrier, métis cheyenne qui a participé aux massacres, 9 février 1869

"200 Cheyennes et quatre Arapahos ont été faire un raid. Presque tous les hommes de notre village y sont allés. Ils ont fait beaucoup de déprédations. Ils ont tué des femmes, kidnappé des enfants. Tous nos jeunes hommes y sont allés."

Le Cheyenne Little Rock, chef en second du village de Black Kettle, 19 août 1868

"Les Indiens ont continué leurs raids, évitant facilement les grosses troupes et attaquant les petits détachements.."

George Bent, beau-frère de Black Kettle, ayant participé aux massacres aux côtés des Cheyennes

 

Geoges Bent

"Mes hommes sont sur le sentier de la guerre au-delà de la rivière Arkansas et ne veulent pas la paix dans cette région."

Le chef Black Kettle, 20 novembre 1868

"Des guerriers sioux et cheyennes vont venir dans la région au printemps et vont la nettoyer."

Le chef Black Kettle, 20 novembre 1868

"[Avant la bataille de la Washita], 150 de nos guerriers avaient été faire un raid au Kansas où ils avaient tué et scalpé trois hommes. [...] Les raids contre les Blancs étaient fréquents. Parfois, le chef [Black Kettle] permettait ces raids."

La Cheyenne Mah-wis-sa, soeur du chef Black Kettle

Mah-wis-sa 

"Les leaders de ces massacres doivent être pendus."

Général Philip Sheridan

Les appels à l’aide sont cependant arrivés aux Forts de l’armée. Le capitaine Frederick Benteen prend une troupe du 7e de cavalerie et se dirige vers le lieu des exactions, obligeant les Cheyennes à s’enfuir. Ils oublient dans leur fuite les deux petites filles Bells et la mère dont les jours son comptés. Les deux petites filles passent trois jours dans la prairie à se cacher dans une maison délabrée avant d’être récupérées. Mrs Bell meure de ses blessures au début du mois de septembre 1868.

 

En deux jours, les Cheyennes massacrent 12 personnes et kidnappent six enfants. A Walnut Creek, des témoins aperçoivent Black Kettle, qu'ils connaissent bien car il vient souvent à Hays City (Kansas), au milieu de guerriers qui incendient une ferme. Au Texas voisin, qui borde le Territoire Indien, 22 enfants sont kidnappés. 14 seront exécutés par les Indiens, les autres libérés après avoir été privés de nourriture. Certains mourront de froid juste avant leur libération (les 3 enfants McIlroy).Au Kansas toujours, deux fillettes sont violées, tandis que 15 hommes sont assiégés dans leur chariot au Colorado. Les Indiens finissent par mettre le feu aux véhicules, et les brûlent vifs. Au Kansas, une femme et ses six enfants sont assassinés.

 

La nouvelle de cette sombre affaire secoue le département du Missouri. Edward Wyncoop comprend que son espoir de paix est sur le point de disparaître. Les crimes de la Solomon et de la Saline River ont été gratuits, alors que les Indiens venaient de recevoir les armes promises pour la chasse. On ne peut ni justifier ces actes, ni leur trouver un contexte. 353 hommes, femmes et enfants ont été massacrés, kidnappés, violés !

            Car Sheridan n’a pas l’intention de tolérer un tel acte. Il se met à la recherche de la tribu des coupables dans le but de la châtier. Alors même que le département des affaires indiennes est en ébullition, les déprédateurs de la Solomon et de la Saline font alors encore parler d’eux 

 

L’éclaireurs favori de Custer durant la campagne de 1867, William Comstock est accueilli  avec hospitalité (une obligation chez les Indiens) dans le camp de Black Kettle. Il est accompagné d’un autre scout nommé Grover. Les deux hommes sont venus interrogés Black Kettle sur les problèmes des meurtres aux rivières Saline et Solomon.

 

 

Ils ont bien vite la réponse à leur interrogations, car les Cheyennes et Araphoes responsables des exactions arrivent dans le camp ! Grover et Comstock, considérés comme des espions, sont emmenés hors du village par quatre guerriers et trois enfants. Peut-être les Indiens cherchaient-ils un endroit pour exécuter leurs victimes. Ou peut-être que, tout simplement, ont-ils décidé de tuer leurs prisonniers. Quoiqu’il en soit, les guerriers indiens, dans une chorégraphie parfaite, tournent soudain leurs fusils (offerts par le gouvernement américain pour la chasse au bison) vers les deux scouts et ouvrent le feu. Comstock est tué sur le coup, Grover sérieusement blessé. Ce dernier utilise alors le cadavre de son camarade comme bouclier, si bien que les Indiens le croiront mort. Quand les guerriers le quittent, il doit faire les kilomètres qui le sépare de la gare de la Kansas Pacific. Il sera ensuite transféré à Fort Hays où il témoignera.

Les Cheyennes sont désormais dans la plus parfaite illégalité. Wynkoop devra se résigner à admettre que les Indiens ont bien violé le traité.

 

 

RAPPORT DES AFFAIRES INDIENNES, NOVEMBRE 1868

Entre le mois d'août et le mois de novembre 1868, les colons de la frontière du Kansas et du Colorado donnent les pertes suivantes, causées par les raids indiens :

117 personnes assassinées

16 personnes blessées

32 personnes scalpées

14 femmes violées

4 femmes kidnappées

2 enfants kidnappés

619 chevaux volés

958 têtes de bétail abattues

 

 HIVER 1868 : CHÂTIMENT

- Dernier message de Clara Blinn et de son fils Willie, deux ans, otages blancs de Black Kettle, 7 octobre 1868 -

Gentil ami- qui que vous soyez, je vous remercie pour votre gentillesse envers moi et mon enfant . Les Indiens m’ont dit, du peu que j’ai compris,  qu’ils voulaient nous vendre à des marchands. J'ai peur qu’ils soient Mexicains et qu’ils nous mettent en esclavage à Mexico. Si vous n'êtes pas loin du village, essayez de venir, je vais prier pour que vous essayiez.

Nous avons été capturé le 9 octobre sur la rivière Arkansas, près de Fort Lyon. Je ne peux pas dire s'ils ont tué mon mari ou non. Je vais bien autant qu'on peut l'espérer, mais mon bébé, mon trésor, mon petit Willy, est vraiment faible.

Oh, Mon Dieu, aide-le ! Sauve-le, gentil ami, même si tu ne peux pas me sauver. Adieu !

Clara Blinn sera assassinée par les Cheyennes de Black Kettle le 27 novembre 1868 de deux balles dans la nuque. Son fils Willy est projeté contre un arbre. Les deux corps sont scalpés et le corps de l'enfant démontrera qu'ils était sans doute privé de nourriture par les Cheyennes.

Custer libèrera trois autres otages blancs de Black Kettle, dont deux garçons qui étaient également privés de nourriture par leurs geôliers cheyennes.

Enfant Blinn

A la mi-novembre, la colonne de Custer se met en branle. Custer est fâché, car il partage le commandement du 7e avec le général Sully, qui faisait l'intérim durant son année de suspension par la court martiale. Mais obtient bien vite l'accord de Petit Phil Sheridan qui lui permet de diriger seul son armée. En plein blizzard, le 23 novembre 1868, Custer se lance sur les traces de son ennemi. Le 26, ses éclaireurs trouvent un camp près de la Washita River. Ils distinguent une cinquantaine de tipis éparpillés sur moins d'un kilomètre. Le terrain semble convenable pour une charge, et le vent qui souffle sur le sol enneigé rend la visibilité si précaire que Custer est assuré de la surprise de son attaque.

A l'aube, le 7e, qui s'est scindé quatre groupes, s'élance sur le village.

Les soldats du 7e, malgré une horrible nuit dans le froid (ils ne pouvaient faire de feu pour ne pas se faire repérer), lancent une charge furieuse contre le village. La résistance acharnée des guerriers auteurs des raids de la Solomon et Saline River est farouche. La bataille dure trois heures à certains endroits.