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10月8日

Langue autocthone du Québec(suite)

Les préfixes pronominaux

En mohawk, le verbe renferme toujours un pronom faisant référence aux principaux actants, soit ses agents ou ses patients (ou les deux à la fois). Dans le verbe « je fume » (ci-dessus), le pronom « je » est représenté par le préfixe k-. Le système pronominal mohawk est particulièrement riche. Comme dans bien d'autres langues, il y a des formes différentes pour la première personne (« je »), la deuxième (« tu »), le masculin (« il »), le féminin (« elle ») et le neutre (« il ») de la troisième personne.

keráthens je grimpe raráthens il grimpe
seráthens tu grimpes ieráthens elle grimpe
karáthens il (neutre) grimpe


Pour désigner des personnes sans en préciser le sexe, le mohawk utilise le féminin indéfini, c'est-à-dire « elle-on ». Le ka- désigne non seulement les animaux ou les objets mais parfois aussi — dans des circonstances particulières — les femmes.

Le nombre s'exprime par l'opposition entre le singulier (qui désigne une seule personne), le duel (qui désigne deux personnes) et le pluriel (trois ou plus de trois personnes).

 
raráthens il grimpe
niráthens tous deux (hommes) grimpent
ratiráthens tous (les hommes) grimpent


Le locuteur, lorsqu'il parle d'un groupe dans lequel il s'inclut, précise si l'auditeur est lui aussi inclus.

 

teniráthens nous grimpons tous deux (toi et moi) (inclusif)
tewaráthens nous grimpons tous (vous tous et moi)
iakeniráthens nous grimpons tous deux (lui/elle et moi) (exclusif)
iakwaráthen nous grimpons tous (eux et moi)


Le système pronominal permet d'autres distinctions encore. La liste ci-dessous illustre deux façons différentes dont le même pronom — il — peut s'exprimer, soit par le préfixe ra (verbes de la colonne de gauche), soit par le préfixe ro (colonne de droite).

ratekhwákwas il mord rohterón:ni il craint
ra'nikòn:rara' il est prudent ro'nikónhrhens il oublie
rarákwas il choisit rotshenón:ni il est heureux
ratíta's il monte à bord roiéshon il rit


Dans les verbes de la colonne de gauche, le préfixe renvoie à l'agent : l'actant qui a la maîtrise d'une action volontaire. Dans la colonne de droite, le préfixe renvoie au patient involontaire. La distinction entre les deux est particulièrement nette dans les exemples qui suivent.

raié:nas il tient roié:nas il est épileptique
ratshénries il trouve roié:was il ne peut trouver


Lorsque l'action met en cause à la fois un agent et un patient (être humain), tous deux sont représentés ensemble par un préfixe pronominal transitif.

shakohrewáhtha' il la punit
konwatihrewáhtha' il les (féminin) punit


Le pronom réfléchi s'emploie lorsque l'agent et le patient se confondent en une même personne.

ratathrewáhtha' il se punit


Comme on peut l'imaginer, l'ensemble des préfixes pronominaux — système qui distingue trois personnes, trois genres, trois nombres et deux cas — compte un nombre imposant d'éléments : plus de 60 en tout.

 

 

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Autres préfixes verbaux

Le verbe en mohawk peut contenir d'autres préfixes aux fonctions des plus diverses : certains, par exemple, servent à indiquer si l'action est orientée vers le locuteur ou dans le sens opposé.

satá:wen nage !
tasatá:wen nage vers ici !
ia'satá:wen éloigne-toi d'ici ! (à la nage)


Un autre marque la répétition de l'action ou le retour à un état antérieur.

sasatá:wen retourne ! (à la nage)


Un autre suffixe renforce le sens du mot qui exprime l'action.

nikatá:wens je nageais de toutes mes forces


Un autre encore, utilisé conjointement avec une particule, marque la négation.

iah thakatáwe

 

je ne nagerai pas

 

 

 



Les suffixes verbaux

Les préfixes ne représentent qu'une partie des éléments qui confèrent au verbe sa complexité. Une large gamme de suffixes peuvent aussi être accolés aux racines verbales. Mentionnons, entre autres, le suffixe réversif, qui, lorsqu'il est placé après la racine du verbe, forme un dérivé exprimant le sens contraire.

satíta' entre !
satitáhko sors !


D'autres expriment le causatif.

iotékha' il brûle
enkatéka'te' je le ferai brûler, j'allumerai un feu


Le suffixe instrumental permet de préciser le moyen par lequel s'accomplit le procès.

ieksóhares elle lave la vaisselle
ieksóhare'táhkhwa' elle lave la vaisselle avec cela


Le suffixe bénéfactif indique que l'action est exercée au profit d'une autre personne.

enkà:iako' je cueillerai des baies
enkonhiákwahse' je cueillerai des baies pour toi


Le suffixe distributif indique que l'activité est exercée à divers endroits ou à divers moments, ou qu'elle est orientée vers divers objets, etc.

kahiawenhá:tons je cueille des baies çà et là


Ce ne sont là que quelques exemples des préfixes et suffixes verbaux qui existent en mohawk. Le verbe peut d'ailleurs acquérir un caractère complexe par un autre moyen.

 



L'incorporation d'un nom dans un verbe

Un radical nominal peut être accolé à la racine d'un verbe. Dans l'exemple qui suit, le verbe renferme le radical nominal -ahi- « fruit ».

kahiákwas je cueille des baies


Le radical nominal a normalement pour effet de restreindre le sens du verbe en précisant le genre de patient auquel il s'applique.

Il arrive — cela est d'ailleurs courant — qu'un même verbe renferme à la fois plusieurs préfixes et suffixes et qu'en outre un nom y soit incorporé.

iah th-a-etsi-te-w-ate-wistohsera-'tarih-à:t-ha-k-e'
non

NE PAS-OPTATIF-RÉPÉTITIF-NOUS-TOUS-PROPRE-beurre-chaud-CAUSATIF-HABITUEL-CONTINU-PONCTUEL

nous ne continuerons plus à faire chauffer notre beurre

 

 

 

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En mohawk, un seul mot suffit souvent pour exprimer ce qui, en français, correspondrait à une phrase complète. On peut se demander si un énoncé tel celui que nous venons de citer constitue effectivement (sans la particule iah) un seul mot. Divers facteurs permettent de conclure que l'on est en présence d'un mot unique.

Premièrement, le locuteur sait reconnaître le mot unique, le cas échéant. Deuxièmement, aucun des éléments constitutifs d'un mot — racine, préfixe ou suffixe — ne serait reconnaissable isolément. Troisièmement, aucun mot, en mohawk, ne renferme plus d'une syllabe accentuée. (Certaines particules ne sont pas accentuées.) Fait à noter, le long énoncé cité ci-dessus ne comporte qu'une seule syllabe accentuée, à:t.

 

 



La fonction du verbe

Le lecteur comprendra pourquoi les verbes sont beaucoup plus fréquents en mohawk que dans bien d'autres langues. La majorité des énoncés sont constitués principalement de verbes, parmi lesquels s'intercalent des particules et quelques noms. Cela s'explique en partie, bien sûr, par le fait que le verbe renferme déjà une bonne partie de l'information qui, dans d'autres langues, serait transmise au moyen de noms, d'adjectifs ou d'adverbes distincts. Mais cela est aussi attribuable au fait qu'en mohawk, le verbe remplit des fonctions syntaxiques très variées.

En mohawk, comme dans la majorité des langues, le verbe peut jouer le rôle de prédicat. Le mohawk a cependant pour particularité d'utiliser aussi le verbe pour nommer les personnes et les objets, lui attribuant ainsi un rôle que d'autres langues réservent au nom.

ienontarotsenhtáhkhwa' on l'utilise pour servir la soupe (louche)


Grâce à la riche structure de ses verbes, le mohawk a pu créer des mots nouveaux au fur et à mesure que le besoin s'en est fait sentir. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de donner un nom aux divers outils apportés par les Européens, le locuteur du mohawk n'a pas eu à recourir à l'emprunt.

En résumé, étant donné qu'il renferme des pronoms, le verbe, en mohawk, peut constituer à lui seul une phrase complète. Chacun des verbes cités dans la partie précédente de cet exposé pourrait former une phrase tout à fait grammaticale.

 

 



La chaîne parlée en mohawk

La façon dont les éléments d'information sont rassemblés pour former l'énoncé, en mohawk, est tout à fait différente de ce qu'elle est, par exemple, en français. Porteur d'une plus grande quantité d'information en mohawk, le verbe y est par conséquent plus fréquent qu'en français. L'effet de ce mode d'organisation du message est bien illustré dans le bref passage qui suit, extrait de la première page d'un conte dont l'auteur est Rita Phillips, de Kahnawake.

Wahón:nise' ia:ken',  
il-y-a-longtemps OUÏ.DIRE

On dit qu'il y a longtemps,

 

atsà:kta ákta tkanonhsó:tahkwe'  
rivière-près près LÀ-IL(NEUTRE)-maison-se trouver-HABITUEL-PASSÉ

dans une maison qui se trouvait près de la rivière,

 

é tho rati'terón:tahkwe' iatathróna'  
EUX TOUS-vivre-HABITUEL-PASSÉ ILS-DEUX-SE mariés.sont

vivaient un couple.

 

tanon ne ronwatiio'okòn:'a tánon akokstén:ha.  
et le ILS/EUX-enfant-PLUR. et ELLE-vieux.est

leurs enfants, et une vieille femme.

 

Ó:nen iá:ken kí:ken sewahsón:ta  
or OUÏ.DIRE ceci UN-IL(NEUTRE)-soir est

Un soir,

 

iahniiá:ken'ne'

ne

iatathróna',  
AU LOIN-PASSÉ-ILS-DEUX-

le

ILS-DEUX-SE
sortir-PONCTUEL mariés.sont

le couple est allé

 

wahiaterennaiénhna'  
PASSÉ-ILS-DEUX-SE-prière-poser-ALLER-PONCTUEL

à l'église.

 

Akokstén:ha wa'ontenónhnha'  
ELLE-vieux.est PASSÉ-ELLE-SE-veiller-PONCTUEL

La vieille femme est restée pour prendre soin des enfants  

 



Si bref soit-il, ce passage illustre plusieurs différences entre la façon dont le mohawk, comparativement aux langues européennes, présente l'information. On notera, à la première ligne de chaque paragraphe, l'emploi de la particule ia:ken « on dit ». C'est le moyen par lequel le locuteur fait, systématiquement, la distinction entre l'information qu'il a acquise par sa propre expérience et celle que d'autres lui ont transmise.

La profusion des verbes — caractéristique du mohawk — est évidente même au début du récit. Une bonne partie de l'information qui, en français, serait exprimée par des noms, est transmise, en mohawk, par des verbes. Il est rare que le locuteur du mohawk parle tout simplement d'une maison sans préciser qu'elle se dresse. Pour désigner un couple, il utilise l'expression verbale « mariés l'un à l'autre », et pour désigner la vieille femme, il emploie le verbe « être vieux ». Plutôt que de dire que le couple est allé à l'église, le locuteur dit qu'il est allé prier.

Il convient aussi de noter l'ordre des mots dans la phrase. À la ligne (6), le prédicat « est sorti » précède le sujet, « le couple ». À la ligne (8), en revanche, le sujet « la vieille femme » précède le prédicat « a veillé ». De prime abord, l'ordre des mots en mohawk peut sembler plutôt variable. Alors que, dans bon nombre de langues européennes, les mots sont placés principalement selon leur fonction syntaxique — sujet, prédicat, objet direct, etc. —, il en est autrement en mohawk où, du fait que les rapports grammaticaux sont déjà représentés par des éléments pronominaux placés à l'intérieur du verbe, l'ordre des mots peut servir à d'autres fins, à caractère stylistique. En effet, l'ordre dans lequel les mots apparaissent dans l'énoncé, en mohawk, dépend de leur importance. Les mots porteurs des informations revêtant le plus d'intérêt sont placés au début de la proposition; suivent les mots transmettant des informations à caractère plus prévisible, ou d'une importance moindre. Dans l'exemple, on constate qu'à la ligne (6) l'information la plus importante concerne le départ, tandis qu'à la ligne (8) l'auteur fait voir le contraste entre la vieille femme, qui est restée à la maison, et le couple, qui est sorti.

 

 

 

 

Conclusion

Le mohawk se différencie à bien des égards des langues européennes les mieux connues. Il réalise en effet bien des distinctions que n'admettent pas ces autres langues. Ainsi, le locuteur du mohawk précisera souvent la source de son information; il indiquera la direction d'un mouvement, le degré d'efficience ou de volition que comporte une action; il opposera la dualité à la pluralité, et ainsi de suite. Le mohawk possède une façon particulière de rassembler les éléments d'information pour constituer des mots, d'agencer les mots pour former des phrases.

À la richesse de ses moyens d'expression — richesse attribuable à sa structure polysynthétique, et qui favorise une activité langagière créatrice —, le mohawk allie un vaste éventail de techniques stylistiques. Les locuteurs du mohawk sont depuis longtemps reconnus pour leur éloquence, qualité qui ne manqua d'ailleurs pas d'impressionner les premiers Européens venus en Amérique — à preuve les observations que ceux-ci prirent soin de consigner. Cette tradition est toujours vivante chez les Mohawks, leur virtuosité linguistique se manifestant dans une multitude de contextes, depuis le discours cérémoniel jusqu'à la réplique bien envoyée, en passant par le récit et l'anecdote racontés avec art.




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Priére pour deux papooses

Prière pour 2 papooses

PRIERE A LA DOUCE MÉMOIRE DE SHAINA ET SAAMAI

Prière pour Shaina et Saamai

23 avril 2004

Aujourd'hui moi Kwenda, princesse de votre peuple je parle au nom de tous les miens ici présent, nous avons perdu 2 papooses Shaina et Saamai, Deux jeunes papooses âgés de 3ans et 2 ans, décédés suite à leur longue maladie. Ils ont laissé derrière eux, leurs parents Michawa et Kaimai, leurs grands-parents Oeil royal et Patte d'ours ainsi que Karina et Tiwina qui pleurent votre mort.

Vos parents vous aimaient, vous étiez jeunes, rempli de joies et de bonheur. Dans nos coeurs et celui de tout notre peuple sioux... vos sourires resteront gravés à tout jamais. Aujourd'hui j'ai de la tristesse au fond du coeur et le sang rouge qui coule dans mes veines est en ébullition. Je n'ai pas pu arriver à temps avec les médicaments qui auraient pu permettre de soigner et ainsi de sauver nos deux papooses.

J'ai un ami qui est homme blanc, qui est prêt a nous aider. Il m'a écrit un message pour que je puisse le lire à Michawa et Kaimai. Cet homme est sincère. Acceptez ses paroles qui viennent du plus profond de son coeur.

 

 

 

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Aux parents de ces deux beaux papoose, je sais en tant que papa, que tout ce que je pourrais dire et faire à l'avenir, ne pourra apaiser votre peine. Il n'y a aucunes douleurs plus forte que celle de perdre ces enfants. Polémiquer sur le gouvernement ne sert à rien, polémiquer sur vos conditions ne sert à rien, polémiquer sur ce que les blancs font ne sert à rien et aujourd'hui ce n'est certainement pas le jour pour le faire. Kwenda m'a dit que le tout puissant avait rappelé Shaina et Saamai pour arrêter leurs souffrances due à leur maladie. En cherchant bien, je dirais que c'est en partis vrais mais à mon avis il y a une autre raison. Ces deux enfants, ont été désigner. Désigner par qui ? je crois par tous les grands esprits et par les dieux comme le furent jadis certains de vos grands chefs. J'ai regardé dans mon coeur et j'y ai trouvé la chose suivante : Kwenda et moi travaillons depuis un certain temps à changer cette situation que vous connaissez aujourd'hui. Kwenda aux États Unis et moi en Europe. Le jour même ou j'annonce à Kwenda ce que je vais faire pour y arriver, le jour ou Kwenda à les médicaments pour les soignés, ils s'en vont vers l'au-delà, vers le grand créateur. Alors je me suis dit comme Kwenda, il les à rappeler pour arrêter la souffrance. Je suis d'accord mais je dirais que cela va plus loin. Je suis maintenant convaincu que les esprits et le grand créateur ont vu les enfants et leurs à dit la chose suivante : Mes enfants, aujourd'hui nous vous donnons le choix. Demain une nouvelle aire va s'ouvrir pour les vôtres. Les gens qui vont s'engager dans cette grande bataille auront besoin de beaucoup, beaucoup d'aides pour réussir. Nous vous demandons de choisir aujourd'hui. En venant à moi, vous pouvez devenir les symboles de ces combats pleins d'embûches. Acceptez-vous ? Et après s'être regarder, ils ont dit comme l'ont dit Sitting Bull, Monsieur Pelletier, et Kwenda "Si nous devons donner notre vie pour sauver notre peuple, nous acceptons volontier". En quelques mots je dirais que ces deux vaillant et fières petit wapoti ont eu en un instant toute la sagesse et toute l'intelligence des plus grands hommes de ce monde. Faisons en sorte maintenant que leur voeux soient respectés. Je suis sure que de là haut ils ne manqueront pas de nous rappeler que la situation des indiens doit maintenant avancé pour qu'ils puissent retrouver la dignité a laquelle chaques hommes, femmes et enfants ont droit. Maintenant je voudrais dire aux jeunes de la tribus qu'effectivement je ne connais pas votre situation, mais ne croyez surtout pas que l'herbe est plus fraîche et plus belle ailleurs que dans vos réserves. J'ai personnellement pensé la même chose que vous et me suis rendu compte que c'est totalement faux. Tous les jeunes du monde connaissent des problèmes plus au moins importants. Tous nous avons eu un jour envie de nous suicider, mais il y a de biens meilleures solutions. Plutôt que d'utilisez votre énergie à la destruction, utilisez la, à la construction. Il est plus intelligent de créer le bonheur autour de sois que le malheur. Par les mots je ne pourrais jamais vous montrer la rage et la douleur qui est dans mon coeur lorsque je pense à Shaina et Saamai, mais je peux vous garantir une chose et j'espère que les dieux me donneront la force nécessaire pour pouvoir accomplir cette mission avec succès, je ne dormirais plus aussi longtemps que le bon droit ne sera pas pleinement rétabli vis à vis des indiens. Je n'hésiterais pas à utiliser toutes mes compétences, toute mon énergie pour y arriver. Je vous en fait le serment et je vous demande d'accepter mon aide.

Bien a vous. Michael.

 

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Voici les paroles que je vous dédie au nom de notre peuple


La mort est un présage, ne pleurez pas nous sommes juste passé dans la chambre à côté

Nous sommes toujours nous. Vous êtes toujours vous. Ce que nous étions pour vous nous le serons toujours.

Donnez- moi le nom, que vous m'avez toujours donné. Parlez-moi, comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas, un ton différent. Ne prenez pas, un air solennel ou triste.

Continuez à rire, de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que nos noms soit prononcé à la maison, comme ils l'ont toujours été, sans emphase, d'aucune sorte. Sans une trace d'ombre. La vie signifie ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serions -nous hors de vos pensées ? Simplement parce que nous sommes hors de votre vue. Nous ne sommes pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Shaina et Saamai sont simplement passé, dans la chambre à côté. Mais gardez-nous une place dans vos coeurs. Ce sont les paroles que malgré leurs jeunes âges ils auraient voulu entendre. Et je fais cette prière pour vous Shaina et Saamai, deux petits êtres innocents qui commencèrent à vivre. Je ne peux retenir mes sanglots car pour nous tous vous allez laisser un très grand vide. Mais ensemble nous garderons les plus beaux souvenirs de vous deux.

Pourquoi c'est si dure de voir mourir quelqu'un qu'ont aime tant, pourquoi vous nous avez quittés ?

Maintenant vous serez avec Dieu et les esprits qui nous guiderons vers un avenir nouveau. Vous nous aiderez à continuer ce que nous faisons depuis des siècles et des siècles. Nous battre pour montrer au monde entier que nous existons.

Un jour, nous partirons tous vous rejoindre et nous savons que vous allez courir vers nous pour nous attendre à la porte du paradis. En attendant ce jour, protégé nous.
Je ne vous dis pas Adieu. Shaina et Saamai, vous serez toujours dans nos coeurs et dans mes pensées. ........

Kwenda et Michael.

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Poésies amérindiennes

PAROLES DE SIOUX

 Dans la paix de ma fumée
j'aperçois le Grand Esprit,
mes ancêtres m'ont parlé
sous la toile de mon tipi...
 
La réserve a gardé tout ce qu'elle a détruit...
 
Sioux, Toujours en vie,
je détiens les secrets,
le feu du Grand Esprit
est dans mon calumet...
 
Les anciens m'ont raconté
une histoire de mes racines,
quand les braves allaient chasser
au delà de ces collines...
 
La nature a perdu ce qu'elle avait laissé...
 
Sioux, Toujours en vie,
je détiens les secrets,
le feu du Grand Esprit
est dans mon calumet...
Du vent et des prairies,
le traité le disait,
Sioux, toujours en vie,
en réserve à jamais...
 
...Toujours en vie...
le traité l'avait dit...

Sous la toile de mon tipi, j'écoute la pluie...

 


 

CHANT SIOUX

Ce chant de guerre qui monte sur la ville
Comme une prière à la lune qui brille
Rappelle à ceux qui dorment derrière les grilles
Qu'on peut toujours même si c'est pas facile 

Devenir Sioux
Combattre quand même
Devenir Sioux
Regagner les plaines


Je veux te prendre au feu de mes tortures
Je veux te faire comprendre tout ce que j'endure
Je veux t'apprendre les signes, les peintures
Qui protègent mieux que toutes les armures


Devenir Sioux
Combattre quand même
Devenir Sioux
Regagner les plaines


Tu peux aussi quand la vie te malmène
Pousser le cri et devenir Sioux
Oublie les plumes, oublie les mocassins
Pas besoin de costume pour devenir indien


Devenir Sioux
Combattre quand même
Devenir Sioux
Regagner les plaines
Combattre quand même
Et briser ses chaînes
Devenir Sioux 

 

 



 

J'ai été ...

 

J'ai été la plaine et la montagne

L'étendue sans fin de plusieurs horizons

Et l'altitude infinie d'un regard très haut

J'ai été la chaleur

Enveloppant de part en part ceux qui marchent

Dans un espoir

J'ai été l'heure du Zénith

L'ombre minuscule du temps qui passe

Et qui repasse immobile

Et dans un creux de roche

J'ai été l'écho d'un chant très peu connu

Et réservé à l'ensemble des solitaires

Mais aujourd'hui un vent nouveau néglige ma présence

En soufflant quelque chose de doux

Alors je prends la forme d'un chemin mort

Et m'y cache pour toujours

 

 

L'indienne solitaire

 

L’Indienne que je suis aime la liberté,
Que ce soit l’hiver, ou bien l’été;
Fille de la Terre et du Ciel,
Aimant le pur, le naturel,
fuyant l’artificiel.
 
J’aime mon lit qui est ma terre,
Je remercie les sources qui me désaltèrent
Aimant le ciel, ma très belle couverture
Qui distribue pluie, soleil à toutes les créatures.
Je vais chantant à la nuit brune,
La beauté du soleil, de la lune;
J’admire la fragile et fine beauté des fleurs,
Qu’en une délicate voltige, mes doigts effleurent.
 
Je connais le langage mystérieux des plantes,
Certaines soignent, guérissent, mais attention aux méchantes
Canyons, Vallées, et les grandes forêts profondes,
Voilà, mon beau, simple et naturel monde.
 
Là où le Peuple animal vit heureux,
A mon approche, il n’est jamais peureux;
Oui, je retourne parmi le peuple Indien !
Le peuple Sioux, qui est le mien !
 
 
Les grands canyons se dressaient toujours fièrement,
Vers, Tunhassila, le firmament
Un vent léger jouait avec mes franges,
Mes longs cheveux, avec elles faisaient des mélanges
 
J’étais arrivée sur un haut plateau
C’était un bel après-midi assez tôt
De là j’aperçus la fumée des Tipis
De cette hauteur ils semblaient si petits,
J’entendais à peine, le rythme des tambours,
La cadence joyeuse, de leurs bruits sourds.
 
Je buvais de nouveau l’eau vive et pure,
Qui serpentait et chantait en pleine nature.
Mes légers mocassins, souplement foulaient le sol,
Fièrement, mon ami l’aigle prenait son envol !
Je humais toutes ses odeurs fines de fleurs,
Mon cœur joyeux battait fortement de bonheur.

 

J’avais retrouvé la ais de mes ancêtres,
Dans cette vallée qui m’a vu naître

 

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Revivance

Nous Indiens pouvons de nouveau chanter, danser
Nous exprimer maintenant comme par le passé;
En chantant la Paix, la Joie, l’Amour.
 
Nous parlons avec nos cœurs depuis toujours
Nous respectons, Aimons, sur terre, toutes créatures
Nous faisons totalement corps avec la Nature.
 
Les Arbres nous parlent, l’Eau, les Pierres,
Notre vie est pure, simple, sans manières.
Nous aimons la Neige, la Pluis, l’Orage,
Nous les comprenons au Royaume des Sages.
 
Nous allons chanter avec l’esprit du Vent,
Sur les hauts Monts, le plus souvent,
Nous savourons la vie des profondes forêts
Nous parlons aux animaux, Cerfs, castors, Furets.
 
Les oiseaux joyeux, tiennent leur pur langage,
Chaque chant présente pour nous un message.
 
Devant les Astres, nous nous inclinons toujours,
Car, ce sont de vraies divinités d’Amour.
 
De nouveau en cadence nos tambours s’expriment,
Nos chants, nos danses revivent et s’affirment.
 
Fièrement, nous revêtons nos coiffes de plumes
Pour la Paix, toujours nos calumets fument.

Kwaswa

 

La légende du huart

La Légende du huart



 

On dit que chaque lac du Québec a son huart. Le huart à collier, ou plongeon imbrin, est un oiseau marin qui porte un collier de plumes blanches sur sa robe noire. Il a un chant très caractéristique. Cette légende amérindienne nous raconte d’où vient ce collier. C’est cet oiseau qu’on trouve sur la pièce de un dollar, qu’on appelle ainsi communément un huart.

 

 

Les forêts québécoises abritent une multitude de lacs. Au bord d’un de ces lacs vivait autrefois une tribu amérindienne. Le chef Onas habitait la plus grande loge avec sa femme Niska et son fils Napiwa.

La forêt donnait du gibier en abondance, le lac des poissons en quantité, et le maïs cultivé de quoi nourrir tout le monde à satiété. Chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition : la vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons.

Mais une croyance respectée par tous semait l’angoisse parmi les membres de la tribu, grands et petits. Cette croyance voulait que le dieu huart règne en maître sur la nuit. À la tombée du jour, lorsque son chant parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge ou de son abri de trappe. Le grand huart punirait sévèrement celui qui braverait ses lois car la nuit était son royaume exclusif.

Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de punitions terribles :

- Si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens, répétait-il à tout moment.

Ainsi quand, à la brunante*, on sentait descendre l’obscurité, chacun attendait le chant du huart en achevant ses tâches. Aussitôt que le chant mélodieux se faisait entendre, on s’empressait de ranger les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges. Personne n’avait jamais osé sortir et regarder la nuit en face.

Or Onas avait un fils à qui il enseignait avec fierté tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chasseur et, plus tard, un chef sage et courageux.

Sa femme Niska aimait beaucoup son fils. Elle passait ses journées à le regarder grandir et à lui broder de beaux mocassins et d’amples tuniques de peau.

Napiwa avait quinze ans et il avait déjà fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier. Tous vantaient sa valeur et son endurance. Depuis quelque temps Napiwa s’était mis à réfléchir.

Il était terriblement agacé de voir sa tribu accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du dieu huart et de la nuit. Il refusait d’y croire. Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre ; mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet.

Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensait :

- Je ne crois pas ce que nous enseigne le sorcier à propos du grand huart !

- Comment ? s’écria son père, tu oses contredire le sorcier ? Malheur à toi mon fils. Que le grand huart ne t’entende pas ! Napiwa n’osa pas répondre à son père. Mais pour lui tout seul il pensa : « Cette nuit je sortirai voir la lune et les étoiles que je ne connais pas. Au diable le huart. »

Lorsque tout le monde fut endormi, Napiwa se leva sans bruit et sortit de la loge. Le cœur battant, il regarda la lune et admira les étoiles. Il prit un canot et un aviron et s’enfuit sur le lac.

Au matin, un des chasseurs courut avertir le chef qu’il manquait un canot. Onas se leva.

- Quelqu’un a-t-il quitté le village ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas, répondit le chasseur.

Alertée par le bruit des voix, Niska se retourna vers le lit de branches de sapin où dormait Napiwa. Il était vide ! Avant même de regarder, elle avait su dans son cœur que Napiwa était allé braver le huart. Elle n’osa rien dire. Mais quand Onas constata l’absence de son fils, il se fâcha.

- À cette heure-ci, il doit être déjà mort. Le sorcier va préparer la cérémonie des morts, dit-il sans manifester d ‘émotion.

Le sorcier se retira dans sa loge pour faire ses préparatifs et invoquer les esprits.

- L’offense est grave, dit-il. Il faudra soigner les offrandes aux dieux pour réparer la faute de Napiwa.

Mais Niska refusa d’accepter si vite la mort de son fils chéri.

- Le huart l’a peut-être épargné. Pourquoi ne pas envoyer quelqu’un le chercher ?

- Où chercher ? Au royaume de la nuit ? répondit Onas irrité de son audace.

- Sur le lac, dit Niska.

Mais elle voyait bien que ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient l’espoir de retrouver Napiwa. Leur crainte du grand huart était telle qu’ils ne pouvaient que s’incliner devant sa puissance. Tandis que pour elle, sa tendresse pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments. Bien sûr elle aussi craignait et respectait le dieu huart et la puissance des manitous. Mais son cœur de mère refusait d’accepter la fatalité et la perte de son fils.

- Quand le soleil sera droit sur nos têtes, si Napiwa n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche, dit enfin Onas pour calmer sa femme.

Puis chacun, au village, reprit ses activités. Niska, rongée par l’inquiétude, s’en alla au bord du lac. Elle marcha longtemps sur la berge, scrutant l’eau profonde, là-bas au milieu du lac, où chaque soir le huart lançait son chant-signal.

Elle chercha en vain un indice qui lui révélerait la présence de son fils. « Était-il pensable qu’un manitou puisse tuer un jeune homme si beau, si plein de promesses ? se demandait-elle. Non, ce n’était pas possible : le huart ne pouvait être cruel à ce point. »

Tout en marchant, Niska ramassa sur la grève un caillou blanc. Elle se mit à le tourner et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude. Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure, tout en continuant d’épier le moindre mouvement autour du lac.

Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux des meilleurs chasseurs de la tribu à la recherche de Napiwa.

Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc, qui devint lisse et brillant. Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle glissa à son cou.

Le soir arriva et les chasseurs revinrent au village sans Napiwa. Niska et les autres se dépêchèrent de rentrer avant la tombée de la nuit. Onas essaya de la raisonner. Mais elle ne voulait pas accepter la mort de son fils.

- Demain, tu enverras encore un canot le chercher, pria Niska.

Onas accepta malgré sa résignation, car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils. Pendant les cinq jours qui suivirent Onas envoya un canot, puis deux canots à la recherche de Napiwa. Ils partaient le midi et revenaient le soir sans rien rapporter.

Niska, elle, marchait, marchait autour du lac sans jamais perdre espoir. Chaque jour, elle ramassait un caillou blanc sur la grève et le frottait contre une pierre pour s’occuper. Le soir elle le perçait d’un trou et l’enfilait sur sa lanière.

Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, Niska entendit des voix venir du lac et le bruit des pagaies dans l’eau. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir. Toute la tribu descendit vers le lac pour accueillir les canots. Même le sorcier qui avait été forcé de retarder la cérémonie des morts vint voir ce qui se passait. On avait retrouvé Napiwa vivant !

Napiwa sortit du canot et marcha dans l’eau vers le rivage. Tous le regardaient avancer en silence. Niska s’élança vers lui pour l’embrasser. Puis on l’entoura et il se mit à raconter :

- Le ciel était noir, noir, mais des milliers d’étoiles brillaient. Je ne me lassais pas de les regarder mais mon canot a chaviré. Je ne voyais rien, je ne sentais rien. J’ai essayé de nager mais d’étranges remous m’ont emporté. Mon canot a disparu. J’ai crié puis... je ne sais plus. Quand j’ai ouvert les yeux j’étais au sec dans un nid de branches et de feuilles. Le grand huart se tenait près de moi. Il m’a parlé tout doucement. Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues. Le huart ne semblait pas offensé de ma bravade, au contraire. Je me sentais bien chez lui ; je ne pensais même pas à partir. Puis aujourd’hui, j’ai vu les canots et je me suis souvenu...

Niska se leva et alla vers son fils.

- Viens, dit-elle.

Elle l’entraîna vers le rivage et lui fit signe de ne pas bouger. Sous les yeux de tous, Niska prit un canot et s’en alla toute seule vers le milieu du lac. Personne n’osait rien dire, pas même Onas, pas même le sorcier. Sur le visage de Napiwa, qui la suivait du regard, se dessinait un sourire.

Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit tout à coup. Tous les gens massés sur la grève frissonnèrent. Le huart lançait son signal et pourtant la nuit était encore loin !

Qu’est-ce que ça voulait dire ?

Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau, le huart apparut devant le canot. Niska s’arrêta de pagayer. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis tout au long de sa douloureuse attente. Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile sur l’eau sombre. Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné. Elle murmura :

- Merci.

On dit que c’est depuis ce jour que les huarts ont autour du cou un magnifique collier de plumes blanches

La langue Mohawk

Les langues autochtones du Québec 
 

Le mohawk

 

 

Le mohawk est parlé encore aujourd'hui par trois importantes communautés québécoises — celles de Kahnawake, de Kanesatake et d'Akwesasne — ainsi que par quelques communautés établies en Ontario et dans l'État de New York. Le mohawk appartient à la famille iroquoienne. Les premiers Nord-Américains que les explorateurs européens aient rencontrés étaient fort probablement du groupe iroquoien, tels ces pêcheurs qui se trouvaient dans la baie de Gaspé lorsque Jacques Cartier et ses hommes y débarquèrent : des « Laurentiens » — selon l'appellation moderne — venus de la région où se situe aujourd'hui la ville de Québec. (Le nom « Canada » est d'origine iroquoienne; le mot kaná:ta', dont il est dérivé, subsiste d'ailleurs en mohawk moderne, et il signifie « colonie » ou « ville ».) Lorsque Champlain visita la région à son tour, en 1603, les Laurentiens avaient déjà disparu, sans laisser de trace. Certains peuples iroquoiens apparentés aux Laurentiens — les Mohawks, les Oneidas, les Onondagas, les Cayugas, les Sénécas, les Tuscaroras et les Cherokees — parlent encore la langue de leurs ancêtres; le huron — tout comme le wyandot, qui en est issu — était encore parlé au début de notre siècle.

Comparé aux langues européennes familières, le mohawk possède un petit côté exotique. Comme les langues indigènes au Québec, il est du type polysynthétique. Les langues de cette catégorie se caractérisent par la riche structure interne de leurs mots, cette particularité ayant un effet déterminant sur la façon dont les idées y sont exprimées.

 

 

Les sons du mohawk

Doté d'un système phonologique ramassé, le mohawk moderne s'écrit à l'aide de douze lettres : t, k, s, n, r, w, ', h, i, e, a et o (le ' représentant le coup de glotte), auxquelles s'ajoutent trois symboles — ´, ` et : — qui servent à indiquer l'accentuation et la durée des voyelles. Contrairement à la majorité des langues parlées dans le monde, le mohawk ne comporte aucune labiale, comme p ou b, sauf dans certains mots d'emprunt ou les sobriquets.

La majorité des lettres ont à peu près la même prononciation qu'en français, quoique le son de certaines puisse varier sous l'influence des sons voisins. Le mohawk a deux voyelles nasalisées, représentées par les séquences en et on.

Le mohawk est une langue tonale. Cela signifie que la hauteur d'une des syllabes d'un mot peut entraîner un changement de sens. En mohawk, chaque mot comporte une syllabe plus intense que les autres, cette syllabe étant prononcée sur un ton haut ou montant (indiqué par le symbole ´), ou descendant (indiqué par le symbole ` ) : owí:ra' « jeune (d'un animal) » et owì:ra' « cicatrice ».

Le deux-points indique la durée de la voyelle. La voyelle longue a deux fois la durée de la voyelle ordinaire. Le sens d'un mot peut varier suivant que l'une de ses voyelles est longue ou brève : iawékon « c'est délicieux » et iawé:kon « elle a mangé ».

 

 

Les différentes communautés mohawks se distinguent entre elles par leur prononciation de certains sons. Sans être importantes au point de gêner la compréhension, ces différences permettent de reconnaître l'origine du locuteur. Par exemple, là où les locuteurs qui sont originaires de Kahnawake et de Kanesatake utilisent le r, ceux de Akwesasne emploient le l: rató:rats (tel qu'il est prononcé à Kahnawake et à Kanesatake) et lató:lats (tel qu'il est prononcé à Akwesasne) « il chasse ». Autre exemple : partout où les locuteurs des régions de Kahnawake et Kanesatake utilisent ti (prononcé dj) devant une voyelle, ceux de Akwesasne emploient ki : cf. Kahnawake/Kanesatake tiohtià:ke, Akwesasne kiohkià:ke « Montréal ».

Le lexique mohawk

C'est sans doute par sa façon de former et d'utiliser les mots que le mohawk se distingue le plus des langues européennes les mieux connues. Le mohawk compte trois parties du discours : la particule, le nom et le verbe.

La particule

La particule est dépourvue de toute structure interne. Polyvalente, elle peut remplir la fonction de numéral, de démonstratif, d'expression adverbiale, de conjonction, d'interjection, etc. Voici quelques exemples des rôles que joue la particule :

oh quoi a:re' encore
kén ici kwah juste
se' seulement tsi cela
ia:ken on dit tanon et
ne le kati' ainsi
ki: ce iah

non

 

 



Le nom

Le vrai nom, en mohawk, comprend presque toujours plusieurs éléments. Comme en français, le nom sert à nommer les personnes, les objets, etc. Il comporte normalement un préfixe marquant le genre de la personne ou de l'objet qu'il désigne.

 

ra-ksà:'a e-ksà:'a ka-nákta'
MASCULIN-enfant FÉMININ-enfant NEUTRE-lit
« garçon » « fille » « lit, campement »


Lorsque le nom désigne une ou plusieurs personnes, il renferme un préfixe marquant le nombre.

ra-ksà:'a ni-ksà:'a rati-ksa'okòn:'a
MASC.SING.-enfant MASC.DUEL-enfants MASC.PLUR.-enfants
« garçon » « (2) garçons » « (3 ou plus de 3) garçons »


Le préfixe marque le possesseur de l'objet.

kanákta' lit
akenákta' mon lit
sanákta' ton lit
raonákta' son lit (possesseur du sexe masculin)
akonákta' son lit (possesseur du sexe féminin)

  

 

Les rapports qu'exprime, en français, le pronom possessif ne sont cependant pas tous représentés d'une seule façon en mohawk. Les préfixes que l'on retrouve dans les exemples précités expriment la possession dite « aliénable », c'est-à-dire celle des objets — tels les lits — qui s'acquièrent, se donnent, s'achètent, se vendent, etc. Le rapport entre l'être humain et les parties de son corps — possession dite « inaliénable » — s'exprime au moyen d'un groupe de pronoms différents.

 

onéntsha' bras
kenentshà:ke (sur) mon bras
senentshà:ke (sur) ton bras
ranentshà:ke (sur) son bras (possesseur du sexe masculin)
ienentshà:ke

(sur) son bras (possesseur du sexe féminin)

 


 

Les liens de parenté s'expriment d'une troisième façon, à l'aide de mots qui ressemblent étroitement à des verbes: rakhsótha « il est le père à moi », mon père.

L'éventail des suffixes apposables au nom, en mohawk, est fort varié. Bon nombre de ces suffixes correspondraient à des mots autonomes en français. Ainsi, il est possible d'accoler à un nom un élément qui lui ajoute le sens d'« originel » (« archétype » ou « authentique »). (Puisque la place de l'accent d'intensité se détermine en partie en comptant le nombre de syllabes que le mot contient — en commençant à la fin du mot —, l'adjonction d'un suffixe a normalement pour effet de déplacer cet accent, et parfois de changer le ton.)

ón:kwe personne
onkwehón:we personne prototypique, Indien


Un suffixe commun, signifiant « à », « sur », « dans », etc., peut s'ajouter à un mot.

kanákta' lit kahná:wa' rapides
kanaktà:ke sur le lit kahnawà:ke aux rapides


Un autre suffixe permet d'ajouter à un mot la notion de « à la manière de... ».

kahnawa'kéha' à la manière de l'endroit situé aux rapides
style, dialecte, langue, etc., de Kahnawake


Un autre suffixe sert à former un dérivé qui désigne les habitants d'un endroit.

kahnawa'kehró:non' gens de l'endroit situé aux rapides nation, peuple mohawk de Kahnawake


Le suffixe diminutif sert à marquer la petite taille ou l'affection.

raksà:'a petit garçon
rakhsótha mon grand-père


Le suffixe augmentatif sert à désigner un type d'objet de grande taille.

takò:s chat kahonwé:ia bateau
tako'skó:wa chat sauvage kahonweiahkó:wa navire


Le suffixe décessif indique, dans le cas d'une personne, que celle-ci est décédée; dans le cas d'un objet, il indique que celui-ci n'existe plus ou n'appartient plus à la même personne.

kahnawa'kehró:non' les gens de l'endroit situé aux rapides
kahnawa'kehronon'kénha' les anciens/défunts Mohawks de Kahnawake


Le nom, en mohawk, peut donc comprendre plusieurs éléments, dont chacun pourrait correspondre à un mot distinct dans une langue européenne. Si le nom est complexe, le verbe l'est davantage.

 

Le verbe

La racine du verbe en constitue l'élément central, c'est-à-dire la partie porteuse du sème essentiel. En mohawk, la racine verbale est incapable d'autonomie, même dans la forme impérative. En fait, rares sont les locuteurs du mohawk qui sauraient reconnaître la racine d'un verbe s'ils l'entendaient prononcer sans préfixe ni suffixe. Quoique certaines racines verbales — comme -t- « être debout » ou -k- « manger » — soient très brèves, le verbe complet compte toujours au moins deux syllabes.

Le commandement, qui constitue la forme verbale la plus simple, ne contient pas nécessairement de suffixes; cependant, comme tous les verbes, il renferme un préfixe pronominal.

s-ká:we

(toi) rame!


Lorsque le commandement ordonne à une personne de faire quelque chose à une ou à plus d'une autre personne, le verbe indique à la fois l'agent et le patient.

 

s-he-kétsko

(toi) lève-la !

 

Le temps

Sauf lorsqu'il exprime un commandement, le verbe doit comporter une indication d'aspect. Le suffixe d'aspect indique la temporalité interne des événements ou des états. L'aspect habituel marque l'action habituelle, en cours ou répétitive. L'aspect ponctuel marque l'événement conçu dans sa totalité, et comportant un commencement et une fin. L'aspect statif marque l'état inhérent ou résultant.

ká:ris il mûrit (aspect habituel)
enká:ri' il mûrira (aspect ponctuel)
ió:ri il a mûri, il est mûr (aspect statif)

Priéres amérondiennes

  

 

PRIÈRE  CHEROKEE

 

 

¨  Si , comme le guerrier Cherokee ,

je considère l’année nouvelle comme une chance de me renouveler

alors la Force et le Courage seront à mes côtés .

 

Je me souviendrai que les choses finissent par s’arranger ,

que les blessures guérissent et que les liens se ressoudent ,

Non parce que je l’ai dit ,

mais parce que je le crois .

Mais le temps venu , de faire les choses correctement

et de ne pas m’écarter du Chemin

 

Comme l’eau fraîche et libre qui coule de la source des bois ,

Une nouvelle vie et un nouveau sens jailliront de ma Source Intérieure .

 

Le Calme et la Paix m’envelopperont ,

Car je ne gagnerai rien à craindre ce monde chaotique  .

 

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Les neuf préceptes du Code de la Juste Relation

 

  • Ne dis que la vérité.
  • Ne parle que des bonnes qualités des autres.
  • Sois un confident et ne répands aucune rumeur.
  • Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté inhérente à chacun.
  • Ne gaspille pas ce qui t'est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.
  • Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons; considère chaque chose pour ce qu'elle est.
  • Respecte toute vie; dégage ton coeur de l'ignorance.
  • Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses, qui tuent la paix comme une flèche.
  • Agis maintenant; si tu vois ce qu'il faut faire, fais-le.

 

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"De toutes les merveilles qui ont été données à l'homme par le Créateur,
la musique est la plus belle.
Elle est l'énergie qui nous permet de descendre dans notre profondeur
et elle est en harmonie avec la construction du corps humain.
Tous, nous devons prendre conscience de la puissance du son.
On peut utiliser la musique pour guérir ou faire du bien."
 
Hollis Littlecreek

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Tout passe, les heures, les nuages dans le ciel, la vie des hommes, emportés de la naissance vers la mort. Ne t'attache pas à la chronologie affective des choses. C'est une très mauvaise manière de voir le monde. Fais de chaque seconde une expérience enrichissante, sans t'inquiéter du temps qui fuit et des matins qui ne reviennent plus. Le présent est la seule chose qui n'ait pas de fin. 

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Apprends à freiner ta course, à rassembler tes forces, à maîtriser ta confusion, à calmer ta dissipation. L'oiseau arrête son vol en un lieu pour faire son nid, et en un autre pour se reposer dans son parcours 

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 Ne te détourne pas de l'obstacle, n'essaie pas de fuir les difficultés. Lorsqu'il rencontre un rocher sur sa route, le fleuve ne remonte jamais en arrière. Il le contourne en glissant, joue avec lui comme le guérisseur qui murmure et enchante la blessure, ou bien il bondit dans une gerbe de lumière. Apprends à danser avec l'obstacle, si tu veux progresser

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Apprends les rites du pardon si tu veux vivre en harmonie avec tes frères. La cérémonie du pardon demande un renouvellement de chaque chose. Le premier jour est consacré à l'oubli du passé. Le second jour, lève-toi avant le lever du soleil et assiste à la naissance de la lumière comme à la naissance d'un monde nouveau. Unis-toi à cette lumière en éprouvant des pensées d'amour pour tes amis et tes ennemis. Il n'est pas nécessaire de consacrer une vie entière à se connaître soi-même. Deux jours suffisent pour changer ton regard et purifier ton coeur. 


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L'important est d'être conscient de nous-même, de nos rapports avec les choses, les personnes, les idées. De ne pas être dupe du jeu, et d'approfondir nos relations et notre perception du monde. Derrière, seulement, commence le réel.

 

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L'amitié n'est jamais tapageuse. Les démonstrations d'affection prouvent l'instabilité des sentiments, l'inquiétude, la peur de perdre ce que l'on aime.

 

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Ne cède pas aux violences de l'imagination, qui font naître l'envie, le mépris, la colère. Sois en paix avec toi-même, et les autres s'accorderont à toi comme les notes d'une même musique.

 

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Cultive la charité, la patience et l'effort si tu souhaites garder en toi la sagesse de l'âme.

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Dans tous tes actes, prends conscience de l'instanDans tous tes actes, prends conscience de l'instant présent, oublie le poids du passé et la crainte de l'avenir. Évite les questions, les hésitations, les incertitudes. Si tu entends être heureux, sois présent à toi-même, en accord avec le monde qui t'entoure, dans une communion amoureuse et fervente de l'Instant, sans perdre ta lucidité.
(t présent, oublie le poids du passé et la crainte de l'avenir. Évite les questions, les hésitations, les incertitudes. Si tu entends être heureux, sois présent à toi-même, en accord avec le monde qui t'entoure, dans une communion amoureuse et fervente de l'Instant, sans perdre ta lucidité.
(Dans tous tes actes, prends conscience de l'instant présent, oublie le poids du passé et la crainte de l'avenir. Évite les questions, les hésitations, les incertitudes. Si tu entends être heureux, sois présent à toi-même, en accord avec le monde qui t'entoure, dans une communion amoureuse et fervente de l'Instant, sans perdre ta lucidité.

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La solitude n'est pas un rempart qui isole du monde, La solitude n'est pas un rempart qui isole du monde, un remède facile contre la douleur, mais un acte d'amour lucide, qui engage l'être tout entier.
un remède facile contre la douleur, mais un acte d'amour lucide, qui engage l'être tout entier.

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Sans l'amour, la solitude n'est plus que terre aride privée d'eau et de lumière, où rien ne pousse. Enrichis ton propre silence intérieur par des pensées d'amour et un désir profond de connaissance

 

 

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Sagesses Amérindiennes

Thank you Mike for this gift

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Le cœur de l’Amérindien
Renferme l’essence
Les larmes, les sourires
De l’âme de la Terre Mère
Fécondée du Soleil
D’un bruissement de l’esprit
Encerclant son peuple
Dans sa Re-naissance

 

 

Si vous lui demandez : «Qu'est-ce que le silence?», il répondra :
«C'est le Grand Mystère!»
«Le silence sacré est La voix!»

Si vous demandez : «Quels sont les fruits du silence?», il dira :
«C'est la maîtrise de soi, le courage vrai ou l'endurance, la patience, la dignité et le respect. Le silence est la pierre d'angle du caractère.»

Ohiyesa, écrivain amérindien contemporain... 

 

 


O, Grand Esprit, aide moi à ne jamais juger un autre
avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes.

 

 

Celui qui rêve ne dort pas, il regarde à l'intérieur de lui même

 

Illusoire est la distance entre les êtres. L'amour les rapproche et les fait vivre dans une même lumiere. Considere la division, l'absence, la séparation comme une mauvaise habitude, un aveuglement, une perte de lumière

 

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aieux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race

Windtalkers, les fils du vent

Hommage aux indiens Navajos 

 

Des indiens Navajos, héros anonymes de la Seconde guerre mondiale

 

L'Amérique a rendu hommage jeudi à une poignée de héros anonymes de la Deuxième Guerre mondiale, des Indiens navajos dont la langue complexe et rare a été utilisée par l'armée américaine pour coder ses messages que les Japonais n'ont jamais réussi à déchiffrer.

«Nous sommes heureux mais aussi un peu tristes. Cela a pris si longtemps» pour obtenir une reconnaissance officielle, raconte Sam Billison, 76 ans, ancien combattant à Iwo Jima. Il se souvient qu'il lui était interdit de parler Navajo dans sa jeunesse.«Parler le Navajo était punissable jusqu'à la Deuxième guerre mondiale»,rappelle cet Amérindien, vêtu d'une chemise jaune ornée d'argent et de pierres turquoises, symboles de l'héritage culturel navajo.

Le président George W. Bush lui a remis, ainsi qu'à trois autres survivants navajos sur un premier groupe de 29, une médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction du gouvernement américain, lors d'une cérémonie en grande pompe dans la rotonde du Capitole. Un cinquième survivant était représenté par son fils.Ces 29 Navajos en avaient entraîné d'autres. Au total, 420 d'entre eux ont servi au service du chiffre où ils ont joué un rôle capital dans chaque assaut de la Marine américaine dans le Pacifique entre 1942 et 1945.


En transmettant des messages par téléphone et par radio dans leur langue, qui n'a ni alphabet ni symboles écrits, et en créant d'autres codes adaptés à l'usage militaire, ils purent déjouer les déchiffreurs japonais.Après la bataille sanglante pour prendre l'îlot d'Iwo Jima, le major Howard Connor, officier de transmissions, avait déclaré: «Sans les Navajos, les Marines n'auraient jamais pris Iwo Jima.»

Six Navajos avaient travaillé sans interruption pendant les deux premiers jours de cette bataille et traduit, sans erreur, quelque 800 messages, selon le Centre d'histoire navale des États-Unis.Hormis les Navajos, à peine une trentaine de personnes dans le monde connaissaient cette langue au début de la Seconde Guerre mondiale, et aucun Japonais, selon le Centre.

Pourtant, malgré leurs services, ils sont tombés dans l'anonymat.«Cela fait longtemps. Nous avons été oubliés», souligne Teddy Draper, un Navajo originaire de Chinle, dans l'Arizona (sud-ouest).«Ils sont revenus sans défilé traditionnel et sans fanfare après avoir pourtant accompli une opération de communication unique, marquée du sceau du succès, et qui a sauvé des vies», a relevé pour sa part le sénateur du Nouveau Mexique, Jeff Bingaman, lors de la cérémonie.

Assermentés, les marines navajos n'ont pu révéler le rôle crucial qu'ils ont joué pendant la Seconde guerre mondiale. Ce n'est qu'en 1968 que le gouvernement américain a déclassifié leurs actions.

 

 

 

 

«Lorsque nous avons été libérés de nos services, on nous a dit de ne jamais en parler», explique à l'AFP Sam Billison, qui préside une association d'anciens combattants navajos.

Mais, ajoute-t-il aussitôt, «la terre est notre mère-patrie et le bon sens veut que vous défendiez votre mère».

«Notre terre est plus vieille que la constitution des États-Unis. Et je suis fier que notre culture, notre langue et le code que nous avons pu développer aient aidé à sauver notre pays», renchérit John Brown Jr, qui s'était engagé en 1942 et a été l'un des artisans de cette langue codée indéchiffrable.

«Nous ne devons jamais oublier». Puis, s'exprimant brièvement en Navajo, il lance: «le Japon est peut-être aux écoutes».

Il y a quelque 275.000 Navajos aujourd'hui aux États-Unis, dont 195.000 vivent dans une réserve, dans le sud-ouest du pays.

Agence France-Presse
WASHINGTON

 

 

LANGUE
 
La langue navajo est commune aux apaches. Ils parlent le Athabascan. Le navajo compte plus de locuteurs que n'importe quelle autre langue Amerindienne au nord de la frontière entre le Mexique et les États-Unis. On compte aujourd?hui plus de 100 000 personnes parlent cette langue et ce nombre ne cesse d'augmenter.
 
 
La langue navajo a été utilisée pendant la seconde guerre.
 
Histoire du code Navajos :
 
Philip Johnston ingénieur installé à Los Angeles connaissant l'extrême difficulté de la langue Navajo, eut l'idée que cette langue ou un autre langue indienne, pourrait être utilisée comme code pratiquement incompréhensible.
 
Si chaque bataillon était doté un Amérindiens comme opérateurs radio, la sécurité des communications serait garantie. Il parla de cette idée en 1942 au lieutenant-colonel James E. Jones, officier des transmissions à camp Elliott, jute à côté de San Diego. Philip Johnston avait préparé quelque phrase en Navajo, cela suffit à persuader l?officier médusé que lidée méritait tout considération. Après une évaluation plus poussée, le rapport officiel fut le suivant :
 
« Les Navajos composent la seule tribu à ne pas avoir été envahie d'étudiants allemands pendant les vingt dernières années.
 
Ces allemands, qui étudiaient les dialectes au titre d'étudiants en art, en anthropologie, etc., ont certainement acquis une bonne connaissance de tous les dialectes tribaux, le navajo excepté.
 
Pour cette raison, cette tribu est la seule à offrir une totale sécurité pour le type d'opération envisagé. On doit aussi noter que le dialecte navajo est incompréhensible pour toutes les autres tribus et tous les autres peuples, à l'exception probable des vingt-huit américains qui ont étudié ce dialecte.
 
Il équivaut donc à un code secret en face de l'ennemi, et il est parfaitement adapté à une communication rapide et sûre. »
 
Le codage en langue Navajo avait pourtant un défaut très important. Cette langue n?offrait pas d'équivalent au langage militaire moderne. Afin d'éviter les ambiguïtés, le marines décidèrent d'établir un lexique de mots Navajo pour remplacer les termes anglais autrement impossibles à traduire.
 
Les premiers stagiaires Navajos aidèrent à rédiger le lexique, ils incitèrent à choisir des mots propres au milieu naturel pour exprimer les termes spécifiquement militaires.
 
Ainsi des noms d'oiseaux remplaçaient les types d'avion, les poissons étaient substitués aux bateaux. Ils restaient encore le problème de la traduction de mot imprévu et de nom de personne ou de lieu. Ils décidèrent en communs de créer un alphabet pour épeler les mots difficiles.
 
Le fait que ce code est été un déchiffrable est qu'il n'avait aucun lien avec une quelconque langue européennes ou asiatique. Un verbe par exemple n'est pas conjugué seulement en accord avec son sujet, mais aussi avec son complément d'objet.
 
La terminaison du verbe dépend de la catégorie à laquelle appartient son complément d'objet : long (une pipe, un crayon), souple et flexible (à serpent, une dernière), granuleux (le sucre, le sel).
 
On incorpore aussi les adverbes dans le verbe, et on prend en compte si la personne qui parle a expérimenté elle-même ce qu'elle dit ou si elle ne l'a appris que par ouï-dire. Finalement, un simple verbe peut valoir toute une phrase, ce qui rend impossible, pour des étrangers, d'en saisir la signification.

En tout, 420 Navajos étaient employés au code. Bien que leur bravoure au combat fût reconnue, leur rôle particulier pour la sécurité des communications était un secret militaire.
 
Ce n'est qu'en 1968 que le code navajo fut libéré du secret et, l'année suivante, les radios codeurs se retrouvèrent pour la première fois.
 
Puis, en 1982, le gouvernement américain institua en leur honneur, à la date du 14 août, la journée nationale des radios codeurs navajos. Le plus grand hommage qu'on puisse leur rendre est de rappeler que c'est l'un des rares codes de l'histoire à n'avoir jamais été brisé.

 

 

On les appelais"Windtalkers", les fils du vent

 

La terre pour visage

La terre pour visage - CHEF DAN GEORGE -

 

Bien des saisons ont fui depuis ce temps où j'avais des bras puissants, des jambes agiles; mon dos était droit alors et mes yeux valaient ceux de l'aigle. En regardant mon visage, les gens ne voyaient rien d'autre que le visage d'un Indien sans nom. Peu d'hommes m'appelaient frère. Mon visage ne leur inspirait pas l'envie de me connaitre, car c'était le visage d'un Indien. Pourtant à cette époque, mon visage était connu. Connu de l'écureuil, qui sursautait au craquement d'une brindille, sous mon pas, lorsque je marchais dans les bois. Du porc-épic, posté au faîte de l'arbre, qui me voyait passer tout en bas. Du grand corbeau qui annonçait en coassant ma venue aux autres animaux. Du renard, qui venait chaparder dans ma cache à nourriture et du castor, qui me regardait installer mes piéges. Connu de l'ours dont la tanière était cachée au milieu de la forêt où se dressait ma cabane. Du héron qui ma enseigné la patience lorsque j'était en quête de nourriture. De la fauvette dont le chant remplissait mon coeur de joie. Du vent qui m'apportait les messages d'autres plantes et d'autres animaux. De la pluie qui alimentait le ruisseau où je venais me désaltérer, jour aprés jour. Des lacs,dont les eaux se confondaient avec le ciel, symbole de liberté pour toutes les créatures.....

 

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Méditation

 

Les Indiens d'Amérique en général, et les Creeks en particulier, ne considèrent pas la mort comme la fin de la vie mais bien comme le berceau d'où surgissait une nouvelle naissance.

Le noir manifeste toutes les couleurs à la fois et les corbeaux incarnent la présence de l'esprit de mort en toutes créatures. Avoir la vision du noir - de la plume de la mort -, c'est voir en songe le passage d'un ennemi de cette vie-ci dans une autre vie. Au corbeau est associée la couleur de la nuit car celle-ci suspend la vie en attendant que perce l'aurore. Corbeaux et corneilles sont intégrés à la cosmologie amérindienne car ce sont tous deux des purificateurs de "l'image négative" de la mort : ils mangent les charognes. Les Creeks avaient recours à un vomitif de couleur noire connu pour ses vertus purificatrices à l'instar de celle de la plume de corbeau.

Le bleu est la couleur du ciel et des eaux qui nourrissent et fécondent la terre - eaux des lacs, des rivières et des pluies. Il témoigne de la présence du pôle féminin, de l'essence de la féminité qui donne la vie, du yin. A l'eau bleue on associe le rituel de l'éveil, de l'homme re-né : le bain dans l'eau bleue est le bain du baptême. Si les Creeks savaient qu'une plume noire sur la tête d'un ennemi l'endormait et le tuait symboliquement, ils n'ignoraient pas qu'une plume bleue ferait revivre l'esprit de celui que la couleur noire avait ensorcelé. Le geai bleu, cousin du corbeau au royaume des ombres, possède quant à lui une autre facette : plein de vie, il porte sur les nerfs de qui ne vit pas pleinement....

 

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COMMENT LE CORBEAU EST DEVENU NOIR -

Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre.

Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.

 

Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait.

 

A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis et se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde

 

« Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! ».

 

En les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim

 

Les indiens se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef.

 

Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci :

 

« il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim ».

 

Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant :

 

« mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc ».

 

Ainsi déguisé en bison, le jeune indien se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter.

 

Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention....

 


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L'indien et le poup

 
Kwei Kwei (bienvenue)
 

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La complicité qui unit le loup et l'Indien leur a valu de subir des traitements semblables de la part des occidentaux. Leurs liens fraternels en ont fait avant tout des frères de douleur.  

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Plus longtemps que nous, les Indiens ont gardé un mode de vie semblable à celui du loup, c’est-à-dire en clans nomades vivant de chasse, de pêche et de cueillette. A vrai dire, c'est pour l'éternité que les Indiens ont juré fidélité à un système proche de la nature. En plus d'être durable pour eux-mêmes, celui-ci respecte aussi bien la Terre et ses ressources que chacun des êtres vivants et assure à la nature toute entière une survie saine et complète. L'Indien remplit humblement le rôle qui est le sien, celui de grand prédateur, au même titre que le loup, son frère. C'est pourquoi le loup est toujours resté un ami et un « maître des chasses » aussi respecté que la nature qu’il chérit. Mais cette belle complicité et son équilibre de vie ont été brisés ensemble au cours de la colonisation. Aujourd'hui encore, c'est dans cette douleur que le loup et l'Indien sont le plus souvent réunis

 

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Le loup, père du savoir indien

Chez de nombreux Indiens, notamment parmi les populations de la côte pacifique nord-ouest du Canada, le rituel du loup est l’initiation qu’empruntent les enfants pour devenir hommes. Le « klukwana », la danse du loup, est un rituel qui ouvre la saison sacrée de l’hiver où les hommes entrent en communication avec les esprits. C’est durant cette période que les enfants et les novices recevaient le savoir des ancêtres sous forme d’"histoires sacrées" - le mot « mythe » a une connotation péjorative dans nos cultures de la rationalité. Ils apprendront tout ce que le loup a transmis aux fondateurs de leur tribu à travers la force et le courage, ou les pas et les chants que les danseurs, masqués à l’image de l’animal, exécutent en son honneur.

 

Mais, plus généralement, toutes les tribus indiennes ont un grand respect du loup avec qui elles partagent un mode de vie respectueux des équilibres naturels et un rôle primordial dans cet équilibre. Le loup inspire l'homme par son mode de vie et ses techniques de chasse. La solidarité d'un clan n'est pas différente de la fraternité d'une tribu. Le rôle de grand prédateur nécessite un grand savoir. Les Indiens ont su écouter, observer et prendre exemple.

 

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L'Indien, cest l'homme : l'égal du loup

Chez les Indiens Pawnee, l’identification est particulièrement forte. Dans leur langage, les mots « loup » et « homme », sont identiques, c’est-à-dire « pawnee ». Mais partout, l’Indien se lie à l’animal qu’il respecte et prend en exemple. Il est le modèle du chasseur dont ils revêtaient la peau pour réussir l’approche du gibier, le modèle du guerrier, dont la force et l’ardeur au combat sont sans égales. Mais le loup est aussi une référence d’un point de vue social, dans les rapports au sein du clan ou vis-à-vis de l’éducation des petits. De ces rapports transparaît humanité que seules les représentations idéalisées de l’homme sont en mesure de nous faire entrevoir.

 

Bien plus qu'une "vénération", c'est un profond respect qui habite l'Indien à l'égard du loup. L'inverse est probablement vrai également. Plusieurs tribus ont, en effet, uni "le loup et l'Indien", d'égal à égal. Mais toutes partagent cette vision car l'un et l'autre envisagent chaque créature de l'univers comme partie d'un tout.

 

 

De même, l'homme occidental (son ancêtre) a, lui aussi, vénéré le loup en son temps, avant qu'il ne renonce à son mode de vie. Ses rapports avec le loup ont changé du tout au tout lorsqu'il cessa de chasser pour élever du bétail. Les liens qui l'unissaient auparavant au loup étaient très semblables à ceux qui ont toujours uni le loup et l'Indien. C'était bien avant que certains ne parlent d'une "priorité à l'Homme

 

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Le loup et l'indien: frères de douleur

Un élément majeur rapproche encore l’Indien et le loup : la colonisation. Leurs destinées ont forcément été liées par les colons dans leur conquête de territoire. Les Indiens doivent être expulsés car ils n’ont pas su exploiter la terre, comme la Bible le commande. Le loup, on le sait, a déjà été déclaré nuisible dans cette perspective. Ici, bien plus qu'une espèce, c'est un mode de vie commun au loup et à l'Indien que l'on entendait détruire. Au nom de quoi ? D'un dieu, dit-on, mais aussi d'une prétendue incompatibilité entre deux modes de vie

 

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De plus, malheureusement pour lui, le loup est assimilé à l’ennemi, l'Indien, avec qui il entretient de bons rapports. En contrepartie, en tant que symbole du mal, il n’a pas joué, non plus, en faveur de l’Indien. C’est donc un double génocide qui peut commencer au nom de l’Eglise, par un peuple élu et, de surcroît, sur la Terre Promise. Dans le prolongement de cette mission divine, bientôt, il aura le Monde entre les mains.

   

Le combat sera encore long avant que loup et Indien retrouvent une place sur leurs terres d'origine.

 

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Bienvenue à Kanehsatà:

Shé:kon( bienvenu)


Wa’tkwanón:weron tsi ensewatéweienhste nonkwawén:na Kanien’kéha ne Kanehsatà:ke. Iakhihretsá:rons ne onkwaksata’okón:’a ahontéweienhste ahontá:ti nonkwawén:na ne iethihsothokon’kénhen tionkhiiá:wi.

Kakwenienhstahtsherá:kon teiakhinonhwerá:tons tsi niía:kon iakoió’te aienónhstate nonkwawén:na tsi ní:ioht ne iethihsothó:kon, iakotirihonnién:ni, ionkhiien’okón:’a, tánon sénha ne ratiksa’okón:’a ne ronteweiénhstha aóhskon Kanien’kéha.

Ne ó:ni teiakhinonhwerá:tons ne First Nations Cultural Foundation tsi wa’tiakwaié:na ne tsi tewa’á:raton aiakwáta nonkwawén:na ne FirstVoices.com nón:we. Ne ne onkwahskanéktshera naiakoié:nawa’se’ nontionkwe’ta’ó:kon ahontá:ti ne raotiwén:na.

Ne Tiohtià:ke entionhtén:ti, 60 kilometers é:neken nonkwá:ti ne othorè:ke non kanakerahserá:ien ne Kanehsatà:ke. Wahón:nise sikatátie tsi ratiienthohskó:wa ne Kanien’kehá:ka tánon ne ótía’ke ne Iroquois nahonnonhontsó:ten. Ken’ shahón:newe ne Ohontsakaionhró:non, Iroquois raotiienthóhsera ne wa’akohshnié:non nahonnonhnhétie.

Ka’k non 1600 niiá:kon nakwé:kon, tánon ka’k non ne 1000 niiá:kon Kanehsatà:ke ie’terón:ton. 250 niiá:kon iakoio’ténion ne kanakerahserá:kon, ne ronwatiio’ténhse ne ratitsénhaiens tánon ne ótia’ke iakoterihwatentiá:ton ronwatíhnhas, ótia’ke ákte’ nónwe iakio’ténion.

Sha’tka’nikonhrharáhta’ne ne 1990 siiohserá:te wa’kahsennowáhnha ne Kanehsatà:ke, thó:ne tontonterihwakétsko tsi nonkwá ne ‘ontionhóntsa.

Tsi nón:wa non ne onen’tó:kon í:ken, kwah nek ne o’nehsarónhkwa kén:ne ne wahón:nise. Ne 1800 siwathá:wi, iakhihsothokon’kénhen onèn:ta wahatirontaienthóhseron, ne ne taka:tahste naontká:non tsi ionehsáhere ne o’nehsarónhkwa.

Tha’tekaténion tsi ní:io tsi ratihiá:tonskwe ne Kanehsatà:ke. Tsi iá:we ó:nen iakwahiá:ton nonkwawén:na, tánon tsi tekatokénston tsi iehiá:tons, ken’ní:io tsi iehiá:tons ne “Kanehsatà:ke” ne tkaié:ri ne “h” í:kare.

Tha’tekaténion ó:ni tsi ní:io tsi tehatiwennathé:thahkwe tsi nahó:ten kén:tons ne Kanehsatà:ke (ohén;ton ne sahatirontaiéntho nonèn:ta), nó:nen se’s ioráhkote, tánon tóka’ Kanà:tso Kanientaratátie sathonwahrehhátie, kwah ne ne iáken ka’nhéksaton se’s tsi niió:re ne onón:takon; tokaní’ í:non niió:re ne Kanà:tso tsi Kanientaratátie entehsatkahtho, kwah iáken ne ne io’nehsáhere tsi io’nehsaronhkwahrónnion. Ne ká:ti, “Kanehsatà:ke tsi ia’tewahsí:taien”. Ne ki’ aorí:wa tsi Kanehsatà:ke konwá:ia’ts ne onkwanakeráhsera.

Kanien’kehá:ka na’akwaia’tó:ten, ne ken:ton ne “Ohnien’karehró:non. Ohna’kén:ke Mohawk wa’onkhiná:tonhkwe’. Ne ni’ iakwarákwas ne tkahsennaié:ri tsi aionkhiná:tonhkwe, ne ne onkwahsén:na “Kanien’kehá:ka.

 

 

 

Shé:kon,
Bienvenue à Kanehsatà:

 

Kanehsatà:ke est une communauté Kanien’kéha (mohawk) située soixante kilomètres au Nord-Ouest de Montréal.

Historiquement, le peuple Kanien`kehà:ka et autres nations iroquoises ont été reconnus pour leur expertise de l’agriculture. À l’époque des premiers contacts européens, ce sont les récoltes iroquoises qui ont aidé les nouveaux arrivants à survivre dans ce climat et ce territoire ardus.

Aujourd’hui, la communauté a une population d’environ 1600 membres dont environ 1000 personnes vivent sur le territoire. Approximativement, 250 personnes sont employées localement par le Conseil de bande et par des entreprises privées et d’autres travaillent à l’extérieur du territoire.

La communauté est entrée dans l’Histoire en 1990, par la crise d’Oka, quand une impasse entre les Mohawks et des entrepreneurs non-autochtones initia un débat national sur les droits autochtones et négociations territoriales.

  Historiquement, le peuple Kanien`kehà:ka et autres nations iroquoises ont été reconnus pour leur expertise de l’agriculture. À l’époque des premiers contacts européens, ce sont les récoltes iroquoises qui ont aidé les nouveaux arrivants à survivre dans ce climat et ce territoire ardus.

Aujourd’hui, la communauté a une population d’environ 1600 membres dont environ 1000 personnes vivent sur le territoire. Approximativement, 250 personnes sont employées localement par le Conseil de bande et par des entreprises privées et d’autres travaillent à l’extérieur du territoire

 

 


La communauté est entrée dans l’Histoire en 1990, par la crise d’Oka, quand une impasse entre les Mohawks et des entrepreneurs non-autochtones initia un débat national sur les droits autochtones et négociations territoriales.

Historiquement, notre célèbre pinède était seulement des dunes de sable. Dans les années 1800, nos ancêtres ont planté des pins afin d’arrêter l’érosion des dunes.

À travers l’histoire, l’épellation du mot Kanehsatà:ke a varié. Depuis que notre langue est devenue une langue écrite et qu’un système d’écriture standardisé a été développé, la manière correcte d’épeler «Kanehsatà:ke» est avec un «h».

 

La signification a également eu différentes interprétations mais une majorité est d’accord avec le concept ou la description (avant que les pins soient plantés) que par un beau jour de soleil sur la rivière Ottawa, le sable dansa avec brillance en provenance du soleil; ou lorsque vu de la rivière Ottawa, les dunes de sables avaient l’air de neige gelée ou de neige en croûte. De là, «au pied du sable croustillant». C’est pourquoi le nom de notre communauté Kanesatà:ke veut dire au pied de la colline de sable

 

 

Le nom de notre nation est Kanien’kehà:ka, ce qui veut dire «les gens de la nation du silex.». Plus tard, on nous a appelé les Mohawks. Nous préférons toutefois être appelés par notre nom propre, Kanien’kehà:ka.

 

Famille linguistique
Kanien'kéha (Mohawk)

 

Pays
Canada

Région
Kanehsatake, Quebec

Nbre de mots

510

nbr d'expressions

246

 

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Mohawks de la vallée du Saint-Laurent

Mohawks de la vallée du Saint-Laurent
 
 
À partir de la fin des années 1660, quelques centaines d'Iroquois, principalement de la nation mohawk, s'installent dans la région de Montréal. La plupart d'entre eux sont convertis au catholicisme ou sont en voie de l'être. Cette migration est encouragée par les autorités françaises, qui espèrent ainsi limiter les risques d'attaques iroquoises contre la colonie laurentienne. Trois communautés mohawks naîtront de cette migration: Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne. Avant la conquête de la Nouvelle-France (1760), les Mohawks de la vallée du Saint-Laurent sont considérés comme de précieux alliés militaires des Français, ce qui ne les empêche toutefois pas d'entretenir des rapports réguliers avec la ligue des Cinq-Nations iroquoises et avec les Anglais de la colonie de New York.

Kahnawake, qui accueille le grand feu des Sept-Nations du Canada, est alors un centre important de la diplomatie amérindienne. Il conserve ce rôle pendant quelques décennies après la conquête de la Nouvelle-France, alors que les Mohawks s'allient aux Britanniques. En 1840, la population iroquoise de la vallée du Saint-Laurent s'éleve à environ 2400 personnes, le village de Kahnawake étant le plus populeux, avec près de 1500 personnes.

C'est au milieu du XVIIIe siècle que l'allure des villages iroquois de la vallée du Saint-Laurent commença à changer, les maisons longues traditionnelles cédant la place à des habitations semblables à celles des Canadiens. La culture du maïs demeure toutefois une activité de subsistance importante et, encore au milieu du XIXe siècle, elle est surtout l'affaire des femmes. Chaque année, les hommes consacrent plusieurs semaines à la chasse, qu'ils pratiquent surtout au sud du Saint-Laurent. Au XIXe siècle, ces activités deviennent toutefois de plus en plus difficiles, en raison de la progression rapide de la colonisation au sud du Saint-Laurent. À la même époque, plusieurs Mohawks s'engagent sur différents chantiers de construction, où leurs talents pour les travaux en hauteur leur valent très vite une grande renommée. Les Mohawks vivent aujourd'hui dans un environnement urbain et semi-urbain. Avec plus de 130 000 personnes, ils forment la nation amérindienne la plus populeuse du Québec.

 

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La piste des larmes

1838 - La piste des larmes

Sur la piste des larmes , en 1838, une colonne de Cherokees accablés fait route vers l’Ouest, gardée par des soldats des Etats-Unis, en tuniques bleues. La déportation se fit pendant 1750 km, la marche fut tenue jusqu’à épuisement : sur 15000 indiens, 4000 moururent sur le bord du chemin. La marche vers l’Ouest fut marquée de nombreuses souffrances ; cependant les survivants réussirent à refaire leur vie sur le nouveau territoire en Caroline du Nord.

Chassés de leurs territoires montagnards par le gouvernement fédéral , les Cherokees et les principales tribus du Sud- Est furent contraints d’émigrer vers une région faiblement peuplée du territoire indien, l’Oklahoma actuel. Pendant des années, les Cherokees combattirent devant les tribunaux fédéraux la politique de déplacement des Indiens, mais en vain.

Depuis longtemps déjà ceux qu’on appelai les "cinq nations civilisées" avaient quitté le sentier de la guerre et vivaient pacifiquements. Ces cinq nations étaient :
- Les Tsalagi (Cherokee)
- Les Chickasaw
- Les Choctow
- Les Séminole
- Les Muscogee (Creek)

Ces cinq nations formaient entre elles une Confédération d’Etats sans liens étroits. Et avaient toutes déjà céder une grandes parties de leurs terres ancestrales aux blancs.

Les membres de ces cinq nations étaient pour la plupart des agriculteurs et des artisans, il vivaient dans une certaine aisance et faisaient pleinement confiance au gouvernement des Etats Unis qui avait conclu avec eux des traites destinés à leur assurer la paix et la protection pour l’avenir. Intelligents et adroits, ils s’étaient bien adapter aux blancs, portant les mêmes vêtements qu’eux, utilisant les mêmes outils et construisant le même type de maisons. L’un d’entre eux, du nom de Sequoya, fils d’une indienne Cherokee et d’un blanc, inventa même un alphabet cherokee, qui permit à de nombreux membres de sa nations d’apprendre à lire et à écrire, on traduisit grâce à cet alphabet de nombreux livres en cherokee, ainsi en 1832, les Tsalagi auraient possédé plus de livres que n’en comptait la bibliothèque nationale de Philadelphie. Et, ce n’est que parce que seul la couleur de leurs peaux les différenciaient encore des blancs qu’on leur avait donné le nom de "cinq nations civilisées".

Autre chose les différenciés cependant des blancs, ces cinq nations étaient fondamentalement opposées à l’esclavage, et chaque fois qu’un esclave noir en fuite réussissait à rejoindre un de leur village, ils lui offraient un refuge sur. Ni l’appât des fortes primes, ni les menaces ne les décidés à livrer leurs protégés.

Ces dans ces conditions que le général Andrew Jackson fût élu en 1829 à la présidence des Etats Unis. Dans son message d’introduction au Congrès, le président Jackson recommenda de prendre les terres des "cinq nations civilisées" dans les états du Sud-Kentucky, de Géorgie, d’Alabama et de Floride et de leur donner en échange des terres à l’ouest du Mississippi. Le congrès, en accord avec cette recommandation du président, vota le 28 mai 1830 "l’Indian Removal Act" qui décida de la déportation de ces cinq nations. Cette loi correspondait à un arrêt de mort pour tout ces peuples. Pour pouvoir rendre cette loi légale vis à vis des traités que le gouvernement avait conclu avec les indiens, on accusa les différentes nations de vols répétés et prémédités des biens des planteurs blancs. Ces vols concernaient les nombreux esclaves noirs qui avaient trouvé refuges auprès des Indiens et que ceux ci refusaient de livrer aux blancs.

De 1835 a 1837, les blancs menèrent une véritable guerre d’extermination, tout d’abord contre les Creeks en Alabama et contre les Séminoles en Floride. Puis le gouvernement décida purement et simplement de déporter les membres des cinq nations civilisées vers ce qu’on allai appelé les terres indiennes.

Les Tsalagi (Cherokee) furent les premières victimes de cette déportation. Le gouvernement envoya le général Winfried Scott à la tête de sept mille soldats dans le Sud-Est. Les Cherokee, pris par surprise, ne furent pas en mesure de résister longtemps. Après une brèves lutte, on regroupa les survivants dans un camp de concentration en attendant de les déporter vers l’Ouest.

En 1838, sous escorte de l’armée, le reste des Tsalagi prend le chemin des déserts de l’Oklahoma, plus de quatre mille hommes, femmes et enfants succomberont durant le voyage, ce fut la "PISTE DES LARMES". Le sort des quatres autres nations de tardât pas à rejoindre celui des Cherokee, seul une toute petite partie des Séminole réussi à échapper à la déportation en s’enfonçant dans les régions marécageuses et inaccessibles des Everglades, jusqu’à ce jour, ils n’ont signé aucun traité de paix avec les blancs.

 

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12月26日

L'Indienne solitaire

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L'indienne solitaire

L’Indienne que je suis aime la liberté,
Que ce soit l’hiver, ou bien l’été;
Fille de la Terre et du Ciel,
Aimant le pur, le naturel, fuyant l’artificiel.
J’aime mon lit qui est ma terre,
Je remercie les sources qui me désaltèrent
Aimant le ciel, ma très belle couverture
Qui distribue pluie, soleil à toutes les créatures.
Je vais chantant à la nuit brune,
La beauté du soleil, de la lune;
J’admire la fragile et fine beauté des fleurs,
Qu’en une délicate voltige, mes doigts effleurent.
Je connais le langage mystérieux des plantes,
Certaines soignent, guérissent, mais attention aux méchantes
Canyons, Vallées, et les grandes forêts profondes,
Voilà, mon beau, simple et naturel monde.
Là où le Peuple animal vit heureux,
A mon approche, il n’est jamais peureux;
Oui, je retourne parmi le peuple Indien !
Le peuple Cheyenne, qui est le mien !
 
 
Les grands canyons se dressaient toujours fièrement,
Vers, Tunhassila, le firmament
Un vent léger jouait avec mes franges,
Mes longs cheveux, avec elles faisaient des mélanges
J’étais arrivée sur un haut plateau
C’était un bel après-midi assez tôt
De là j’aperçus la fumée des Tipis
De cette hauteur ils semblaient si petits,
J’entendais à peine, le rythme des tambours,
La cadence joyeuse, de leurs bruits sourds.
Je buvais de nouveau l’eau vive et pure,
Qui serpentait et chantait en pleine nature.
Mes légers mocassins, souplement foulaient le sol,
Fièrement, mon ami l’aigle prenait son envol !
Je humais toutes ses odeurs fines de fleurs,
Mon cœur joyeux battait fortement de bonheur.
J’avais retrouvé la ais de mes ancêtres,
Dans cette vallée qui m’a vu naître

Citation

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Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d'effort et de volonté,

mais réside là, tout près, dans la détente et l'abandon.

Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire.

Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance parce qu'il

n'a aucune réalité. Ne t'y attache pas. Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul, s'élever et retomber, sans rien

changer,et tout s'évanouit et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C'est comme un arc-en-ciel qu'on poursuit sans jamais le rattraper.

Parce qu'il n'existe pas, qu'il a toujours été là et t'accompagne à

chaque instant. Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou

mauvaises, elles sont comme des arcs-en-ciel. A vouloir saisir

l'insaisissable, on s'épuise en vain. Dès lors qu'on relâche cette

saisie, l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable. Alors,

profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus. Ne va pas

chercher dans la jungle inextricable l'éléphant qui est

tranquillement à la maison. Rien à faire. Rien à forcer. Rien à vouloir.

Et tout s'accomplit spontanément...  

- Lama Guendune Rinpotché -

Qui est le sauvage

Les amérindiens




Qui est le “sauvage” ?
Celui qui dit : « Notre conception de la Terre Mère comme une entité vivante qui doit être respectée, notre perception de l'eau comme étant sacrée pour tous les êtres vivants et la marque de notre respect à l'égard de tout ce qui vit sur cette terre et à quoi nous sommes liés, sont toutes des valeurs tribales… »
ou bien celui qui impose, sur le territoire de ces indiens, l’implantation d’un réservoir souterrain de stockage de produits par injection, de plusieurs incinérateurs de déchets toxiques, l’installation d’un élevage en batterie de porcs en passe de devenir le plus important de la planète ! Ce qui entraîne le déversement d'immondices aux substances toxiques dans quelques 33 lacs souterrains couvrant plusieurs centaines d'hectares de terre vierge.

Oui, les terres indiennes sont en passe de devenir les dépotoirs de l'Amérique.

Intéressons-nous de plus près, grâce à ce site, à ces Indiens dont nous ne connaissons l’histoire qu’à travers ces films hollywoodiens qui ont toujours cherché à mettre en valeur les oppresseurs et à nous faire croire à la prétendue férocité des opprimés, quand il ne s’agissait pas de les considérer comme des primates sans culture.

Il est temps de leur rendre la dignité qui leur revient en ne restant pas indifférents à ces nouveaux fléaux qui leur sont imposés.

En visitant ce site plein d’humour et joliment illustré, vous en saurez plus sur leur culture à travers des poèmes, des contes, des paroles de sagesse, des livres :

« L'héritage spirituel des indiens d'Amérique est toujours là - il n'a pas été perdu. Je suis persuadé que le feu spirituel continue de brûler, et qu'il invite l'Amérique, et à travers elle le monde entier, à s'en approcher, à écouter, à apprendre, à profiter de sa chaleur et de ses bienfaits. Moi-même, en tant qu'Indien conscient des réalités spirituelles, je suis convaincu que le temps est venu de me tourner vers mes sœurs et mes frères blancs, et d'offrir en partage à tous ceux qui le désirent ce que nous, les premiers habitants de cette terre, nous possédons encore. Il est grand temps que le rideau en peau de daim soit ouvert. C'est le moment, je le sais. »
Eddie Benton-Banai
Grand Chef objibway de la Société des Trois-Feux et éducateur à la Red School House

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6月15日

Soutien à Léonard Peltier

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Léonard Peltier 

En 1975, Leonard Peltier, activiste d'origine Lakota-Chippewa, fut accusé de meurtre de deux agent du FBI. A l'issue d'un procès qui fit l'objet de manipulations de témoins, de falsifications de pièces à conviction, de dissimulation d'éléments du dossier d'instruction, Peltier fut condamné à la prison à vie, deux fois. A ce jour, tous ses recours juridiques ayant été épuisés et sa grâce rejetée par l'ex-président Clinton, ses avocats n'ont pourtant toujours pas accès aux archives du FBI relatives à l'enquête

Nelson Mandela, le dalaï lama, Rigoberta Menchu Tum, l'archevêque Desmond Tutu, Jose Ramos Horta, Mearaid Maguire, Betty Williams, tous prix Nobel de la Paix, soutiennent activement Léonard Peltier, comme le font de nombreuses autres personnalités à travers le monde dont Coretta Scott King, veuve du révérend Martin Luther King Jr. les écrivains Sherman Alexie, Vine Deloria, Peter Matthiessen et les acteurs et réalisateurs Peter Coyote, Danny Glover, Whoopy Goldberg, Robert Redford, Steven Seagal, Oliver Stone, Barbara Streisand font également partie de ceux qui militent pour la libération de Leonard Peltier.

Reconnu comme "prisonnier politique" par Amnesty International et par la Fédération internationale des droits de l'homme, Leonard Peltier entamait en février 2007 sa trente deuxième année d'incarcération.

Personnalités, institutions, associations soutenant le mouvement de Libération pour Léonard Peltier

Nelson Mandela
Amnesty International
The Dalai Lama
Rigoberta Menchu
Danielle Mitterand
Rep. John Conyers
Rep. Connie Morella
Rep. Gary Studds
Lou Diamond Phillips
The European Parliament
The Oglala Nation
Bishop Desmond Tutu
Sen. Daniel Inouye
Sen. Paul Wellstone
The Belgian Parliament
Assembly of First Nations
Rep. Joseph Kennedy
Rep. William Clay
Peter Matthiessen
Wynona Ryder
Mother Teresa
Robert Redford
Kris Khristofferson
Robbie Robertson
Rodney Grant
Steve Allen
Willie Nelson Oliver Stone
Steven Van Zandt
Buffy Ste. Marie
Floyd Westerman
Rodney Grant
David Soul
Peter Coyote
Val Kilmer
Michael Apted
Whoopi Goldberg
Wayquay
Ed Asner
Ambassador Bill Richardson
Sen. Ben Nighthorse Campbell
Nat'l Congress of American Indians
World Council of Churches
Kennedy Center for Human Rights
Nat'l Assoc. of Christians and Jews
Rage Against the Machine
Human Rights Commission of Spain
National Association of Criminal Defense Lawyers
Ramsey Clark, Former Attorney General
Warren Allmand of the Canadian Parliament
Association Indian Spirit
Comité Francophone pour la Libération de Léonard Peltier
C.O.S.I.M.A.P.P.

 

Arrestation de Léonard Peltier

 

 

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Au début des années 70, le gouvernement américain entreprend de destabiliser et neutraliser l'Américan Indian Movement (AIM)

 

Amnesty International considère Peltier comme un prisonnier politique dont les recours pour obtenir une réparation légale ont tous été épuisés. Le gouvernement des États-Unis a rejeté à plusieurs reprises les demandes d'un réexamen officiel. Amnesty International reconnait qu'un nouveau procès n'est plus une option possible et est convaincu que Peltier devrait être libéré immédiatement et sans condition. ”

Déclaration faite par Amnesty International
le 16 avril 1999, à Minneapolis (Minnesota - USA)

 

   Le 6 février 2003 a marqué l'entrée dans la 28ème année d'incarcération arbitraire de Leonard Peltier. L’ex-président Bill Clinton n'a pas eu le courage de lui rendre sa liberté en évitant de lui accorder une grâce le dernier jour de son mandat présidentiel. Il n'a même pas daigné faire la moindre déclaration à ce sujet. Suite à cet échec, le Comité de défense de Leonard Peltier (LPDC) et ses avocats ont travaillé assidûment afin de définir un nouveau plan de bataille, et obtenir justice et liberté pour Peltier. Leonard a décidé de renoncer à lancer une nouvelle campagne pour l’obtention d’une grâce présidentielle. Il ne veut pas avoir à quémander sa liberté au nouveau président, Georges W. Bush, (l’un des plus grands exécuteurs dans les couloirs de la mort lorsqu’il était Gouverneur du Texas). La nouvelle stratégie se dirige sur les trois nouvelles actions judiciaires suivantes :

  • Les avocats de Peltier ont déposé une nouvelle plainte dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA), pour obtenir la déclassification de plus de 100 000 pages sur cette affaire, qui sont toujours classées par le FBI et la CIA pour de soi-disantes raisons de « sécurité nationale ». Le but de cette action est d’obtenir de nouvelles preuves. Ce qui permettrait de ramener le cas Peltier devant différentes cours de justice. Grâce à la persistance des avocats du LPDC, de membres du Congrès américains et des supporters de Leonard, le FBI a enfin concédé en juillet 2002 de remettre plus de 30 000 pages à la défense. L'équipe légale de Peltier est en train d' "éplucher" ces documents afin de pouvoir faire appel devant une Cour fédérale.
  • Le 4 juin 1999, les avocats Ramsey Clark, Carl Nadler et Lawrence Schilling ont déposé une assignation en Habeas Corpus devant une Cour fédérale à Topeka (Kansas) afin d'attaquer la Commission des libérations sur parole dans son refus d'examiner le cas de Leonard et de le renvoyer systématiquement à l'année 2008 alors même que cette commission est supposée être démentellée en 2004!
  • La dernière action en justice à été déposée, en avril 2002, dans le cadre du droit civil américain. Leonard Peltier et ses avocats ont décidé d’attaquer le FBI pour son rôle dans cette affaire depuis 1975. Cette plainte a pour but de faire condamner cette agence gouvernementale et d’empêcher le FBI et les procureurs du procès initial de continuer leurs malversations et leur travail de désinformation, à chaque fois qu’il est possible d’obtenir justice.


LPSG-France
Groupe de Soutien à Leonard Peltier - LPSG-France
c/o Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques - CSIA
21ter Rue Voltaire, F-75011 - France
Téléphone : +33 (0)1 43 73 05 80 - Fax : +33 (0)1 43 72 15 77 (attn CSIA/LPSG-France)
Email : lpsg-france@bigfoot.com

LPDC-International office
PO Box 583, KS 66044, USA
Téléphone : (785) 842-5774 - Fax : (785) 842-5796
Email : info@leonardpeltier.org
www.leonardpeltier.org


   

5月25日

Droits des femmes amérindiennes

 
 

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L E S   D R O I T S   D E S   A M É R I N D I E N N E S  (1968)
 
 
La Commission Bird (Archives de Radio-Canada.ca) a été l'occasion pour les Amérindiennes de rendre publiques les discriminations profondes dont elles sont victimes sous la Loi sur les Indiens qui régit les Premières Nations depuis 1869. Cette loi contient en effet un article qui pénalise les Amérindiennes qui épousent des non-Indiens : celles-ci perdent leur statut d'Indien, de même que leurs enfants, alors que l'inverse n'est pas vrai, car la conjointe blanche est intégrée à la réserve et les enfants bénéficient des droits et privilèges de leur père indien. Les femmes autochtones sont exclues de leur communauté et dépossédées de leurs biens. Cette loi leur est apparue comme un instrument de la politique d'assimilation du gouvernement fédéral. Les responsables des Premières Nations s'opposent à toute modification de la Loi sur les Indiens, qui pourrait être interprétée comme une brèche autorisant la réduction des "avantages" consentis aux populations autochtones. Les femmes sont donc discriminées par la loi et par les hommes de leurs nations respectives. En dépit de nombreuses modifications mineures, le statut des femmes autochtones est demeuré inchangé depuis un siècle. Les femmes mohawk de la réserve de Caughnawaka (aujourd'hui Kahnawake) présentent le tout premier mémoire qui aborde publiquement cette question. L'initiatrice de cette lutte, Mary Two-Axe Early, avait toutefois présenté ses doléances dès 1956, devant un Comité des Affaires indiennes.


Chère Madame Bird,

Le monde occidental est responsable de nombreux changements sociaux survenus dans les nations sous-développées. Les plus frappants étant probablement ceux qui ont trait à la situation des femmes au sein des nations où prévalaient auparavant d'anciennes coutumes discriminatoires à l'égard de la population féminine.

Au cours des dernières décennies, les femmes blanches de notre hémisphère ont obtenu des droits égaux à ceux des hommes dans divers domaines : héritage, droit de vote égal, égalité d'accès à l'emploi, avantages égaux en éducation et autres droits inaliénables. En tant que femmes indiennes d'Amérique du Nord résidant dans le même hémisphère, nous demandons que ces droits soient partagés avec nous.

Les injustices et atrocités liées au traitement des femmes indiennes mariées à des non-Indiens incluses dans la Loi sur les Indiens sont si nombreuses qu'il nous apparaît difficile de toutes les énumérer et de bien les expliquer. Seules celles qui revêtent une importance majeure seront donc abordées dans notre mémoire.

  1. Une femme non indienne qui épouse un membre de la bande obtient tous les droits et privilèges que son mari possède, tels que spécifiés dans la Loi sur les Indiens ou selon la tradition patriarcale récente. Elles peuvent voter sur les principaux enjeux régissant, affectant ou réglementant les actions, déplacements ou l'évolution de la bande, et peuvent également participer directement à l'élection d'un membre du Conseil de bande. Plus de 200 membres de la bande sont mariés à des femmes non indiennes, d'ascendance danoise, irlandaise, juive, française, noire, allemande, italienne, polonaise et anglaise. Selon nous, leur vote représente une menace inquiétante pour toute législation, projet de loi, amendement ou tout élément pouvant affecter notre statut au sein de la bande. Dans notre réserve, la population adulte en âge de voter est inférieure à 2.000 personnes. Cela, à notre avis, est discriminatoire puisque notre expérience au sein de la réserve devrait nous éclairer sur les questions les plus importantes pour le meilleur intérêt du peuple indien. Nous croyons donc que le droit de vote devrait nous être octroyé, tout comme les femmes non indiennes ont le droit de vote.

  2. Les enfants issus du mariage entre un homme membre de la bande et une non-Indienne disposent des pleins droits et privilèges de leur père. Ces enfants sont élevés par une non-Indienne, dans la langue, les coutumes, les mœurs, croyances et valeurs de non-Indiens. Ils ne sont pas adéquatement éduqués selon les coutumes, les traditions et la langue du peuple indien. Nous, les femmes, élevons nos enfants en les éduquant le mieux possible à la manière des Anciens. Nous croyons donc que nos enfants sont davantage indiens à cause de ces enseignements, de ces relations et de cet environnement. Par ailleurs, plusieurs enfants de femmes non indiennes, voulant s'identifier à leur mère, rejettent la culture indienne. Leurs pères sont souvent à des milles du foyer, travaillant dans des chantiers de construction, incapables de les influencer par aucune idée, aucun acte, parole ou pensée qui leur montrerait quoi que soit d'indien. Considérant les faits mentionnés, nous estimons que, puisque nos enfants ont été convenablement éduqués par la Mère, puisque les Mères, dans tous les groupes ethniques, éduquent leur progéniture, nos enfants devraient se voir reconnaître les mêmes droits. De plus, nous croyons que toutes les personnes dont il est prouvé qu'elles sont au moins un quart indiennes devraient avoir accès à ces droits inaliénables.

  3. Les Indiens du Canada ont droit à certains avantages pour leur éducation au niveau primaire, secondaire et universitaire. La femme indienne qui épouse un non-Indien perd ces privilèges importants, ce qui l'empêche souvent de poursuivre les études supérieures commencées lorsqu'elle était célibataire et considérée comme un membre de la bande. Les enfants des Indiennes mariées à des non-Indiens qui vivent sur notre réserve doivent voyager des milles par autobus matin et soir pour se rendre dans des écoles où les élèves se montrent hostiles à la présence de demi-Indiens qui envahissent leur domaine. Les femmes non indiennes mariées à des membres de la bande et leurs enfants ont droit à tous les avantages à tous les niveaux d'éducation. En outre, leurs enfants ne sont pas envoyés par autobus dans des écoles éloignées. Nous voulons que ces avantages en éducation soient étendus à nos enfants, comme à tous les enfants ayant un quart de sang indien. Aux États-Unis, le Secrétariat d'État a conclu des ententes avec des collèges et universités publics et privés, afin de donner accès à ces avantages à toutes les personnes ayant un quart de sang indien, peu importe leur lignée.

  4. Le droit de succession a été révisé dans la plupart des pays d'Occident afin de garantir des droits égaux aux femmes qui héritent de la propriété. Selon la Loi sur les Indiens, les femmes qui épousent quelqu'un qui n'est pas membre de la bande doivent alors vendre ou se défaire de leur propriété dans les 90 jours. Cette loi est préjudiciable puisqu'elle viole le droit naturel d'une femme d'user de sa propriété. Nous pensons que toute femme indienne devrait avoir le droit de garder ou de disposer des propriétés dont elle a hérité comme bon lui semble, tant et aussi longtemps que cette propriété demeure parmi la population ayant au moins un quart d'ascendance indienne. En outre, nous réclamons, pour nous et pour nos enfants, le droit d'hériter de la propriété au même titre que les Blancs. Cette section préjudiciable de la Loi sur les Indiens a été invoquée récemment pour harceler, menacer et intimider des femmes qui possédaient une propriété héritée de leurs ancêtres depuis des années, pour une période allant de 12 à 36 ans. Nous croyons que leur droit de nous expulser, nous les femmes, doit être annulé au nom des restrictions reconnues par un monde naturel. Nous exigeons les mêmes droits d'héritage que les hommes ainsi qu'une reconnaissance des droits des personnes ayant en leur possession certaines propriétés depuis une longue période de temps.
Sincèrement vôtre,

Mary Two-Axe Early

[Source : Fonds des mémoires soumis à la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada (Archives de Radio-Canada.ca), Archives publiques du Canada, notre traduction.]

REPÈRES :
1951 :
Adoption de la nouvelle Loi sur les Indiens
1960 :
Obtention du droit de vote au fédéral pour les Autochtones
1968 :
Création de Droits égaux pour Femmes indiennes avec Mary Two-Axe Early à sa tête
1969 :
Obtention du droit de vote au Québec par les Autochtones
1985 :
Dépôt du projet de loi fédéral C-31 sur le statut des Autochtones
1987 :
Michèle Rouleau, présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec
1992 :
Élection d'une première femme à la tête d'une nation autochtone au Canada

 

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5月22日

Chants et priéres

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Pieds nus sur la terre sacrée

chant iroquois



Nous rendons grâces à notre mère la terre, qui nous soutient.

Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l'eau.

Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies.

Nous rendons grâces au maïs et à ses soeurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie.

Nous rendons grâces aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits.

Nous rendons grâces au vent qui remue l'air et chasse les maladies.

Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du Soleil.

Nous rendons grâces à notre grand-père Hé-no, pour avoir protégé ses petits-enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie.

Nous rendons grâces au Soleil qui a regardé la terre d'un oeil bienfaisant.

Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.



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